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Les Sujets Principaux de Priere pour les Mouvements

Les Sujets Principaux de Priere pour les Mouvements

Par Shodankeh Johnson –

Un Mouvement d’Implantation d’Églises ne peut pas avoir lieu sans un mouvement de prière au préalable. Le peuple de Dieu a besoin de passer du temps dans la prière et dans le jeûne. Nous devons enseigner et former nos disciples à prier avec ferveur. Si nous espérons un quelconque succès parmi les non-atteints, nous avons besoin d’un ministère de prière et de disciples qui prient. La prière est le moteur d’un mouvement, et l’efficacité de la prière dépend souvent de savoir quoi demander.

Voici les douze principaux points de prière que nous utilisons dans notre mouvement en Afrique de l’Ouest.

Prier:

  1. Pour que Dieu envoie des ouvriers dans le champ de la moisson ; pour qu’il accroisse le nombre de ceux qui forment des disciples et qui intercèdent.

Il leur dit : « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson ». (Luc 10.2 Segond 21)

  1. Pour que Dieu touche le cœur des gens et les attire à Lui.

Saül aussi alla chez lui à Guibea, accompagné des hommes de valeur dont Dieu avait touché le cœur. (1 Samuel 10.26 Segond 21)

Jésus leur répondit : « Ne murmurez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous enseignés de Dieu. Ainsi donc, toute personne qui a entendu le Père et s’est laissé instruire vient à moi ». (Jean 6.43-45 Segond 21)

Le jour du sabbat, nous nous sommes rendus à l’extérieur de la ville, au bord d’une rivière où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis et avons parlé aux femmes qui étaient réunies. L’une d’elles s’appelait Lydie. C’était une marchande de pourpre originaire de la ville de Thyatire, qui craignait Dieu. Elle nous écoutait et le Seigneur a ouvert son cœur pour qu’elle soit attentive à ce que disait Paul. (Actes 16.13-14 Segond 21)

  1. Pour des portes ouvertes à l’évangile.

Priez en même temps pour nous : que Dieu nous ouvre une porte pour la parole afin que je puisse annoncer le mystère de Christ, à cause duquel je suis emprisonné, et que je le fasse connaître de la façon dont je dois en parler. (Colossiens 4.3-4 Segond 21)



  1. Pour trouver des personnes de paix.

Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : « Que la paix soit sur cette maison ! » Et s’il se trouve là un homme de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangez et buvez ce qu’on vous donnera, car l’ouvrier mérite son salaire. N’allez pas de maison en maison. (Luc 10.5-7 Segond 21)

  1. Pour que toutes les forteresses et tous les mensonges de l’ennemi soient détruits.

Si en effet nous vivons dans la réalité humaine, nous ne combattons pas de façon purement humaine. En effet, les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas humaines, mais elles sont puissantes, grâce à Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et tout obstacle qui s’élève avec orgueil contre la connaissance de Dieu, et nous faisons toute pensée prisonnière pour qu’elle obéisse à Christ. (2 Corinthiens 10.3-5 Segond 21)

  1. Que Dieu puisse accorder de l’audace dans la diffusion de l’évangile.

« Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance… ». Quand ils eurent prié, l’endroit où ils étaient rassemblés trembla ; ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. (Actes 4.29,31 Segond 21)

  1. Pour une onction fraîche et pour la puissance du Saint-Esprit sur ceux qui forment des disciples.

« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé proclamer la liberté pour les prisonniers et le rétablissement de la vue pour les aveugles, pour libérer les opprimés ». (Luc 4.18-19 Segond)

« Et voici que j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; quant à vous, restez dans la ville [de Jérusalem] jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. » (Luc 24.49 Segond 21)

« Mais vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1.8 Segond 21)

Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et du Saint-Esprit. (Actes 13.52 Segond 21)

  1. Pour une augmentation des signes, des prodiges et des miracles.

« Déploie ta puissance pour qu’il se produise des guérisons, des signes miraculeux et des prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus ! ». (Actes 4.30 Segond 21)

« Israélites, écoutez ces paroles ! Dieu vous a désigné Jésus de Nazareth en accomplissant par lui, au milieu de vous, des miracles, des prodiges et des signes, comme vous le savez vous-mêmes. » (Actes 2.22 Segond 21)

« En vérité, je vous le dis, quiconque croit en moi fera les œuvres que j’ai faites, et il en fera encore plus que celles-ci, car je vais au Père. » (Jean 14.12 Segond)

« Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi soit fondée non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. » (1 Corinthiens 2.4-5 Segond 21)

  1. Pour la protection des travailleurs sur le terrain.

Je vous envoie comme des brebis parmi les loups. Soyez donc aussi rusés que les serpents et aussi innocents que les colombes. (Matthieu 10.16 Segond)

Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi, et rien ne pourra vous nuire. » (Luc 10.18-19 Segond 21)

  1. Pour des ressources pour le travail à faire.

Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins conformément à sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. (Philippiens 4.19 Segond)

Dieu peut vous combler de toutes ses grâces afin que vous possédiez toujours à tout point de vue de quoi satisfaire à tous vos besoins et que vous ayez encore en abondance pour toute œuvre bonne. (2 Corinthiens 9.8 Segond 21)

  1. Pour que la multiplication conduise à des mouvements qui brûlent dans le cœur des gens.

« Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28.19-20 Segond 21)

La parole de Dieu se propageait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem et une grande foule de prêtres obéissaient à la foi. (Actes 6.7 Segond 21)

Dieu les bénit et leur dit : « Reproduisez-vous, devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la ! Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se déplace sur la terre ! » (Genèse 1.28 Segond 21)

  1. Pour les autres mouvements et autres faiseurs de disciples partout dans le monde.

Nous disons constamment à Dieu toute notre reconnaissance pour vous tous en faisant mention de vous dans nos prières. Nous nous rappelons sans cesse l’œuvre de votre foi, le travail de votre amour et la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père. (1 Thessaloniciens 1.2-3 Segond 21)

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Dynamiques et Défis Générationnels – 2eme Partie

Dynamiques et Défis Générationnels – 2eme Partie

Par Steve Smith et Stan Parks –

Dans la première partie, nous avons abordé la dynamique et les défis des deux premières étapes de la multiplication générationnelle de l’Église. La deuxième partie continue de discuter de ces dynamiques dans les étapes suivantes.

 

Étape 3: Un réseau en Expansion – Les Églises de 3e Génération qui Démarrent

 

  • Les églises Gen 1 et 2 sont solidement établies et grandissent.
  • Plusieurs groupes Gen 3 commencent avec certains groupes Gen 3 qui deviennent des églises.
  • Les principaux leaders sont vigoureusement identifiés, encadrés et reçoivent une formation de disciples.
  • Il y a un fort accent mis sur la santé du groupe multigénérationnel et le développement du leadership.
  • La plupart des mouvements utilisent des arbres générationnels qui montrent les enfants, les petits-enfants, les arrière-petits-enfants des églises.
  • On désire fortement voir des églises de «petits-enfants» (Gen 3) et on s’y concentre.
  • Une vision claire et des processus de groupe reproductibles sont utilisés à travers le réseau en expansion.
  • A tous les niveaux les leaders qui connaissent la culture locale partagent des témoignages de percées.
  • Des leaders qui connaissent la culture locale et qui ont une grande vision ont émergé et sont les catalyseurs clés.

 

Les Défis

 

  • Il y a des dirigeants qui se tournent toujours vers des gens de l’extérieur ou vers des chrétiens de Gén 0 pour obtenir des réponses plutôt que de les découvrir à partir des Écritures.
  • L’excitation suscitée par la 1re et la 2e Génération peut aveugler les dirigeants et les empêcher de travailler pour la 3e Gén et au-delà.
  • il manque certaines parties clés des réunions d’église. La formulation de la vision, la redevabilité et la formation des autres c’est ce qui fait la différence entre simplement parler de la Bible dans le groupe et vraiment grandir en tant que disciple et reproduire des disciples.
  • La vision est faible. La vision ne se transmet pas de génération en génération. Les premières générations ont une vision plus grande que les générations suivantes.
  • Tous les disciples dans le mouvement ou la plupart d’entre eux ne saisissent pas la vision pour se l’approprier.
  • La peur s’est installée et on essaie d’éviter la persécution.
  • Il y a un faible développement du leadership; besoin de développer des Timothée.
  • Un ADN de mouvement insuffisant chez les leaders / groupes peut freiner la croissance. Par exemple, il y a des groupes qui ne se reproduisent pas ou des dirigeants locaux qui ne grandissent pas dans leur appel et dans la supervision des autres générations et dirigeants.
  • Il arrive que le ou les accompagnateurs partent prématurément.

 

Étape 4: Un CPM qui émerge et les Églises de 4e Génération qui démarrent

 

  • On a des églises Gen 3 stables avec quelques groupes et églises Gen 4 ou même Gen 5, Gen 6.
  • Il y a un groupe croissant de dirigeants autochtones qui supervisent le mouvement.
  • Les dirigeants locaux et ceux qui accompagnent cherchent intentionnellement à reproduire l’ADN du mouvement dans toutes les générations.
  • Un ou plusieurs accompagnateurs jouent toujours un rôle clé dans le mentorat des principaux leaders.
  • il y a un développement intentionnel de réseaux de leadership (les dirigeants rencontrent d’autres dirigeants pour un soutien et un apprentissage mutuels).
  • On commence peut-être à susciter le travail dans de nouveaux endroits.
  • Les défis internes ou externes ont contribué à apporter maturité, persévérance, foi et croissance aux dirigeants et aux églises.
  • Si les mouvements parviennent aux églises Gen 3, ils parviennent généralement aux églises Gen 4.
  • Surmonter le défi consistant à partager le leadership tout en suscitant véritablement d’autres leaders.

 

Les Défis

 

  • Il y a un manque de vision pour aller au-delà de sa sphère naturelle (en dehors de sa propre langue / de son groupe de personnes).
  • il y a trop de dépendance envers un leader clé du mouvement.
  • La formation de niveau intermédiaire est incohérente ou mal ciblée.
  • Ne pas déplacer la priorité des étrangers vers les dirigeants locaux et atteindre de nouveaux segments de population.
  • Il y a un changement de leadership clé
  • Il y a saturation de la sphère naturelle (oikos) et pas encore de déménagement transculturel ou inter-régional.
  • On s’appuie sur des financements étrangers.
  • il y a des étrangers non liés au mouvement qui offrent des salaires aux dirigeants locaux
  • Il y a un manque de préparation par la connaissance des Écritures pour résister à l’influence des dirigeants chrétiens de l’extérieur qui veulent « corriger » leur théologie / ecclésiologie.

 

Étape 5: Un Mouvement d’Implantation d’Églises

 

  • On voit plusieurs flux d’églises de 4e Génération et plus qui se reproduisent de manière cohérente (Ceci est la définition officielle d’un CPM).
  • Ce stade est généralement atteint 3 à 5 ans après que les premières églises démarrent.
  • Généralement plus de 100 églises.

L’essentiel de la croissance est encore à venir mais les éléments ou processus fondamentaux de cette croissance soutenue ont été établis ou lancés.

Il y a idéalement quatre flux distincts ou plus.

  • Il y a idéalement une solide équipe dirigeante faite de croyants locaux qui mène le mouvement, avec le (s) accompagnateur (s) travaillant principalement avec l’équipe dirigeante.
  • Alors que les étapes 1 à 4 peuvent être vulnérables à un effondrement, les effondrements se produisent rarement à l’étape 5 (et au-delà).
  • Étant donné que la plus grande croissance des mouvements se produit aux étapes 6 et 7, il est important de continuer à former les leaders et à transmettre l’ADN de la vision et du mouvement à tous les niveaux.

 

Les Défis

 

  • Un CPM peut plafonner à ce stade si le développement du leadership est faible.
  • Ne pas avoir de méthode claire pour suivre et maintenir la santé dans toute génération de groupes.
  • Plus la croissance quantitative et qualitative est importante, plus les groupes chrétiens traditionnels de l’extérieur seront probablement motivés à offrir des fonds en échange d’un contrôle.
  • Ne pas continuer à démarrer de nouveaux flux.
  • Des accompagnateurs qui sont trop impliqués dans les prises de décision.

 

Étape 6: Un CPM Soutenu et en Expansion

 

  • C’est un réseau de leaders locaux avec une vision qui mène le mouvement avec peu ou pas de besoin de personnes extérieures et qui multiplie les leaders à tous les niveaux. 
  • Il y a une maturité spirituelle des leaders locaux.
  • Le mouvement se développe à la fois numériquement et spirituellement.
  • Il y a pénétration et expansion significatives dans tout le groupe de personnes.
  • Il y a suffisamment de flux, de dirigeants et d’églises pour être en mesure de trouver et d’affiner les meilleures pratiques pour aider à la croissance continue du mouvement.
  • Les églises stables Gen 5, Gen 6 et Gen 7+ dans plusieurs courants multiplient activement les groupes et les églises, l’ADN du mouvement étant reproduit dans toutes les générations.
  • Le mouvement a surmonté de gros défis internes et / ou externes.

 

Les Défis

 

  • Jusqu’à l’étape 5, les mouvements peuvent toujours ne pas être visibles mais, à l’étape 6, ils deviennent plus connus et les piloter peut présenter des défis.
  • Cette visibilité peut conduire à l’opposition des églises / dénominations traditionnelles.
  • Cette visibilité peut également conduire à une persécution accrue qui parfois vise des principaux dirigeants
  • Les réseaux de leadership doivent continuer à s’étendre pour suivre l’expansion du ministère.
  • Il y a nécessité de continuer à utiliser judicieusement les financements internes et externes.
  • La croissance au stade 6 peut être importante mais elle est généralement limitée à un groupe de personnes ou à un noyau de personnes. Pour arriver à l’étape 7, il faut souvent une vision et une formation spéciales pour amener un mouvement à passer à de nouveaux groupes de personnes et régions.

 

Étape 7: Un CPM multiplicateur

 

  • Le CPM est généralement un catalyseur à la fois organique et intentionnel de CPM dans d’autres groupes de personnes et / ou régions.
  • Le CPM est devenu un mouvement qui multiplie de nouveaux mouvements. Telle devrait être la vision finale pour tous les accompagnateurs lorsqu’ils commencent leur travail à l’étape 1.
  • Les chefs de mouvement adoptent une vision plus large pour accomplir la Grande Commission dans toute leur région ou leur groupe religieux.
  • Les chefs de mouvement développent des formations et des ressources en équipement pour aider à démarrer d’autres mouvements.
  • Il y a généralement plus de 5 000 églises.

 

Les Défis

 

  • Les leaders de l’étape 7 doivent apprendre comment équiper et envoyer les autres à franchir efficacement les cultures.
  • Il est important d’apprendre comment développer des leaders de mouvement qui ne dépendent pas des leaders originaux du CPM.
  • Diriger un réseau de mouvements multiplicateurs est un rôle très rare. Cela nécessite des relations et un apprentissage mutuel avec d’autres leaders de l’extérieur de l’étape 7.
  • Les dirigeants de l’étape 7 ont beaucoup à offrir à l’église globale, mais il doit y avoir un effort intentionnel pour leur donner une voix et pour que l’église globale les écoute et apprenne d’eux.

 

Les Principes clés (Ce sont quelques-uns des principes les plus importants sur lesquels se sont accordés un groupe de 38 catalyseurs et dirigeants de CPM)

 

  • Importance du « lâcher prise »: ce ne sont pas tous les groupes, disciples, leaders qui se reproduiront ; alors, laissez certains d’entre eux s’en aller.
  • Investissez profondément dans ceux avec qui nous travaillons : les relations avec Dieu, la famille, les collègues, les problèmes de caractère. Soyez transparent en tant que pèlerins voyageant ensemble.
  • Le mentor non seulement « donne » mais reçoit également des informations et est vulnérable aux personnes qu’il / elle encadre.
  • Multiplier une « culture de soins ». Évitez de ralentir la reproduction. Encadrez de nouveaux mentors pour équiper les générations futures. (Matt 10.8 – un vrai disciple reçoit et donne librement.)
  • Créer une culture chrétienne qui ne recherche pas les traditions mais sans dénigrer l’église traditionnelle.
  • Le suivi des progrès est important : évaluer et diagnostiquer la croissance.
  • Nous commençons tous des ministères avec des niveaux élevés d’intentionnalité mais nous ne nous adaptons pas toujours à mesure que cela se déroule dans le futur. Nous devons maintenir ce niveau d’intentionnalité et de confiance en Dieu. Il ne faut pas « descendre en roue libre » un système déjà établi.

Steve Smith, D.Th. (1962-2019) a été co-animateur de la Coalition 24:14 et auteur de plusieurs livres (dont T4T: A Discipleship Re-Revolution). Il a catalysé ou entraîné des CPM du monde entier pendant près de deux décennies.

Dr. Stan Parks, D.Th. est au service de la Coalition 24:14 (équipe de facilitation), Beyond (comme vice-président des stratégies mondiales) et Ethne (dans l’équipe de direction). Il est formateur et coach pour une variété de CPM dans le monde et a vécu et servi parmi les non-atteints depuis 1994.

Cet article a été à l’origine publié dans Appendix D (pages 333-345)  du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Dynamiques et Défis Générationnels – 1ere Partie

Dynamiques et Défis Générationnels – 1ere Partie

Par Steve Smith et Stan Parkss –

Les mouvements ne suivent pas toujours un ordre donné et peuvent ne pas nécessairement se développer aussi proprement et séquentiellement tels qu’ils sont présentés ici. Cependant, en étudiant des centaines de mouvements à travers le monde, nous voyons que les mouvements se développent généralement en sept étapes distinctes. Chaque étape représente une nouvelle percée mais apporte également de nouveaux défis. Un bref aperçu de ces étapes et défis suit. Étant donné que le CPM va si souvent à l’encontre de nos traditions, il est difficile de maintenir le cap. Les initiatives de CPM doivent être fortement intentionnelles à chaque étape.

 

Premièrement, apportons deux clarifications: lorsque nous parlons de générations (Génération 1, Génération 2, Génération 3…) au sein d’un mouvement, il faut comprendre par-là de nouveaux groupes / des églises de NOUVEAUX croyants. Nous n’incluons pas les croyants, l’équipe ou les églises originelles qui ont dès le début travaillé pour créer de nouveaux groupes. Nous considérons les croyants / églises qui démarrent le travail comme la Génération 0, indiquant par là qu’ils sont la génération de base. 

 

Ensuite, notre définition usuelle d’une église vient d’Actes 2.37-47. Une église naît lorsqu’un certain nombre de personnes dans un groupe s’engagent envers Jésus comme Seigneur et sont baptisées. Elles commencent alors à vivre ensemble leur amour pour Jésus et leur obéissance envers lui. Beaucoup de ces églises utilisent Actes 2 comme modèle des éléments de base qui constituent leur vie commune. Il s’agit notamment de la repentance, du baptême, du Saint-Esprit, de la Parole de Dieu, de la communion, du repas du Seigneur, de la prière, des signes et des prodiges, des offrandes, des réunions, de l’action de grâce/reconnaissance du cœur et de la louange.

 

Étape 1: Les  Dynamiques Clés pour Démarrer une Initiative CPM

 

  • Il y a une équipe CPM qui est présente, travaillant idéalement avec d’autres.
  • Les premières initiatives CPM sont souvent lancées par des disciples qui viennent de l’extérieur : ils sont parfois appelés « accompagnateurs ». Ces disciples extérieurs à la culture travaillent aux côtés de gens qui connaissent la culture ou des gens de la région voisine dont la culture est proche.
  • Les mouvements nécessitent une énorme vision qui vient de Dieu et qu’ils partagent de sorte que les « accompagnateurs » se concentrent sur l’écoute de la vision de Dieu pour ce groupe.
  • Les mouvements nécessitent des méthodes efficaces de sorte que les « accompagnateurs » se concentrent sur l’établissement d’un fondement pour ces méthodes.
  • Les catalyseurs du début se concentrent sur la prière et le jeûne exceptionnels personnellement et avec les co-ouvriers.
  • Il est également important de mobiliser une prière et un jeûne exceptionnels (cela se poursuit à toutes les étapes).
  • Une activité à valeur élevée consiste à donner une vision et à rechercher des partenaires avec lesquels travailler, des partenaires locaux ou des partenaires dont la culture est très proche.
  • Développer / tester des stratégies d’accès est nécessaire pour obtenir des opportunités d’engager ceux qui sont perdus.
  • Cet accès doit conduire à rechercher, à semer largement et à sélectionner les Foyers (ou réseaux) de Paix (via les Personnes de Paix).
  • A ce stade, les premiers Foyers de Paix sont trouvés.

 

Les Défis que rencontrent les CPM qui Démarrent

 

  • Essayer de transformer des personnes amicales en Personnes de Paix (Une vraie PoP a une faim.)
  • Confondre une personne intéressée avec une Personne de Paix. (Une vraie PoP peut ouvrir sa famille et / ou son réseau d’amis.)
  • Plutôt que de former autant de croyants que possible à se joindre à cette recherche, la personne venant de l’extérieur travaille seul pour trouver les Personnes de Paix / les personnes du 4ème sol.
  • La sensibilisation n’est pas assez large ni audacieuse.
  • Ne pas compter entièrement sur Dieu; trop s’appuyer sur « les méthodes » d’un certain modèle CP
  • Ne pas travailler suffisamment dur (les personnes pleinement soutenues devraient travailler à plein temps; les personnes ayant d’autres emplois doivent également consacrer beaucoup de temps à la prière et à la sensibilisation.)
  • Passer du temps sur des activités bonnes ou médiocres plutôt que sur les activités qui portent le plus de fruits.
  • Se concentrer sur « ce que je peux faire » au lieu de « ce qui doit être fait ».
  • Manque de foi (« Cet endroit est trop difficile. »)
  • Les « accompagnateurs » ne mettent pas en pratique mais sont plutôt des « formateurs » qui n’offrent pas de modèles de ce qu’ils forment. 

 

————— L’obstacle le plus difficile est de passer des églises de génération 0 à génération 1 ————-

 

Dynamiques clés pour les églises de 1ère génération

 

  • La nouvelle église doit fonder sur les Écritures sa compréhension et sa pratique d’être des disciples et de former l’église, sur les Écritures et non sur les opinions et / ou les traditions du membre venu de l’extérieur.
  • Ils doivent dépendre des Écritures et du Saint-Esprit et non de l’extérieur.
  • Il doit y avoir un parcours CPM clair. Bien qu’il existe de nombreuses variantes, les CPM ont des parcours clairs pour toutes les parties concernées. Les éléments clés sont: 1) la formation des croyants, 2) l’engagement de ceux qui sont perdus, 3) la formation de disciples, 4) l’engagement, 5) la formation de l’église, 6) la formation du leadership) 7) commencer dans de nouvelles communautés.
  • Il doit y avoir un appel fort et clair à la consécration.
  • Il doit y avoir une compréhension claire de certaines vérités cruciales: Jésus en tant que Seigneur, la repentance et le renoncement, le baptême, surmonter la persécution, etc.
  • La personne qui vient de l’extérieur ne doit pas être le (s) dirigeant (s) de l’église; ils doivent responsabiliser et encadrer ceux qui connaissent la culture pour diriger la nouvelle église.

 

Les Défis que Rencontrent les Églises de la 1ere Génération

 

  • Un échec qui arrive souvent est de ne pas trouver des collaborateurs locaux clés avec une vision et non des « travailleurs embauchés » qui travaillent dans le ministère principalement pour l’argent.
  • Ceux qui viennent de l’extérieur peuvent saboter la croissance en n’ayant pas de tolérance élevée à l’erreur. Ils doivent éviter la tentation de devenir les experts. La formation de disciples basée sur l’obéissance corrige les erreurs et garde le Saint-Esprit et la Bible comme les vrais guides.
  • Les dirigeants doivent y aller avec douceur lorsque les personnes improductives ne produisent rien.
  • Une erreur consiste à encadrer/coacher des personnes qui n’encadrent/coachent pas les autres.
  • Une erreur du même type consiste à encadrer/coacher uniquement l’aspect du ministère et non la personne prise dans son ensemble (relation personnelle avec Dieu, famille, travail, etc.).
  • Les accompagnateurs inexpérimentés peuvent ralentir ou contrecarrer la croissance en ne sachant pas comment responsabiliser ceux qui connaissent la culture et ensuite les laisser travailler pour faciliter ou même démarrer de nouveaux groupes.
  • Il arrive que certains accompagnateurs ne réalisent pas que former de nouveaux leaders nécessite un encadrement/coaching intensif ou alors ils ne s’y engagent pas eux-mêmes.
  • Une négligence qui peut se produire consiste à mettre l’accent uniquement sur la « profession de foi » et non pas aussi sur le renoncement aux engagements qui retiennent encore les nouveaux croyants et les séparent de Dieu.

 

Étape 2: La Croissance Ciblée – Les Églises de 2e Génération qui Démarrent

 

  • Les églises de 1ere génération (Gen 1) sont en pleine croissance.
  • Les « accompagnateurs » se concentrent intentionnellement sur le développement des leaders de Gen 1.
  • Les églises Gen 1 démarrent des groupes / églises de Gen 2.
  • Comme les disciples de Gen 1 sont venus à la foi avec l’ADN du mouvement, il est donc plus naturel pour eux qu’il ne l’était pour les disciples de Gen 0 de reproduire la dynamique et les méthodes clés.
  • Au fur et à mesure que le nombre de disciples et d’églises augmente, l’opposition et la persécution peuvent parfois augmenter en réaction.
  • Les dirigeants de la génération 0 doivent donner la priorité à aider les dirigeants et les églises de la génération 1 à se reproduire plutôt que de donner la priorité à la création de nouveaux groupes.

 

Les Défis

 

  • Le parcours CPM a été présenté comme trop compliqué; il ne peut être accompli que par des chrétiens mûrs et non pas par de nouveaux disciples.
  • Il manque différents éléments d’un parcours CPM ; il est facile pour les croyants de rater des éléments clés (des 6 éléments ci-dessus).
  • Le travail de groupe est faible (regarder en arrière, regarder vers le haut, regarder en avant); la redevabilité est faible.
  • On ne trouve pas de Personnes de Paix / personnes du 4e sol à la Gen 1.
  • On n’a pas défini l’ADN « Suivez Jésus et être pêcheurs d’hommes » (Marc 1.17) dès les premières heures / jours.
  • On n’encadre/coache pas la méthode « Montrer un Modèle-Faciliter-Observer-Partir » à chaque étape.
  • Il n’y a pas de moisson dans  l’oikos (le réseau familial et le réseau d’amis) à Gen 1.

 

———-Le deuxième obstacle le plus difficile concerne les églises de génération 2 à génération 3 ———

Dans la 2eme partie, nous aborderons ce défi ainsi que la dynamique et les défis des étapes 3 à 7.

Steve Smith, D.Th. (1962-2019) a été co-animateur de la Coalition 24:14 et auteur de plusieurs livres (dont T4T: A Discipleship Re-Revolution). Il a catalysé ou entraîné des CPM du monde entier pendant près de deux décennies.

Dr. Stan Park, D.Th. est au service de la Coalition 24:14 (équipe de facilitation), Beyond (comme vice-président des stratégies mondiales) et Ethne (dans l’équipe de direction). Il est formateur et coach pour une variété de CPM dans le monde et a vécu et servi parmi les non-atteints depuis 1994.

Cet article a été initialement publié dans Appendix D (pages 333-338) du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

AUne Agence Missionnaire Découvre les Pratiques Fructueuses des Mouvements – Part 2

AUne Agence Missionnaire Découvre les Pratiques Fructueuses des Mouvements – Part 2

Par Doug Lucas –

Dans la première partie, nous avons partagé comment le Seigneur a conduit notre organisation à effectuer une transition vers l’application des pratiques fructueuses de base des mouvements de formation de disciples. Voici comment Dieu nous a conduits à travers cette transition et vers une fécondité beaucoup plus grande.

Les Fruits

Comment se déroule exactement cette méthode DMM et que demandons-nous aux membres de notre équipe de faire quotidiennement? Nous leur apprenons à aller dans un nouvel endroit, à apprendre la langue et la culture, à prier beaucoup et à vivre d’une manière « manifestement spirituelle », tout en répondant aux besoins ressentis dans la communauté. Nos ouvriers cherchent à devenir de ces disciples qui méritent d’être multipliés, en anticipant que quelqu’un (de ceux qui sont en recherche) le remarquera. Nous présentons à ces « gens ouverts » des histoires sur Jésus et sa vie. Nous pourrions mentionner un passage dans lequel Jésus enseigne l’honnêteté et expliquer que c’est pour cette raison que nous rendons une petite somme d’argent que beaucoup considéreraient comme insignifiante. Ensuite, nous demandons si l’individu aime cette idée. Si l’individu répond positivement, nous lui demandons si cette personne aimerait entendre plus d’enseignements de Jésus.

Les gens qui disent « oui » à ce genre de questions sont de la plus haute importance pour nous. Ce sont ce que certains formateurs appellent des « Personnes de Paix », rappelant les paroles de Jésus dans Luc 10, lors de l’envoi des 72 disciples. Nos travailleurs créent des groupes des trois tiers avec ces parties intéressées. Dans ces études, nos ouvriers présentent simplement une nouvelle histoire tirée des Écritures, puis posent des questions telles que: « Qu’est-ce que vous avez aimé dans ce passage? Qu’est-ce qui vous a semblé difficile? Qu’est-ce que ce passage nous enseigne sur Dieu? Qu’est-ce que ce passage nous enseigne sur les gens ? Si nous croyons que ce passage vient de Dieu, comment devons-nous obéir? Avec qui allez-vous partager ce passage avant de nous revoir? A qui raconterez-vous l’histoire de Dieu ou votre propre témoignage? »

Ceux qui sont en recherche voudront vous revoir. Ce sont dans ces personnes-là  que nous voulons / devons investir notre temps. Nous répétons les principes de cette marche à suivre jusqu’à ce que nos nouvelles « Personnes de Paix » deviennent des croyants, puis des disciples, puis des chefs de groupe responsables à plein titre. En utilisant cette approche simple, nos travailleurs s’attendent à créer des groupes qui se multiplient. Il fonctionne dans les pays en développement et aux États-Unis.

Dans un endroit, notre équipe a travaillé pendant environ 15 ans pour établir la première église de tête de pont. Puis en introduisant les principes du DMM, ils se sont multipliés en sept groupes au cours des 12 mois suivants. Dans un autre endroit (un pays musulman), le groupe a lutté pendant 10 ans sans presqu’aucun fruit. Lorsqu’ils ont commencé à appliquer les principes du DMM, ils ont démarré cinq nouveaux groupes (et plusieurs baptêmes) au cours de la première année. Dans un autre endroit encore, nos travailleurs ne savaient même pas par où commencer pendant les cinq premières années. Lors de la mise en œuvre de pratiques DMM simples et au cours des 17 mois suivants, ils ont vu 112 groupes commencer avec plus de 750 personnes présentes chaque semaine. Au cours de ces 17 mois, 481 de ces nouveaux adeptes ont été baptisés et beaucoup d’entre eux sont déjà en train de former des disciples.

Maintenant, quelques années plus tard, cet endroit a vu des groupes se multiplier sur 16 générations (le groupe d’origine a eu des arrière-arrière-arrière-arrière-petits-enfants spirituels [jusqu’à la 16e génération]). Ce mouvement s’est développé au point qu’à la fin de 2017, 3 434 personnes se réunissaient dans ces groupes. En mai 2018, 316 personnes ont donné leur vie au Christ et ont été baptisées, portant le total ajouté début 2018 à 1 254. Également en mai 2018, 84 nouveaux groupes ont vu le jour, soit un total de 293 groupes courant 2018.

Dans l’ensemble, nos travailleurs du monde entier ont constaté une augmentation importante des fruits depuis le passage aux pratiques DMM. (Voir les graphiques qui l’accompagnent.) En 2018, Dieu a suscité 1 549 nouvelles églises simples, avec 5 546 baptêmes et une fréquentation tous chiffres confondus (à la fin de 2018) de 41 191 âmes. Dieu est à l’œuvre à travers les 278 missionnaires de Team Expansion dans une quarantaine de pays.

La Transition

Au cours des années passées, nous avons entendu des histoires d’horreur sur la transition vers les modèles DMM lorsqu’on quitte l’approche traditionnelle dite « de proclamation » (ou d’attraction). Certaines agences comme la nôtre ont signalé que lorsqu’elles sont passées aux stratégies de DMM, elles ont perdu 30 ou 40% de leur personnel. Apparemment, certaines personnes n’aiment pas changer. C’est uniquement grâce au Père céleste que nous n’avons pas encore fait l’expérience de ce genre de désenchantement. Voici quelques facteurs qui pourraient nous aider mais gardez à l’esprit [Ceci est un avis de non-responsabilité!] que ce ne sont que des suppositions et des problèmes peuvent survenir à tout moment.

  • Depuis nos tout premiers débuts, notre organisation a toujours privilégié l’innovation. L’une de nos sept Grandes Passions est « Persévérer de façon créative et stratégique jusqu’à ce que les résultats soient atteints ».
  • Nous avions également et dès le départ promu la « prière extraordinaire ». Notre première publication a été un calendrier de prière pour notre premier champ de mission. Ce que Garrison a écrit n’a fait que confirmer encore plus  cette conviction. Ainsi, lorsque les pratiques DMM sont apparues, elles nous ont semblé culturellement appropriées car elles faisaient déjà partie de notre ADN.
  • On pouvait difficilement nier le fruit. Tout d’abord, nous l’avons observé dans les études de cas que nous avons vues et dans les histoires racontées par les formateurs. Mais ensuite, quelques-unes de nos équipes qui étaient en phase d’adopter ces pratiques ont connu des moissons similaires. Comment donc allions-nous critiquer la bénédiction de Dieu sur leur ministère?
  • Plusieurs de nos dirigeants chevronnés ont rapidement adopté les pratiques DMM. Cependant, je ne faisais pas partie du lot. Je n’étais pas contre mais j’ai eu du mal à le saisir au départ. La formation me semblait trop «floue». Ce n’est que lorsque je l’ai décomposée en étapes pratiques, courtes et simples que j’ai pu le voir comme faisable. (Voir le résultat sur www.MoreDisciples.com
  • Nous avons délibérément décidé de ne pas précipiter les gens dans cette transition. Nous leur avons laissé du temps – en fait, des années. Une fois qu’ils ont vu des fruits parmi leurs pairs, il est alors devenu plus facile pour eux de faire la transition.
  • Les histoires ont aidé à faciliter le saut. Nous avons changé les noms des gens et des lieux – mais nous en avons raconté beaucoup comme illustrations pour exprimer la réalité. Certaines histoires étaient de bonnes nouvelles, tandis que d’autres donnaient à réfléchir.
  • Les dirigeants chevronnés ont modélisé gentiment et humblement le comportement à adopter pour moi (leur président). Mais pour une plus grande cohérence, je devais m’impliquer personnellement. Je ne pouvais pas simplement l’enseigner. Je devais le faire.

Si votre organisation ou votre église envisage de passer aux principes du DMM, essayez une ou plusieurs de ces options:

  • Participez à un groupe «d’essai» grâce au matériel de formation Zume sur www.ZumeProject.com. (Zume et MoreDisciples sont gratuits.)
  • Écoutez les podcasts et lisez les entrées de blog sur www.MoreDisciples.com
  • Lisez Stubborn Perseverance de James Nyman et Robby Butler.
  • Lisez T4T: A Discipleship Re-Revolution, par Steve Smith et Ying Kai.
  • Lisez Miraculous Movements: How Hundreds of Thousands of Muslims Are Falling in Love with Jesus par Jerry Trousdale.
  • Lisez The Kingdom Unleashed: How Ordinary People Launch Disciple-Making Movements Around the World par Jerry Trousdale et Glenn Sunshine.

N’hésitez pas à contacter Team Expansion pour plus de mises à jour sur notre voyage – www.teamexpansion.org.

En 1978, Dieu a appelé Doug Lucas, un étudiant d’une École Biblique, à organiser une réunion de prière dans un dortoir et cette réunion de prière est devenue la genèse de Team Expansion. Depuis lors, Doug a été à la fois missionnaire (en Uruguay et plus tard en URSS / Ukraine) et fondateur / président de cette organisation mondiale (pour en savoir plus : www.TeamExpansion.org). Basé à Louisville, KY, Doug est titulaire d’une Licence en Théologie Biblique, d’une Maîtrise en Missions, d’un MBA et d’un Doctorat en Administration des Entreprises. En 1995, il a créé un bulletin hebdomadaire d’information par courrier électronique/Web www.Brigada.org pour offrir des ressources, de la motivation et informer sur les tendances dans les missions mondiales. Il est passionné par la multiplication des disciples. À cette fin, lui et un collègue ont lancé des sites Web de formation sur www.MoreDisciples.com et www.MissionsU.com

Tiré de l’article ‘’Discovering the Fruitful Practices of Movements’’, initialement publié dans le numéro de novembre-décembre 2017 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, p. 6-11 et publié aux pages 287-291 du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Une Agence Missionnaire Découvre les Pratiques Fructueuses

Une Agence Missionnaire Découvre les Pratiques Fructueuses

Par Doug Lucas –

Introduction

Notre organisation missionnaire a été lancée en 1978 avec un noble objectif : envoyer beaucoup de missionnaires travailler parmi les non atteints. Dans les années 1990, grâce à des penseurs attentifs comme le Dr Ralph Winter, nous nous sommes concentrés plus encore sur les groupes de personnes non atteints. Nos objectifs ne comprenaient plus uniquement le nombre de missionnaires, mais en plus de cela, le nombre de groupes de personnes non atteints engagés. Nous avons soigneusement formé tous nos missionnaires à apprendre des langues et à s’identifier avec les locaux. Nous avons mis l’accent sur l’implantation d’églises. Nous espérions et prions qu’une fois que chaque équipe de missionnaires s’engagerait avec les gens, ces missionnaires n’auraient besoin que d’un an environ pour planter chaque nouvelle congrégation. Bien entendu, nous nous attendions pleinement à ce que la formation d’un noyau de nouveaux leaders prenne plus de temps.

Quelque temps après l’année 2000, grâce à des chercheurs comme Dr David Garrison, nous avons commencé à fixer des objectifs pour les mouvements d’implantation d’églises (CPM). Dans cette « troisième version » de notre organisation, nous avons remarqué que nos « églises de tête de pont » restaient parfois au stade de têtes de pont. En revanche, dans le livre des Actes, les disciples ont fait plus qu’établir une seule nouvelle église dans chaque région ou pays. Dieu « a ajouté à leur nombre ». En conséquence, nous avons commencé à exhorter nos missionnaires à planter des églises qui planteraient des églises. Notre méthode de définition des objectifs a commencé à mesurer non seulement les églises plantées, mais aussi les églises plantant de nouvelles églises.

Des 2010, nous étions engagés dans une petite révolution. Je ne sais même pas comment l’appeler mais, faute d’un meilleur terme, nous l’appellerons la pensée derrière les mouvements de formation de disciple (DMM). La différence peut sembler subtile au début. En fait, c’était aussi très flou pour moi au début. Mais, une fois compris, le résultat a été assez considérable.

 

Les Pratiques Fructueuses

Quelle que soit votre opinion sur les pratiques DMM, il est difficile de ne pas remarquer la décharge électrique et l’énergie pure générées par la pensée DMM. Alors que les formations précédentes portaient sur la tactique et la stratégie, DMM était, au début, trop simple à saisir pour mon esprit. Un des tenants centraux, comme l’a expliqué le formateur DMM Curtis Sergeant, est simplement « d’être un disciple qui vaut la peine d’être multiplié » (BADWM). (N’est-ce pas faire comme Jésus que de bénir un système de pratiques qui se concentre sur le changement de l’intérieur vers l’extérieur?) David Garrison avait identifié la prière extraordinaire comme étant le premier de plusieurs facteurs critiques dans le lancement de mouvements d’implantation d’églises. Mais pour une raison quelconque, il nous a fallu une décennie ou plus pour comprendre que cette prière extraordinaire devait commencer à l’intérieur de nous en tant que travailleurs plutôt que dans une infrastructure ou dans une campagne de mobilisation. En d’autres termes, pour changer le monde, nous devions nous changer nous-mêmes.

Nos premiers efforts pour lancer des mouvements avaient été fortement influencés par les pratiques commerciales américaines telles que la planification stratégique. Maintenant, il semblait presque trop simple de dire à un nouveau travailleur qu’il ou elle avait besoin d’acquérir une « passion pour raconter l’histoire de Dieu ». Je suppose que nous voulons tous que nos emplois soient tactiques et stratégiques. Peut-être qu’on doit se dire que cela nous fait paraître plus intelligents. Former les travailleurs à faire une marche de prière et à animer des « groupes des trois tiers » semblait trop… facile. (Le temps que le groupe passe ensemble se compose de trois éléments simples: 1. Regarder en arrière – pour évaluer et célébrer l’obéissance à Dieu et se remémorer la vision. 2. Lever les yeux – pour voir ce que Dieu a pour eux dans la semaine à travers l’étude Découverte de la Bible. 3. Regarder en avant – pour déterminer comment obéir à Dieu et transmettre ce qu’ils ont appris dans la mise en pratique et en se fixant des objectifs dans la prière.)

Une autre pratique décrite pour la première fois par Garrison dans son livre historique, Church Planting Movements, était encore plus difficile à comprendre. Notre tentation, lorsque de nouveaux croyants commencent à faire face à la persécution, est de les retirer du contexte. Certains ont qualifié cette pratique d’extraction. Peu importe son nom, c’est la première réponse du cœur humain. Le problème est que une fois que nous retirons un croyant pratiquant de son contexte, l’élan s’arrête. Non seulement ce nouveau croyant ne peut plus atteindre sa famille immédiate (oikos), mais en plus, le feu et l’énergie ont disparu. D’une manière ou d’une autre mais d’une manière que nous ne comprenons pas, Dieu semble bénir ceux qui sont persécutés. Et le résultat est incroyable.

Il semble étrange de souligner l’obéissance et la redevabilité comme pratiques fondamentales du démarrage de mouvements. N’avons-nous pas toujours cru à l’obéissance? Oui, mais d’une manière ou d’une autre, nous avons commencé à assimiler l’obéissance à (surtout) apprendre des choses sur Jésus … au lieu de nous concentrer sur ce qu’il nous a dit de faire. Il est bon de mesurer la fréquentation de l’église. Mais il est encore mieux de savoir comment mesurer si ces participants font réellement quelque chose avec leur foi. Encore une fois et en rappelant un enseignement de base de Curtis Sergeant: « C’est une bénédiction de suivre Jésus. C’est une grande bénédiction d’amener les autres dans une relation avec Jésus. C’est une plus grande bénédiction de démarrer une nouvelle communauté spirituelle. Mais la bénédiction la plus grande est d’équiper les autres pour démarrer de nouvelles communautés spirituelles. » Pendant quelques décennies, notre organisation s’est concentrée sur la mise en relation des autres avec Jésus, puis nous nous sommes concentrés sur leur enseigner les concepts de la Bible, définissant presque la spiritualité comme étant la connaissance de concepts. Mais Jésus ne voulait pas de gens qui savaient simplement des choses. Il leur a dit que s’ils l’aimaient, ils mettraient en pratique ses commandements.

L’une des pratiques les plus difficiles à saisir est l’apprentissage par la découverte. Peut-être est-ce si difficile parce que c’est très facile. Les critiques sont prompts à accuser les pratiquants de DMM de réduire l’évangile de façon simpliste. Après tout, les nouveaux croyants ne devraient-ils pas recevoir une formation approfondie avant que nous leur confions la tâche de raconter l’histoire de Jésus? Mais la vérité est là, bien en face de nous, qui nous regarde droit dans les yeux depuis des siècles. Depuis combien de temps Jésus avait-il connu l’homme possédé par un esprit impur (Marc 5.1-20) avant de le renvoyer dans sa famille immédiate (oikos) pour leur dire ce que le Seigneur avait fait pour lui? Peut-être une demi-journée au maximum. Ouaou ! Dans nos réflexions nous avions évidemment passé cela sous silence. Et cet homme dans Marc 5 était sur le point de changer l’histoire de sa région natale de la Décapole.

Ce sont là essentiellement les éléments fondamentaux : « Être un disciple qui vaut la peine d’être multiplié » (BADWM), une passion pour raconter l’histoire de Dieu, prier pour ceux qui sont persécutés (mais ne pas les extraire), obéissance et apprentissage par la découverte. La vérité est qu’il ne faut pas plus de 20 heures pour former un disciple à commencer à se multiplier. 20 heures.

Dans la deuxième partie, nous partagerons comment nous avons procédé à une transition et le fruit que Dieu a apporté à travers cela.

En 1978, Dieu a appelé Doug Lucas, un étudiant d’une École Biblique, à organiser une réunion de prière dans un dortoir et cette réunion de prière est devenue la genèse de Team Expansion. Depuis lors, Doug a été à la fois missionnaire (en Uruguay et plus tard en URSS / Ukraine) et fondateur / président de cette organisation mondiale (pour en savoir plus : www.TeamExpansion.org). Basé à Louisville, KY, Doug est titulaire d’une Licence en Théologie Biblique, d’une Maîtrise en Missions, d’un MBA et d’un Doctorat en Administration des Entreprises. En 1995, il a créé un bulletin hebdomadaire d’information par courrier électronique/Web www.Brigada.org pour offrir des ressources, de la motivation et informer sur les tendances dans les missions mondiales. Il est passionné par la multiplication des disciples. À cette fin, lui et un collègue ont lancé des sites Web de formation sur www.MoreDisciples.com et www.MissionsU.com

Tiré de l’article ‘’Discovering the Fruitful Practices of Movements’’, initialement publié dans le numéro de novembre-décembre 2017 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, p. 6-11 et publié aux pages 287-291 du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Le Rôle des Églises Déjà Existantes dans un Mouvement Africain

Le Rôle des Églises Déjà Existantes dans un Mouvement Africain

– Par Shalom –

Les églises locales qui existent déjà jouent un rôle vital dans ce mouvement de formation de disciples. Dès le début de notre ministère, nous avons souligné ce principe: quel que soit le ministère que nous ayons, nous nous assurons que l’église sera activement impliquée dans le ministère du royaume. Parfois, les gens pensent: « Si une église n’est pas traditionnelle, elle ne sera pas acceptée par les églises existantes ». Mais je crois que la clé vitale est la relation. Nous approchons les dirigeants d’église à quelque niveau qu’ils soient et partageons la vision plus large: la Grande Commission. C’est plus que l’église locale, plus que leur quartier, plus que leur contexte immédiat. Si nous partageons avec amour, relation et avec des motifs sincères qui soient une expression du royaume, nous avons constaté que les églises écouteront.

 

Dans un domaine, nous avons actuellement des partenariats formels avec 108 groupes totalement autochtones. Certains sont des églises locales et d’autres sont des ministères autochtones. Dès le début, nous les abordons à travers une conversation informelle. Nous parlons de la tâche que Dieu a donnée dans la Grande Commission, et cela nous amène à une discussion formelle avec quiconque est responsable dans l’église. S’ils sont ouverts, nous mettons en place une formation pour l’exposition initiale. Cela peut prendre deux à cinq jours. Nous les encourageons vivement à s’assurer que les bonnes personnes sont invitées. Nous voulons qu’environ 20% des participants soient des dirigeants et environ 80% des praticiens. Cette proportion est très importante. Si nous ne formons que des leaders, ils sont tellement occupés que même s’ils sont de bonne volonté, ils n’ont généralement pas le temps de vraiment mettre en œuvre ce qu’ils apprennent. Si nous ne formons que des dirigeants de terrain ou des planteurs d’églises, ce sera très difficile à mettre en œuvre car les dirigeants d’église ne comprendront pas ce qui doit se passer. Nous nous assurons donc que les décideurs et les exécutants sont formés ensemble.

 

Nous nous concentrons d’abord sur les problèmes cardiaques. Nous parlons de la Grande Commission, de la tâche inachevée et du défi. Ensuite, nous parlons des opportunités et de la manière dont nous pouvons remplir la Grande Commission. C’est là que la stratégie du mouvement de formation de disciples entre en jeu. La dernière question est: « qu’allons-nous faire à ce sujet ensemble? »

 

Chaque fois que nous faisons une formation, nous nous engageons à en assurer le suivi et à impliquer réellement les décideurs dans le développement. Un événement de formation avec une église n’est pas une fin en soi. Nous voulons marcher avec eux dans un voyage. Notre devise est: « Allumez, accélérez et faites durer les mouvements de formation de disciples. » Nous ne nous contentons pas d’enflammer. Nous travaillons pour accélérer et faire durer.

 

Nous avons un coordinateur stratégique et des coordinateurs de base qui assurent le suivi après les formations. À l’issue de chaque formation, un plan d’action est élaboré. Une copie est remise à chaque personne qui a reçu la formation et une copie à l’église, ainsi qu’une copie pour notre ministère. Le plan comprend le nom et le numéro de téléphone de la personne de contact de l’église. Nos dirigeants font ensuite un suivi par téléphone – à la fois individuellement avec ceux qui ont suivi la formation et avec la personne de contact de l’église. Après trois mois, nous passons un appel officiel pour faire un suivi et savoir ce qui se passe, par rapport au plan qu’ils ont élaboré.

 

Nous continuons ensuite à communiquer avec ceux qui feront le ministère. Nous nous assurons de cultiver ces relations et de fournir la formation, le mentorat et le coaching nécessaires. Nous les mettons en relation avec d’autres agents de terrain dans ce domaine afin qu’ils aient un réseau pour les encourager. Ensuite, nous surveillons les travailleurs qui montrent un potentiel important pour devenir un coordonnateur stratégique pour leur région.

 

Alors que les gens commencent à mettre en œuvre, leurs rapports sur le terrain doivent passer par leur église. L’église doit s’y tenir et vérifier ce qui se passe. Nous ne voulons pas faire le tour de l’église locale. Nous voulons que l’église soit impliquée dans le ministère. Cela donne à l’église un sentiment d’appartenance et aide les relations à se renforcer.

 

Nous nous assurons toujours de mettre à jour les dirigeants de l’église sur les progrès réalisés. Certains groupes non atteints sont assez sensibles. Dans ces cas, l’église peut ne pas avoir besoin ou ne pas vouloir être directement impliquée dans le progrès de ce mouvement. Mais l’église sera consciente et priera pour le ministère et aidera de manière appropriée. Ils permettent également aux nouvelles églises implantées d’adorer d’une manière qui s’adapte au contexte culturel des nouveaux croyants et se sentent appropriées pour les nouveaux croyants.

 

Dans ce processus, nous n’essayons pas de changer les modèles de ministère des églises existantes, ce qui les ferait simplement se sentir menacées. L’église existante peut continuer comme elle est. Notre priorité de mission est d’atteindre les exclus. Le changement de paradigme que nous visons concerne les non-atteints. Nous mettons donc au défi, formons et équipons l’église pour atteindre les exclus. Nous communiquons clairement que les modèles normaux de l’église n’engageront pas efficacement les groupes de personnes non atteints. Nous voulons qu’ils aient une mentalité de mouvement et une attitude envers les groupes de personnes non atteints.

 

Parfois, cette nouvelle mentalité finit par revenir et transformer toute l’église. Certains des dirigeants d’église deviennent également des pratiquants et deviennent des leaders de mouvement. Le paradigme a donc parfois un impact direct sur les églises locales. Mais c’est un sous-produit; ce n’est pas notre objectif.

 

Le partenariat avec les églises existantes est un élément critique qui nous a aidés à accélérer le mouvement de formation de disciples. Nous venons tous de ces églises et notre objectif est d’avoir un impact sur d’autres églises et de démarrer de nouvelles églises. Ainsi, nous louons Dieu, il est présent et travaille – dans et à travers les églises existantes – pour amener des mouvements d’églises toutes neuves en implantant des églises parmi les non-atteints.

Shalom est le pseudonyme d’un leader de mouvement en Afrique qui est impliqué dans le ministère interculturel depuis 24 ans. Sa passion est de voir des Mouvements de Formation de Disciples s’embraser, s’accélérer et durer parmi les groupes non atteints en Afrique et au-delà.

Cet article a été à l’origine publié dans le livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon, pages 263-266.

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À propos des mouvements

Des Petits Groupes qui ont l’ADN d’un Mouvement de Formation de Disciples – 2eme Partie

Des Petits Groupes qui ont l’ADN d’un Mouvement de Formation de Disciples – 2eme Partie

Par Paul Watson –

Dans la 1ere partie, nous avons décrit quatre éléments de l’ADN nécessaires aux groupes qui se multiplient et deviennent des églises reproductrices. Voici les éléments essentiels restants.

 

L’Obéissance

Comme je l’ai déjà dit, l’obéissance est un élément essentiel des mouvements de formation de disciples. L’obéissance doit être présente même au niveau des petits groupes, même avec des groupes de personnes qui sont perdues. Pour clarifier cela, nous ne regardons pas les groupes de personnes qui sont perdues en secouant le doigt et en disant: « Vous devez obéir à ce passage. » Au lieu de cela, nous demandons: « Si vous croyiez que ce passage est de Dieu, que devriez-vous changer dans votre vie? » Rappelez-vous, ils ne croient pas encore en Dieu, donc le mot « si » est tout à fait acceptable.

 

Quand ils choisissent de suivre Christ, vous ajustez très légèrement la question: « Puisque vous croyez que cela vient de Dieu, qu’est-ce que vous allez changer dans votre vie? » Parce qu’ils ont toujours posé cette question, les nouveaux croyants ne se débattent pas avec l’idée qu’ils ont besoin d’obéir à la Parole de Dieu; que la Parole de Dieu exige d’eux quelque chose; que la Parole de Dieu les oblige à changer.

 

La Redevabilité

L’intégration de la responsabilité dans l’ADN du groupe commence lors de la deuxième réunion. Regardez le groupe et demandez: « Vous avez dit que vous alliez aider… (remplissez le vide) cette semaine. Comment était-ce? » Demandez également: « Plusieurs d’entre vous ont identifié des choses qui devaient changer dans votre vie. Avez-vous fait ces changements? Comment était-ce? » S’ils n’ont rien fait, encouragez-les à essayer cette fois-ci et soyez prêt à partager ce qui s’est passé la prochaine fois que vous vous réunissez. Insistez sur le fait qu’il est important que le groupe se réjouisse de ce que chacun a accompli.

 

Au départ, cela surprendra tout le monde. Ils ne s’y attendront pas. A la deuxième réunion, cependant, plusieurs seront  prêts. Après la troisième réunion, tout le monde saura ce qui va se produire et sera préparé. De toute évidence, cette pratique se poursuit après le baptême de chacun.

 

Le Culte

Vous ne pouvez pas demander à des personnes qui sont perdues d’adorer un Dieu auquel elles ne croient pas. Vous ne devriez pas les forcer à mentir en chantant des chansons qu’elles ne croient pas. Mais, cela étant dit, planter les graines de l’adoration dans l’ADN du groupe est possible.

 

Quand ils parlent de choses pour lesquelles ils sont reconnaissants, cela deviendra un culte. Lorsqu’ils parlent des changements qu’ils ont apportés à leur vie en réagissant aux Écritures, cela deviendra une adoration. Lorsqu’ils se réjouissent de la différence qu’ils ont faite dans leur communauté, cela deviendra un culte.

 

Les chants d’adoration ne sont pas plus le cœur de l’adoration qu’une fleur n’est le cœur de sa semence. L’adoration est le produit d’une relation avec Dieu. Chanter des louanges est une expression de la joie qu’apporte notre relation avec Dieu. Oui, finalement ils chanteront des louanges. L’ADN du culte, cependant, est intégré bien avant qu’ils ne commencent à chanter.

 

Les Écritures

Les Écritures sont au cœur de la réunion. Le groupe lit les Écritures, discute des Écritures, s’entraîne à se rappeler les Écritures et est encouragé à obéir aux Écritures. Les Écritures ne prennent la seconde place d’aucun enseignant. L’Écriture est l’enseignant. Nous en discuterons plus dans le prochain élément ADN du groupe.

 

La Découverte

Lorsque nous travaillons avec des personnes qui sont perdues, nous devons éviter de tomber dans le rôle d’expliquer les Écritures. Si nous le faisons, nous devenons l’autorité plutôt que de permettre aux Écritures d’être l’autorité. Si nous sommes l’autorité, la reproduction est limitée par notre capacité de leadership et le temps dont nous disposons pour enseigner à chaque groupe. Par conséquent, passer de l’Écriture étant l’autorité à l’enseignant étant l’autorité, empêchera les groupes de se reproduire comme ils le devraient.

 

C’est un changement difficile à faire. Nous adorons enseigner. Cela nous fait du bien. Nous connaissons les réponses et voulons partager ces connaissances avec les autres. Mais si nous voulons faire des disciples des gens qui se tournent vers l’Écriture et le Saint-Esprit pour obtenir des réponses à leurs questions, nous ne pouvons pas être la personne qui répond. Nous devons les aider à découvrir ce que Dieu leur dit dans Sa Parole.

 

Pour renforcer cette idée, nous appelons « facilitateurs » ceux de l’extérieur qui créent des groupes. Ils facilitent la découverte plutôt que l’enseignement. Leur travail consiste à poser des questions aux personnes perdues pour examiner les Écritures. Après avoir lu un passage, ils demandent: « Que dit ce passage sur Dieu? » et, « Que nous dit ce passage sur l’humanité (ou l’homme en général)? » et, « Si vous croyiez que cela venait de Dieu, que devriez-vous changer dans votre façon de vivre? »

 

Le processus de découverte est essentiel à la reproduction. Si les groupes n’apprennent pas à consulter les Écritures et à compter sur le Saint-Esprit pour répondre à leurs questions, ils ne grandiront pas comme ils le devraient et ils ne reproduiront pas grand-chose, voire rien du tout.

 

La Correction en Groupe

Une grande majorité de nos chefs de groupe et de dirigeants d’église n’ont aucune formation biblique reconnue. Quand les gens entendent cela, ils demandent: « Et l’hérésie? Comment empêchez-vous vos groupes d’aller dans tous les côtés? » c’est une excellente question. En tant que dirigeants, nous devrions nous poser cette question.

 

Tout d’abord, tous les groupes ont tendance à être hérétiques au début. Ils ne savent rien de la Parole de Dieu. Ils sont dans un processus de découverte de Dieu qui les fait passer de la désobéissance à l’obéissance, mais il leur est impossible de tout savoir depuis le début. Au fur et à mesure que le groupe lit davantage ensemble, au fur et à mesure qu’ils découvrent quelles relations Dieu veut qu’ils aient entre eux, ils deviennent moins hérétiques. Cela fait partie de la formation de disciples.

 

Si nous les voyons trop s’éloigner des Écritures, nous allons immédiatement introduire un nouveau passage et les guider à travers une étude biblique de découverte sur ce passage. (Notez que je n’ai pas dit « enseigner » ou « corriger ». Le Saint-Esprit utilisera l’Écriture pour corriger leur comportement. Ils ont juste besoin d’être dirigés vers le bon passage.) Après avoir parcouru l’étude supplémentaire, ils reconnaissent ce ils doivent faire. Plus important encore, ils le font réellement.

 

Deuxièmement, nous devons réaliser que l’hérésie commence généralement par un leader hautement charismatique (je parle de charisme, pas de dénomination!), qui une certaine instruction, qui enseigne au groupe ce que dit la Bible et ce qu’il doit faire pour y obéir. Dans ce cas, les groupes acceptent ce que dit le leader et ne l’examinent jamais dans le contexte des Écritures.

 

Nous apprenons aux groupes à lire le passage et à examiner comment chaque membre du groupe réagit au passage. Les groupes apprennent à poser une question simple: « Où voyez-vous cela dans ce passage? » Quand quelqu’un fait une déclaration d’obéissance bizarre, le groupe pose cette question. Quand quelqu’un ajoute un détail en racontant le passage, le groupe pose cette question. Cette question oblige tous les membres du groupe à se concentrer sur le passage en cours et à expliquer leurs idées et leur obéissance.

 

L’animateur modélise la correction de groupe. Ils modélisent également en se concentrant sur le passage en cours.

 

La Prêtrise du Croyant

Les nouveaux croyants et ceux qui ne croient pas encore doivent réaliser qu’il n’y a pas d’intermédiaire entre eux et Christ. Nous devons intégrer un ADN qui supprime les barrières et ce qu’on ressent comme intermédiaires. C’est pourquoi l’Écriture doit être centrale. C’est pourquoi les étrangers facilitent plutôt qu’enseignent. C’est pourquoi le groupe apprend à se corriger lui-même en fonction de ce que dit l’Écriture.

 

Oui, des leaders émergeront. Ils doivent émerger. C’est naturel. Mais le leadership est identifié par des fonctions qui définissent un rôle. Les leaders ne sont pas une classe différente de spirituel ou un statut spécial. Le cas échéant, les dirigeants sont tenus à un niveau de responsabilité plus élevé, mais leur responsabilité ne leur confère pas un statut spécial.

Si l’ADN de la prêtrise des croyants n’est pas présent, vous n’aurez jamais d’église. Le processus de formation de disciples doit établir cet ADN.

 

En utilisant ces pratiques essentielles dans les réunions de groupe, nous avons vu des non-croyants devenir des disciples obéissants de Jésus qui continuent à faire plus de disciples et à créer de nouveaux groupes qui deviennent des églises.

Paul a fondé Contagious Disciple Making (www.contagiousdisciplemaking.com) pour créer une communauté de Faiseurs de Disciples et les coacher dans l’application des principes du Disciple Making Movement aux États-Unis et au Canada. Il est un animateur régulier pour Perspectives on the World Christian Movement et a co-écrit Contagious Disciple Making: Leading Others on a Spiritual Journey of Discovery avec son père, David Watson.

Adapté d’un article du numéro de novembre-décembre 2012 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, pp. 24-25 et publié aux pages 65-73 du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

The Story of Movements and the Spread of the Gospel

The Story of Movements and the Spread of the Gospel

By Steve Addison –

Luke begins the book of Acts by telling us that what Jesus began to do and teach, he now continues to do through his disciples empowered by the Holy Spirit.

Luke’s story of the early church is the story of the dynamic Word of the gospel which grows, spreads, and multiplies, resulting in new disciples and new churches. We get to the end of Acts and yet the story doesn’t end. Paul is under house arrest awaiting trial; meanwhile the unstoppable Word continues to spread throughout the world. Luke’s meaning is clear: the story continues through his readers who have the Word, the Spirit and the mandate to make disciples and plant churches.

Throughout church history we see this pattern continue: the Word going out through ordinary people, disciples and churches multiplying. While the Roman Empire was collapsing, God was calling a young man named Patrick. He lived in Roman Britain but was kidnapped and sold into slavery by Irish raiders. Alone and desperate, he cried out to God who rescued him. He went on to form the Celtic missionary movement that was responsible for evangelizing and planting roughly 700 churches: throughout Ireland first and then much of Europe over the next several centuries.

Two hundred years after the Reformation, Protestants still had no plan or strategy to take the gospel to the ends of the earth. That was until God used a young Austrian nobleman to transform a bickering band of religious refugees. In 1722 Count Nikolaus Zinzendorf opened his estate to persecuted religious dissenters. Through his Christlike leadership and the power of the Holy Spirit, they were transformed into the first Protestant missionary movement, known as the Moravians.

Leonard Dober and David Nitschmann were the first missionaries sent out by the Moravians. They became the founders of the Christian movement among the slaves of the West Indies. For the next fifty years the Moravians worked alone, before any other Christian missionary arrived. By then the Moravians had baptized 13,000 converts and planted churches on the islands of St. Thomas, St. Croix, Jamaica, Antigua, Barbados, and St. Kitts.

Within twenty years Moravian missionaries were in the Arctic among the Inuit, in southern Africa, among the Native Americans of North America, and in Suriname, Ceylon, China, India, and Persia. In the next 150 years, over 2,000 Moravians volunteered to serve overseas. They went to the most remote, challenging, and neglected areas. This was something new in the expansion of Christianity: an entire Christian community—families as well as singles—devoted to world missions.

When the American War of Independence broke out in 1776, most English Methodist ministers returned home. They left behind six hundred members and a young English missionary named Francis Asbury who was a disciple of John Wesley. 

Asbury had left school before he turned twelve to become a blacksmith’s apprentice. His grasp of Wesley’s example, methods and teaching enabled him to adapt them to a new mission field while remaining true to the principles.

Methodism not only survived the Revolutionary War, it swept the land. Methodism under Asbury outstripped the strongest and most established denominations. In 1775 Methodists were only 2.5% of total church membership in America. By 1850 their share had risen to 34%. This was at a time when Methodist requirements for membership were far stricter than the other denominations. 

Methodism was a movement. They believed the gospel was a dynamic force out in the world bringing salvation. They believed that God was powerfully and personally present in the life of every disciple, including African Americans and women, not just the clergy. They also believed it was their duty and priority to reach lost people and to plant churches across the nation.

American Methodism benefited greatly from the pioneering work of John Wesley and the English Methodists. Freed from the constraints of traditional English society, Asbury discovered that the Methodist movement was even more at home in a world of opportunity and freedom. 

As the movement spread through the labors of young traveling preachers, Methodism stayed cohesive through a well-defined system of community. Methodists remained connected with each other through a rhythm of class meetings, love feasts, quarterly meetings and camp meetings. By 1811 there were 400-500 camp meetings held each year, with a total attendance of over one million.

When Asbury died in 1816 there were 200,000 Methodists. By 1850 there were one million Methodists led by 4,000 traveling preachers and 8,000 local preachers. The only organization more extensive was the U.S. government.

Eventually Methodism lost its passion and settled down to enjoy its achievements. In the process it gave birth to the Holiness movement. William Seymour was a holiness preacher with a desperate desire to know the power of God. He was the son of former slaves, a janitor and blind in one eye. God chose this unlikely man to spark a movement that began in 1906 in a disused Methodist building on Azusa Street.

The emotionally charged meetings ran all day and into the night. The meetings had no central coordination, and Seymour rarely preached. He taught the people to cry out to God for sanctification, the fullness of the Holy Spirit, and divine healing.

Immediately, missionaries fanned out from Azusa Street to the world. Within two years they had brought Pentecostalism to parts of Asia, South America, the Middle East, and Africa. They were poor, untrained, and unprepared. Many died on the field. Their sacrifices were rewarded; the Pentecostal/charismatic and related movements became the fastest growing and most globally diverse expression of worldwide Christianity.

At the current rate of growth, there will be one billion Pentecostals by 2025, most of them in Asia, Africa, and Latin America. Pentecostalism is the fastest expanding movement—religious, cultural, or political—ever. 

Jesus founded a missionary movement with a mandate to take the gospel and multiply disciples and churches everywhere. History is replete with examples of movements just like in the book of Acts; I have named only a few. Three essential elements are necessary for Jesus movements: his dynamic Word, the power of the Holy Spirit and disciples who obey what Jesus has commanded.

Steve Addison is the author of Pioneering Movements: Leadership That Multiplies Disciples and Churches www.movements.net.

Adapted from an article originally published in the Jan-Feb 2018 issue of Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, pages 29-31, and published on pages 169-173 of the book 24:14 – A Testimony to All Peoples, available from 24:14 or Amazon.

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À propos des mouvements

Focus-on-Fruit Brief Overview 2021

Focus-on-Fruit Brief Overview 2021

By Trevor Larsen –

I came to the Lord as I entered college, and grew spiritually during my college years. The Lord kept giving me roommates from different cultures, which piqued my interest in the world. I later became a math teacher and wrestling coach. I found that coaching really influenced my ministry. A coach asks the question: How do you help other people become as effective as possible at what they’re doing? What I’m doing now is helping local movement catalysts in my SE Asian context become as effective as possible, in church planting and leadership. After teaching and coaching, I went to seminary, where I ministered to many Cambodian, Vietnamese, and Laotian refugees who had just arrived after the Killing Fields, with stories of multiple millions killed. These refugees were placed in 10 cities in America, including the city where I attended seminary. 

I recruited and formed teams with 15 other seminarians, according to the language groups on which we were focusing. I found it was a good fit for me to also mobilize local Southeast Asians to disciple others. We were stunned by the fact that some of those we were training (who we thought of as receiving our ministry) actually turned around and started other churches – both in their city, and also in Cambodia, through their relatives. We began at that time to do multiple-generation thinking, which has continued up to this day. I was a pastor in California for seven years and then have been teaching in an Asian seminary since 1993 – for 28 years. I teach at the Doctoral and Masters’ level, in a set of 15 linked seminaries. That’s my visa reason for being in the country. But we moved into UPG work about 22 years ago, focusing on majority-religion UPGs. I developed an organization of local church planters who reach the UPGs of our country. It has become a bigger part of my life than the seminary teaching, though I continue to do both. 

Some may struggle to accept the unconventional church I talk about. Keep in mind: As a seminary professor, I’m strongly connected with conventional churches, and the denominational leaders here tell me about their challenges. When I first moved here, the conventional churches were very fruitful. But during this 20-year period, the conventional churches that had been very fruitful have declined in their fruitfulness, and they are getting more and more frustrated. Conditions changed in our context when fundamentalism increased in 2000, and conventional churches have been very slow to adapt their methods to new conditions. They are talking to me more and more about their frustrations. 

Conventional churches had not been fruitful among UPGs, so in 1998 we started quietly experimenting with four young seminary graduates, trying to develop a different model – aiming for better results in a UPG. The graph of fruit reported by this small ministry team kept increasing, while the conventional church leaders were telling me stories of how their fruitfulness kept declining. I found myself in quite an interesting juxtaposition of two worlds: two sets of people serving the Lord with different models and having very different results. That’s my background. I understand the stories of both kinds of ministry models: the conventional churches, and the “church without walls” our team was developing. 

To make a long story short, I started with local evangelists who I thought were good at evangelism among people of the majority religion. I then coached four full-time local evangelists who were developing our experiment. We decided we would only count people of the majority religion who were being reached, because we didn’t want to slide back into the easier-to-reach portions of the country. It took us three years to get to our first small group of five believers. Then it took us four more years of struggle to get to 22 groups, while we learned about what worked and what didn’t work. Most of those groups were first generation groups that our church planters led; the ministry had not yet become rooted with local leaders. It took another three years to get to 52 groups, while we were discovering other fruitful practices. Then in just two more years, the ministry had grown to 110 groups. At that time, we were stunned to find that believer groups were doubling more quickly, and surprised when we found our first third generation groups. It was starting to get rooted in local culture and local leaders!

I was counting these 110 groups on a plane to the U.S., to present a case study in a conference. I began crying on the plane, as I added up all the little handwritten notes I’d been given at the airport, when I realized we were picking up our doubling speed. The number of years it took us to double had decreased quite a bit from 2006 to 2008, as compared to what it had been before that. I started thinking, “Wow, if we can get to the third generation of groups, what’s keeping us from getting to the eighth generation? Can this become a continuously expandable system? What are the obstacles to continuous expansion?” 

From that first group in 2000, this movement has become thousands of groups, a family of movements. There are movements of 1,000 believers or more, in at least six generations of groups, in many different UPGs, and in many other countries, reached by movement catalysts from an Asian country. It’s amazing that I’m saying this, because my initial goal, my lifetime career goal, was 200 groups, which at the time seemed nearly impossible. I think the Lord gives you a number to begin with, at the limits of what you dare to imagine. And while pursuing that first smaller target, you can set up a system that is expandable. We use the term “scalable” to describe this: a system with fruitful-practice DNA which supports continuous expansion.

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À propos des mouvements

Ordinary People as Witnesses Making Disciples – Part 2

Ordinary People as Witnesses Making Disciples – Part 2

By Shodankeh Johnson, Victor John, and Aila Tasse –

The leader of a large movement in India shares these testimonies of God’s work through ordinary people.

The main leader in one area of our country, Abeer, has consistently reported that the Discovery Study approach is a great tool for growing people’s faith quickly. This is especially true for illiterate people, because each person can easily listen to the story on the speaker and discuss the questions.

Abeer has many generations of disciples that have reproduced from his ministry. One of the 5th generation leaders, Kanah, is 19 years old. He has already started Discovery Groups in three villages. One day, this young man went to G. Village, and was surprised to discover that a family there said they were followers of Jesus! Kanah visited the seven members of the family, including the 47-year-old mother, Rajee. During their conversation, Rajee said, “Yes, we know about Jesus, but we have no idea how we will ever grow in our faith because pastors do not come here.”

Kanah felt great sympathy for this family because his testimony was the same. When he first gave his allegiance to Christ, there had been no pastor to teach him in the ways of his new faith. Pastors would come to his village occasionally, just as one had visited this family, but the pastors would only come to preach for a while, collect an offering, and then leave. They had never committed themselves to regular visits or actual disciple-making of any kind. They had only been taught to preach, so that is what they had done. 

After listening to Rajee, Kanah said to her, “Auntie, I tell you truthfully, my story is just like yours. But one day, after I had been alone in my faith for a long time, I met a team who told me that while it was so good I had given my allegiance to Christ, I hadn’t been told the whole story. Not only are we to follow Jesus and be His disciple, but we’ve also been commanded to go and make disciples of all nations.” 

Rajee said, “We don’t have a Bible and we don’t know how to read. Kanah said, “Yes, I understand.  In my village there are also many people who cannot read, but this team gave me a speaker with Bible stories on it. If you listen to this speaker, you’ll hear God’s word and learn it, and as you discuss the questions on the speaker the truths will go deeper into your heart and life.”

Rajee asked if she could have such a speaker. Two days later, he returned to that village and gave the family a speaker. He explained: “After listening to these stories, it’s very important to discuss the five questions so you can grow in your faith without depending on someone to come from far away and teach you. 

Rajee’s family had waited a whole year for a pastor to return and teach them, but no one ever came. Then this young 19-year-old visited one day and gave them the tools they needed to grow in their faith. In ways like this, the Holy Spirit is working and this movement is growing. Kanah isn’t a pastor; he’s not had any Bible training. He’s not even a member of a big church. He’s just a simple guy from a village. And because he himself has followed this pattern for learning and growing in faith, he is able to share it with others. We praise God that even simple people are functioning as a royal priesthood – serving God and bring His salvation to others. 

What if, instead of relying upon sermons as our mode of instruction, we focused on discussing the Bible: everyone interacting over a passage in a small group and then obeying what they learned? Thousands of small churches in India today are doing exactly that. Here is a recent testimony of how this approach is helping followers of Jesus grow in their faith.

A woman named Diya lives in “K. Village,” which is far from any town. Residents there cannot travel or leave their village very often because it is so remote. This isolation really bothered them. They wondered how they would ever learn more about God. Once, they heard a man talk about Jesus, that He is great and able to do miracles. But in their isolation, they wondered if they would ever hear more about Him.

One day, several disciple makers met in the home of a church leader in that general area. The leader asked: “What do we do about people with whom we’ve been able to share a little bit about Jesus, but they need to know more? How can we follow up with people who live so far away that it’s hard for us to reach them?” This question touched JP, one of the disciple makers. 

He thought, “I have a bicycle. I could go visit with people who live in remote villages.” This is how JP ended up in Diya’s village. He met with her and her whole family and they talked about Jesus. He told them about Matthew 28, that we who are His disciples are commanded to go and make other disciples. He told her how she and her family could also obey Jesus’ commands and that as they applied Jesus’ instructions to their lives, their faith would grow. Diya and her whole family were so happy that someone from “the outside” had come all the way to their village to meet with them to talk about Jesus! 

JP gave them a speaker saying, “Sister, here is a simple way you can worship Jesus together in your home. I, too, am illiterate. I am not wise. I was never trained in an official pastor training program. But I have this speaker with many Bible stories on it.” JP told Diya how she and her family could use the speaker to study God’s Word. He left it with her, and worship to Jesus began in that village for the first time. 

One day, a neighbor family came to Diya’s house to join them in their Bible study. However as soon as they heard the voice start to narrate the Scripture, the 19-year-old daughter in the neighbor’s family began to cry out – truly wailing. Priya had a demon in her, and everyone was very afraid. 

What would happen? None of them were pastors. What were they supposed to do? What would the demon do? No one knew. So they all just kept listening to the story. The narration went on while Priya kept wailing and everyone else present was silently asking God to do a miracle. As the story ended, finally someone was brave enough to say, “Let’s pray!” So they all prayed for Priya and she was freed of the demon! And that’s not all. She also had been ill for a long time, and during that meeting, God not only freed her of the demon but also healed her illness. After witnessing these two miracles, both families declared that they wanted to be followers of Jesus! Priya’s family has now also started hosting a Bible study group in their own home. 

Diya and Priya have since visited 14 different villages for the purpose of spreading Jesus’ story! In those 14 villages, 28 Discovery Bible studies are taking place regularly. These groups are not yet spiritually mature. They are infants in the Lord, but the ladies have faith that many disciples will be made in those places. The main church leader in the area, the one who hosted the meeting that JP attended, has visited these groups himself and talked to them about growing mature in Christ.

This is the power of God’s Word and His Spirit, working where there are no seminaries or paid clergy. Just simple people hearing God’s words and putting them into practice, like the “wise man” Jesus described in Matt 7. Jesus said that anyone who hears His words and obeys is like a wise man who built his house on rock so that nothing moved it, not rain or even floods. How precious and wonderful to be taught this lesson by people who can’t even read! 

Our God is making clear that he can use all kinds of people to make disciples. He delights to show his amazing power through human weakness. As the Apostle Peter told the household of Cornelius: “I now realize how true it is that God does not show favoritism” (Acts 10:34 NIV). God delights to do extraordinary things through ordinary people. As we read the testimonies of these “ordinary” witnesses around the world, what might the Father want to say to us about our role as his witnesses? 

Shodankeh Johnson is the leader of New Harvest Ministries (NHM) in Sierra Leone. Through God’s favor, and a commitment to Disciple Making Movements, NHM has seen hundreds of simple churches planted, over 70 schools started, and many other access ministries initiated in Sierra Leone in the last 15 years. This includes churches among 15 Muslim people groups. They have also sent long-term workers to 14 countries in Africa, including eight countries in the Sahel and Maghreb. Shodankeh has done training, catalyzing prayer and disciple-making movements in Africa, Asia, Europe, and the United States. He has served as the President of the Evangelical Association of Sierra Leone and the African Director of New Generations. He is currently Director of prayer and Pioneer Ministries at New Generations.

Victor John, a native of north India, served as a pastor for 15 years before shifting to a holistic strategy aiming for a movement among Bhojpuri people. Since the early 1990’s he has played a catalytic role from its from inception to the large and growing Bhojpuri movement.

Aila Tasse is the founder and director of Lifeway Mission International (www.lifewaymi.org), a ministry that has worked among the unreached for more than 25 years. Aila trains and coaches DMM in Africa and around the world. He is part of the East Africa CPM Network and New Generations Regional Coordinator for East

(1) Excerpted from “Discovery Bible Studies Advancing God’s Kingdom,” in the May-June 2019 issue of Mission Frontiers; published on pages 174-184 of the book 24:14 – A Testimony to All Peoples, available from 24:14 or Amazon

(2) For security reasons, all personal names within these vignettes have been changed.

The five questions, as recorded in the mp3 audio DBS story sets, are: 

  1. In this whole story that you’ve heard, what one thing do you like the most?
  2. What do you learn from this story about God, about Jesus or about the Holy Spirit?
  3. What do you learn from this story about people, and about yourself?
  4. How should you apply this story to your life in the next few days? Is there a command to obey, an example to follow, or a sin to avoid?
  5. Truth is not to be hoarded. Someone shared truth with you that has benefitted your life. So, with whom will you share this story in the next week?
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À propos des mouvements

Des Témoins Qui Font des Disciples Sont Des gens Ordinaires – 1ere Partie

Des Témoins Qui Font des Disciples Sont Des gens Ordinaires – 1ere Partie

Par Shodankeh Johnson, Victor John et Aila Tasse –

Dans le manuscrit de son prochain livre sur le CPM, Shodankeh Johnson parle du mouvement au Sierra Leone:

Je veux raconter comment Dieu utilise beaucoup de gens ordinaires. Par exemple, nous avons beaucoup de planteurs d’églises aveugles. Nous les enseignons et les accompagnons. Nous envoyons certains d’entre eux à l’école des aveugles pour apprendre le braille, afin qu’ils puissent lire la Bible. Et bien qu’ils soient complètement aveugles, ces hommes et ces femmes ont planté plusieurs églises et formé de nombreuses personnes. Le Seigneur les a même utilisés pour former des disciples qui ne sont pas aveugles. Ils dirigent des groupes de découverte dont certains membres ont une vue normale.

Nous avons également vu Dieu utiliser des analphabètes qui n’étaient jamais allés à l’école. Si vous écriviez la lettre « A », ils n’auraient pas su que c’était « A » Mais au fil des ans, grâce au processus de formation de disciples, ils peuvent maintenant citer les Écritures. Ils peuvent expliquer les Écritures et former des personnes instruites en tant que disciples bien qu’eux-mêmes n’aient jamais été à l’école.

Par exemple, ma mère est analphabète. Mais elle a formé des gens qui sont maintenant des pasteurs et des planteurs d’églises hautement qualifiés. Elle a amené plus de femmes musulmanes à la foi que toute autre femme que je connais. Elle n’est jamais allée à l’école, mais elle peut se tenir bien droite et citer les Écritures. Elle peut dire: « Ouvrez votre Bible à Jean 4.7-8. » Et au moment où vous trouvez le verset, elle est déjà en train d’expliquer cette partie de l’Écriture.

Ce témoignage de Dieu utilisant des « gens ordinaires » est repris par les dirigeants de mouvements dans d’autres parties du monde. Victor John, dans son livre Bhojpuri Breakthrough, écrit:

Parmi les Bhojpuri, Dieu se déplace maintenant parmi toutes les castes, même avec les personnes des castes inférieures qui évangélisent les personnes des castes supérieures. Les croyants de différentes castes peuvent ne pas socialiser beaucoup les uns avec les autres, mais ils ont des réunions d’adoration ensemble et prient ensemble. Nous avons une femme de caste inférieure qui dirige une communauté de culte du côté caste inférieure du village, puis elle se rend du côté caste supérieure du village et y dirige une autre communauté de culte. Bien qu’elle vienne d’une caste inférieure et qu’elle soit une femme (ce qui en fait une dirigeante inhabituelle dans n’importe quel village), Dieu l’utilise efficacement dans les contextes de castes supérieures ou inférieures.

Le leader d’un autre grand mouvement en Inde tombe d’accord là-dessus:

Si on vous a dit que seuls les brahmanes peuvent atteindre les brahmanes, vous avez été induit en erreur. Si on vous a dit que seuls les gens instruits peuvent atteindre les gens instruits, vous avez été induit en erreur. Dieu utilise le moindre de ceux-ci.

Aila Tasse  vient des mouvements d’Afrique de l’Est et il partage ces histoires de Dieu qui travaille:

Un Ivrogne Devient un Faiseur de Disciples

Jarso est le leader d’un courant qui a planté 63 églises en deux ans parmi un groupe de personnes le moins atteint en Afrique de l’Est. Il y a quatre mois, Jarso baptisait de nouveaux disciples du Christ de ce groupe de personnes. Jillo, qui n’était pas un disciple du Christ, observait de loin pendant que Jarso dirigeait le baptême.

Une bière à la main, Jillo observait le déroulement et commença à se moquer des préliminaires du baptême. Avant de diriger le baptême, Jarso a lu l’histoire du baptême de Jésus et a commencé à en parler. Maintenant à portée d’oreille de la prédication, Jillo se trouva profondément absorbé par ce qu’il entendait. À la fin de l’histoire, il savait qu’il devait suivre Jésus. Tout de suite, il décida d’arrêter de boire et jeta même la bouteille de bière à moitié finie qu’il tenait.

Il rentra chez lui tôt ce soir-là. Sa femme était étonnée de le voir sobre et les mains vides parce qu’il rapportait généralement à la maison quelques bouteilles à boire. Sa femme lui proposa de lui apporter une bouteille de bière qu’elle lui avait achetée plus tôt dans la journée. Jillo l’a choqua en lui disant qu’il avait arrêté de boire et qu’elle devrait rapporter la bouteille au magasin et se faire rembourser.

Jillo, qui ne lisait ni n’écrivait, demanda alors à sa femme d’apporter la Bible qu’ils avaient dans la maison et de lui lire l’histoire de Jésus que Jarso avait lue lors de la cérémonie de baptême. La femme vint avec la Bible et quand elle avait fini de lire l’histoire, Jillo partagea avec elle ce qu’il avait entendu de Jarso.

Ce soir-là, Jillo et sa femme prirent la décision de suivre Jésus. Le jour suivant, Jillo contacta Jarso qui lui montra comment faire une étude biblique familiale. Dès le lendemain, Jillo et sa femme avec leurs enfants commencèrent à faire un DBS (Discovery Bible Study) tous les soirs.

Deux semaines plus tard, Jillo, sa femme et quelques voisins qui avaient rejoint leur Discovery Bible Group furent baptisés. Jillo et son épouse ont poursuivi ce voyage en facilitant le lancement de huit autres Discovery Bible Group. Jillo conclut son témoignage que si la tendance actuelle se poursuit, il est probable que tout le quartier sera transformé par l’Évangile.

Une Rahab du Nouveau Testament

Notre planteur d’églises, Wario, a rencontré il y a deux ans une jeune femme nommée Rahab. Cette femme était très belle, et quand Wario l’a rencontrée pour la première fois, elle était, comme son homonyme biblique, une prostituée.

Wario a commencé à lui raconter l’histoire de Rahab à partir de la Bible, y compris celle citée à son sujet dans Hébreux 11. Il lui a raconté comment la vie de Rahab était passée d’une vie de prostitution à celle d’une femme de foi et comment elle était entrée dans la lignée généalogique de Jésus.

Rahab n’avait jamais lu la Bible pour elle-même. Mais elle savait que dans la Bible il y avait une femme qui s’appelait Rahab et qu’elle avait été une prostituée. C’est ce qu’elle avait appris de diverses personnes qui avaient entendu son nom.

Mais quand elle a entendu pour la première fois l’histoire complète de Rahab de la bouche de Wario, elle fut touchée et demanda à Wario si elle pouvait être comme la Rahab de la Bible. Wario dit « oui » et a proposé de prier pour elle. Dans ce processus, elle a finalement été délivrée d’un l’esclavage démoniaque. Après cela, sa vie changea radicalement.

Elle devint une disciple très forte du Christ et une faiseuse de disciples. Elle a épousé un disciple du Christ et le couple est devenu des faiseurs de disciples engagés. Au cours de la dernière année, ils ont planté six nouvelles églises dans leur communauté.

Shodankeh Johnson est le Directeur de New Harvest Ministries (NHM) au Sierra Leone. Grâce à la faveur de Dieu et à un engagement à faire des mouvements de disciples, NHM a vu des centaines d’églises simples plantées, plus de 70 écoles ouvertes et de nombreux autres ministères d’accès lancés au Sierra Leone au cours des 15 dernières années. Cela comprend des églises parmi 15 groupes de musulmans. Ils ont également envoyé des travailleurs de longue durée dans 14 pays d’Afrique, dont huit pays du Sahel et du Maghreb. Shodankeh a fait des formations tout en catalysant des mouvements de prière et de formation de disciples en Afrique, en Asie, en Europe et aux États-Unis. Il a été président de l’Association évangélique du Sierra Leone et directeur africain de New Generations. Il est actuellement Directeur de la Prière et des Ministères Pionniers de New Generations.

Victor John est né dans le nord de l’Inde et a été pasteur pendant 15 ans avant de passer à une stratégie holistique visant un mouvement parmi les locuteurs Bhojpuri. Depuis le début des années 1990, il a joué un rôle de catalyseur du mouvement en langue Bhojpuri depuis son démarrage jusqu’à cette pleine croissance qu’il connaît maintenant.

Aila Tasse est le fondateur et directeur de Lifeway Mission International (www.lifewaymi.org), un ministère qui travaille parmi les non-atteints depuis plus de 25 ans. Aila forme et coache des DMM en Afrique et dans le monde. Il fait partie du réseau CPM de l’Afrique de l’Est et de la Coordination Régionale des Nouvelles Générations pour l’Afrique de l’Est.

(1) Publié par WIGTake Resources, Monument, CO, 2019.

(2) Extrait de « Disciple Making Movements in East Africa », par Dr. Aila Tasse, dans le numéro de novembre-décembre 2017 de Mission Frontiers.

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À propos des mouvements

Les Enfants et les Jeunes sont-ils des Pieces Manquantes des Mouvements ?

Les Enfants et les Jeunes sont-ils des Pieces Manquantes des Mouvements ?

Par Joseph Myers, rédacteur en chef, Accel –

Rédigé à partir du numéro d’avril 2021 d’Accel, pages 14-18 et mis en ligne avec leur autorisation

Il existe une abondance d’informations sur le ministère parmi les enfants et celui parmi les jeunes dans les milieux d’églises traditionnelles. Il existe également des centaines de pages Web, d’articles et de livres qui traitent des mouvements d’implantation d’églises et des mouvements de formation de disciples. Toutefois, après avoir fait avec soin des recherches, je n’ai rencontré que deux mentions qui semblent s’adresser aux enfants/jeunes et aux mouvements de façon un tant soit peu détaillée. La première de ces mentions est l’article de George O’Connor : Reproducible Pastoral Training: Church Planting Guidelines from the Teaching of George Patterson (Pasadena, CA: William Carey Library, 2006). Dans ce livre, la recommandation 32 dit : « Laissez les enfants exercer un ministère sérieux » (pages 140–9). Bien qu’ils n’aient pas été nécessairement formulés avec des mouvements à l’esprit, les concepts présentés dans ce guide sont appropriés et suffisamment détaillés pour que le lecteur puisse espérer les mettre en œuvre. Un résumé de ces concepts est présenté ci-dessous.

  • Laissez les enfants participer activement au culte au lieu d’écouter passivement un sermon pour enfants ou un récit. Par exemple, les enfants adorent mettre en scène des récits bibliques pour les adultes pendant le culte. Mélanger différents âges, y compris des adultes, pour dramatiser les sermons crée un plus grand impact sur les auditeurs.
  • La séparation constante des enfants et des jeunes selon l’âge entrave leur développement social. Les enfants bénéficient davantage en travaillant et en jouant avec des adultes et des enfants d’âges différents.
  • Les églises et les parents devraient appliquer une approche pratique et relationnelle à la formation et à la transformation en disciples des enfants et des jeunes.
  • Les parents chrétiens, en particulier les pères, devraient faire beaucoup plus de formation pour les enfants, et les églises devraient avoir plus d’activités qui incluent des familles entières.
  • Les enfants de tous âges désirent l’attention de personnes plus âgées qu’eux. Le fait d’avoir des enfants plus âgés qui transforment des enfants plus jeunes en disciples et des jeunes qui transforment des enfants plus âgés en disciples, cela fait grandir à la fois le formateur et le disciple.
  • Aidez les enfants à participer activement à l’œuvre du Seigneur.
  • Discernez et reconnaissez ce que chaque enfant a à offrir.
  • Les enfants s’épanouissent en étant créatifs. Donnez-leur l’occasion de partager avec d’autres enfants et, le cas échéant, avec des adultes le fruit de leur créativité (chansons, poèmes, sketches, créations artistiques).
  • Les enfants apprennent bien à travers un enseignement qui est non verbal. Par exemple, accepter les enfants dans le cadre de la fraternité et ce dès leur plus jeune âge leur inculque un amour pour l’église et, par extension, pour les vérités qu’elle enseigne et modèle pour eux.
  • Enseignez la Parole comme Paul l’a fait. Une bonne exposition de la Bible jette les bases d’une compréhension doctrinale abstraite. Commencer par un passage biblique concret sur des événements tels que la création, la chute, l’alliance avec Abraham ou le don de la loi peut aider les adultes tout comme les enfants à saisir les concepts associés plus difficiles.
  • Variez les manières dont vous présentez un passage de l’Écriture afin d’accroître leur engagement personnel et leur compréhension. Par exemple on peut intégrer la lecture, la mise en scène, des leçons de choses et encourager les questions, et cela même pendant un enseignement ou une prédication.

L’autre mention et ressource utile est un article de Mme. C. Anderson, intitulé à juste titre « Les Enfants et les Adolescents Peuvent-ils Faire Partie d’un DMM ? » (1) Dans la section « Principes pour Traiter les Problèmes Familiaux dans les DMM », C. Anderson présente six choses que les parents et les autres adultes peuvent faire pour aider les enfants et les adolescents à évoluer en tant que disciples et formateurs de disciples :

  • Changez votre mentalité et cessez de divertir les enfants pour maintenant les former.
  • Les enfants et les adolescents doivent apprendre qu’ils sont aussi un sacerdoce royal.
  • Projeter une vision de mouvement auprès des enfants et des adolescents ; obtenez leur adhésion ainsi que celle de leurs parents. (Dans ce principe, Mme. C. Anderson émet le conseil suivant : « Aidez-les à voir ce que Dieu pourrait faire à travers eux pour lancer un mouvement et invitez-les à prier avec vous pour cela. »)
  • Attendez-vous à plus d’enfants et d’adolescents : ils relèveront le défi.
  • Ne séparez pas toujours les enfants pour former leurs propres groupes.
  • Aidez les parents à comprendre leur responsabilité qui est de former leurs enfants à obéir au Christ et à multiplier les disciples.

Bien que ces principes abordent les modalités de « quoi » plus que de « comment », ils constituent un bon point de départ pour examiner sérieusement les façons dont les jeunes et les enfants peuvent devenir des participants actifs dans des mouvements et devenir même des dirigeants en leur sein.

  1. Anderson termine son article par un avertissement que toute personne cherchant à former des jeunes devrait prendre à cœur :

Très peu d’églises s’attendent à ce que les adolescents soient réellement des formateurs de disciples. On ne les met pas au défi d’exercer leurs dons spirituels de manière significative. Nous devons travailler pour changer ce paradigme si nous voulons voir des mouvements en Occident. Pour ceux d’entre vous qui êtes en Afrique ou en Asie, c’est là un domaine où vous devriez éviter d’adopter un modèle qui vient des églises occidentales, modèle qui est inefficace pour former des enfants ! (2)

(1) https://www.dmmsfrontiermissions.com/children-teenagers-dmm/

(2) Ibid.

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À propos des mouvements

PRIERE ET GUERRE SPIRITUELLE

PRIERE ET GUERRE SPIRITUELLE

Extrait avec l’autorisation du livre qui nous vient hautement recommandé :

The Kingdom Unleashed: How Jesus’ 1st-Century Kingdom Values Are Transforming Thousands of Cultures and Awakening His Church par Jerry Trousdale & Glenn Sunshine.

(Kindle Locations 2399-2469, du chapitre 9 « La Prière qui Abonde »)

« Les Mouvements qui Forment des Disciples (DMM) ne sont pas un programme, une stratégie ou un curriculum. C’est simplement un mouvement de Dieu. Sans Lui, il n’y a rien. C’est pourquoi toutes les discussions sur les Mouvements de Formation de Disciples commencent par la prière et le jeûne. Notre Dieu Souverain recherche passionnément ceux qui sont perdus pour les ramener à lui. La prière et le jeûne nous permettent de nous mettre sur la même ligne que Lui. Il n’y aura aucun résultat si nous marchons par nos propres forces et selon nos propres ressources. Dieu dit: « Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession. » Et aussi : « Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse. … » Derrière tout succès dans l’implantation d’églises et la formation de disciples, il y a beaucoup de prière et beaucoup de jeûne, beaucoup de genoux pliés, beaucoup de pleurs et de gémissements devant Dieu. C’est là que la victoire est remportée et ensuite lorsque vous entrez dans le champ, vous voyez les résultats. »

—Younoussa Djao, Engagez-vous ! Série de vidéos sur l’Afrique.

PRIERE ET GUERRE SPIRITUELLE

La prière est un élément essentiel du combat spirituel auquel nous sommes confrontés quotidiennement. Il semble parfois que nous sommes submergés par le péché et ce à partir du moment où nous nous réveillons et ouvrons notre téléphone portable pour regarder les informations jusqu’au moment où nous nous couchons le soir et cherchons un film à regarder avant les prières du soir. Ainsi, l’existence d’une guerre spirituelle est si réelle que non seulement nous ne pouvons pas l’ignorer mais nous ne la remarquons presque plus non plus. De plus, l’église du Nord global ignore souvent la réalité d’une activité démoniaque alors que les églises du Sud global ne peuvent pas l’ignorer.

Il y a un homme, que nous appellerons Gonda, et qui est un planteur d’églises dans un pays d’Afrique centrale. Il a vu Dieu accomplir des résultats miraculeux en Afrique centrale de même qu’il a prospéré dans des situations difficiles auxquelles il a survécu. Il nous a dit qu’il avait quatre principes qui ont façonné son ministère : 1. Pour lui, tout dépend de la prière et de l’écoute de la voix de Dieu 2. Il recherche des gens de paix 3. Quand il les trouve, il catalyse des Études de Découverte de la Bible (Discovery Bible Studies) 4. Et il coache et encadre ses disciples, d’autres dirigeants et de nouvelles églises afin qu’ils se reproduisent tous.

Gonda avait entendu parler d’une ville nommée Hante. Cette ville formait une communauté assez fermée qui, à des fins démoniaques, se livrait à un trafic horrible de meurtre et d’exportation de sang et de parties de corps humains vers d’autres pays. La ville ne tolérait pas très bien les étrangers et les recherches de Gonda tendaient a montrer que certaine étrangers étaient décédés après avoir visité cette communauté.

Alors Gonda a commencé à prier Dieu pour le compte de cette ville. Il connaissait le risque de chercher à amener le Royaume de Dieu dans ce lieu, mais Dieu l’avait encouragé dans cette entreprise et donc la seule chose à faire était de prier et d’obéir de même que d’effectuer quelques recherches supplémentaires.

Il apprit que le chef de la communauté était profondément attaché à des fétiches ancestraux qui lui donnaient des pouvoirs magiques pour pouvoir pénétrer au beau milieu d’un troupeau d’éléphants et ensuite demander à ses amis chasseurs de l’aider. Les gens le craignaient, lui et ses pouvoirs surnaturels.

Gonda pria pour être guidé et il se mit à attendre.

Rapidement, il rencontra une Chrétienne qui vivait dans la ville de Hante. Au moment où il rencontra la femme, il sentit clairement l’appel  du Seigneur à démarrer sa mission. Cette femme voulait voir l’Évangile engagé là-bas, mais elle craignait que sa communauté ne soit un défi trop grand. Gonda proposa un plan pour d’abord commencer avec un village situé à sept kilomètres de là. Il pensait que ce village pourrait servir d’étape afin de se rapprocher suffisamment de Hante, explorer la région et faire une marche de prière tout autour d’elle.

Finalement, un samedi après-midi, il fit le trajet jusqu’au village « d’étape » avec deux jeunes disciples qu’il coachait et encadrait, espérant y dormir. Mais un ancien pasteur les rencontra en chemin, et lorsqu’il apprit leurs intentions, il insista pour les emmener directement à Hante, ville qu’ils ciblaient dès le début. Gonda sentit alors que le pasteur était une personne de paix qui pouvait les présenter aux villageois et par conséquent il accepta le changement de plans.

La nuit était déjà bien tombée lorsque les hommes épuisés se frayèrent péniblement un chemin dans Hante mais ils sentaient bien qu’ils n’y étaient pas en sécurité. Cependant, cela facilita les choses qu’ils soient escortés par quelqu’un qui était déjà connu dans le village, surtout lorsque le pasteur dit aux gens que ses amis étaient des conteurs qui racontaient les récits du Dieu Créateur.

Il était déjà 10 heures du soir, mais les gens qui s’étaient d’abord rassemblés pour aborder le groupe d’inconnus insistaient maintenant qu’ils voulaient entendre un de leurs récits ; alors ils jugeraient s’ils pouvaient ou non rester. Les habitants allumèrent un feu et nos hommes se mirent à raconter les récits de la Bible, en commençant par ceux de la Création et en passant par les grands récits de l’Ancien Testament et dans les évangiles, tout en donnant aux gens le temps de découvrir ce que tout cela pourrait signifier pour eux si c’était vrai. Parfois, Gonda entonnait même un chant d’adoration et les gens se mettaient à danser. Et cela dura bien quelques heures. Vers deux heures du matin, les gens commencèrent à quitter le feu, mais pas pour dormir. Ils se précipitèrent pour réveiller leurs familles afin qu’elles viennent entendre ces récits merveilleux.

Finalement, environ 150 personnes se rassemblèrent autour du feu pour écouter la narration chronologique de la Bible. Gonda ne s’était jamais attendu à ce que les gens restent éveillés toute la nuit pour entendre les récits, mais lui et ses disciples étaient ravis de ce développement surprenant.

Plus tard, les gens rapportèrent qu’ils étaient restés toute la nuit parce qu’ils avaient une peur profonde de mourir, et que ces histoires sur le Dieu suprême trouvaient un écho dans leur cœur. Il y avait des familles parmi le groupe dont les ancêtres avaient fait des choses horribles et certaines d’entre elles faisaient encore ces choses. Elles se sentaient maudites et effrayées, mais elles étaient intriguées par les récits, presque comme si les récits étaient la première bouée de sauvetage d’espoir et de salut qu’ils avaient jamais reçue. Chaque fois qu’il semblait que les récits puissent se terminer, ces familles insistaient pour que les hommes continuent.

Cette nuit-là, le chasseur d’éléphants (qui était aussi le chef du village) tomba malade. Il se rendit chez un prêtre animiste local mais il n’y eut aucun secours pour le chef. Il savait que quelque chose se passait dans la ville mais il était trop malade pour aller vérifier. On informa ceux qui étaient en train de former des disciples de la maladie du chef du village et ils ressentirent alors que certains d’entre eux devaient aller le voir et prier afin qu’il sache qu’il y avait un pouvoir plus grand que ses fétiches. Par la grâce de Dieu, avec les formateurs de disciples à ses côtés, il reçut une guérison immédiate et décida d’aller écouter les récits tôt le matin.

La narration des récits bibliques ne se termina pas à l’aube et ni même à midi. En fait, elle dura jusqu’à 3 heures de l’après-midi c’est-à-dire qu’il y eut dix-sept heures de récits bibliques allant de la Création à Jésus assis sur le trône au Ciel. Pendant tout ce temps, l’équipe de formateurs de disciples était étonnée que les gens fussent désireux de consacrer autant de temps et d’énergie à cette étude ininterrompue de la Bible en Ordre Chronologique.

Le dialogue et les études de Découverte de la Bible durèrent deux semaines, après quoi le chef décida de devenir le premier disciple du Christ de la communauté. Il convoqua un rassemblement de la ville, avoua de nombreux péchés, y compris ses fétiches, exposa en public tous ses objets utilisés à des fins occultes et les détruisit avant de recevoir le baptême. Plus de quarante autres furent baptisés peu de temps après, et une église se forma dans le village. Finalement, 280 personnes furent baptisées. Ensuite, le chef se rendit dans les autres villages de la région pour leur parler du Dieu créateur qui aime, guérit, pardonne et change le cœur des gens. À chaque visite, plus d’églises furent plantées de manière miraculeuse.

Gonda rapporte que, dans la nouvelle ville, les gens commencèrent à expliquer pourquoi ils étaient devenus des disciples du Christ, déclarant simplement : « Nous avons découvert le Dieu créateur qui est très puissant ! » Dans la nouvelle ville, les disciples du Christ ont continué à grandir et à prospérer avec plus de prières exaucées et de preuves de l’amour de Jésus. Quelques mois plus tard, une guerre de rebelles obligea tous les villageois, dont beaucoup étaient devenus des disciples du Christ, à évacuer vers une ville beaucoup plus grande pour se mettre en sécurité.

L’histoire s’arrête là, mis à part un détail. Dans la ville que l’équipe avait initialement prévue d’utiliser comme lieu d’étape, il y avait un temple très grand dédié à la déesse de la ville, une présence malveillante qui, selon les habitants, causait périodiquement la mort de gens qui s’approchaient du temple. Le pasteur que l’équipe avait rencontré sur la route, l’homme qui avait été leur personne de paix pour entrer à Hante en premier lieu, ce pasteur donc avait été enhardi par ce que Dieu faisait dans la région, et il avait passé trois jours de jeûne et prière. Puis, un lundi matin à huit heures du matin, il se rendit au centre de cette ville d’étape et il mit lui-même le feu au temple. La plupart des résidents étaient persuadés qu’il mourrait, mais il ne mourut pas.

Grâce à cet incident alimenté par Dieu à travers la prière persistante de Hante, il y eut une dynamique parmi les disciples du Christ alors que le culte de la déesse se mettait à décliner.

 

LA DESTRUCTION DU ROYAUME DE SATAN

Cette histoire illustre que le ministère de Jésus n’était pas de délivrer une nouvelle philosophie ou religion ; c’était pour détruire le royaume de Satan. Jésus termina l’un de Ses dialogues avec les pharisiens par ces mots : « Comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, si cette personne ne lie d’abord l’homme fort ? Et alors elle pillera sa maison » (Matthieu 12.29). C’est l’intention de Jésus de détruire les œuvres de Satan et de ses serviteurs, et, pour les gens du Royaume, de sauver les autres des ténèbres afin de peupler le Royaume de Dieu.

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À propos des mouvements

Les Mouvements Qui se Multiplient – Démarrage et Pollinisation Croisée – 2eme Partie

Les Mouvements Qui se Multiplient – Démarrage et Pollinisation Croisée – 2eme Partie

Par Benny –

Article modifié à partir d’une vidéo pour Global Assembly of Pastors for Finishing the Task

Dans la première partie de ce blog, j’ai partagé trois étapes et trois clés que le Seigneur a utilisées pour encourager les cycles de multiplication dans nos mouvements. Dans cet article, je souhaite partager…

Trois Facteurs qui Soutiennent la Multiplication des Mouvements

Quels facteurs favorisent la multiplication des mouvements ? Je mentionnerai trois facteurs : les modèles, le potentiel et les équipes de dirigeants. Tout d’abord, les modèles. Des modèles simples. Des modèles qui sont enseignés et répétés encore et toujours. Des modèles imités par la génération suivante de croyants. Dans les Écritures, nous voyons souvent que Jésus a créé un modèle qu’il a d’abord répété, puis enseigné à ses disciples de la même manière. Paul, un apôtre de Jésus a dit : « Imitez-moi comme j’imite Jésus le Messie ». Les leaders de mouvements ont besoin de modèles clairs pour exercer leur ministère de manière efficace. Ils ont besoin de modèles qu’ils peuvent transférer aux dirigeants des générations suivantes. Les modèles aident un mouvement à rester sur la bonne voie. Ceci est particulièrement important pour maintenir la pureté de l’enseignement de la Bible.

Nous découvrons des modèles en effectuant des recherches, puis en expérimentant dans différents contextes pendant des périodes limitées. Ensuite, nous évaluons l’efficacité des modèles. Nous formons les gens a des modèles qui s’avèrent utiles, afin qu’ils puissent être utilisés dans d’autres domaines.

Un modèle très utile est le suivi des fruits, modèle que nous appelons « gestion des œufs » parce que les cercles du graphique ressemblent à des œufs. Nous formons des leaders à suivre leurs fruits c-à-d. à noter dans un format standard leurs données sur les fruits. Chaque trimestre, nous recueillons les données auprès des dirigeants : ceux des générations les plus récentes jusqu’aux dirigeants des générations les plus reculées. Nous formons et encadrons ces leaders pour analyser plusieurs indicateurs au sein des données standard. Cela les aide à améliorer leur leadership.

Le deuxième facteur de multiplication des mouvements est le potentiel. L’un des défis auxquels les dirigeants de mouvements doivent faire face est de découvrir les personnes ayant le plus de potentiel et de les développer pour qu’elles soient productives et efficaces. Pour cette raison, nous devons être énergiques pour trouver des personnes de paix qui peuvent donner accès à leurs réseaux sociaux. Et nous devons être énergiques pour trouver des personnes ayant le potentiel pour remplir les rôles de leadership nécessaires dans un mouvement. J’ai découvert au moins 12 rôles différents dans un mouvement : 

  1. Des leaders qui exercent les responsabilités de leadership qui leur ont été confiées.
  2. Des travailleurs apostoliques de professions et de statuts sociaux variés, qui portent l’ADN des mouvements et lancent des mouvements dans de nouveaux domaines.
  3. Des chercheurs qui recherchent et analysent ce qu’ils découvrent.
  4. Des conseillers et des mentors qui accompagnent les autres pour les aider à découvrir des réponses à leurs problèmes.
  5. Des facilitateurs qui coordonnent diverses activités de développement communautaire.
  6. Des enseignants spirituels qui aiment la parole de Dieu et découvrent et partagent ses principes spirituels. Ils appellent les autres à vivre leur vie selon les Écritures.
  7. Des formateurs qui aident les autres à améliorer leurs compétences.
  8. Des administrateurs qui gèrent diverses tâches administratives.
  9. Des créateurs de médias imaginatifs, créatifs et innovants dans la création de contenu multimédia.
  10. Des donateurs qui fournissent un soutien financier ou d’autres types de ressources.
  11. Des intercesseurs qui consacrent du temps et de l’attention à la prière.
  12. Des catalystes qui mettent les gens en relation au sein de divers réseaux.

Je veux souligner en particulier le rôle du travailleur apostolique. Une personne avec ce don apostolique peut étendre un mouvement à d’autres groupes de personnes non atteints. Ces travailleurs apostoliques peuvent vivre de manière interculturelle, comprendre l’ADN des mouvements et appliquer la dynamique du mouvement dans un nouveau contexte culturel.

Vous devez également être énergique dans l’utilisation de divers programmes de développement communautaire polyvalents qui soutiennent votre ministère spirituel.

Avez-vous trouvé des personnes qui peuvent remplir ce genre de rôles au sein de votre mouvement ? Que ferez-vous pour les amener à exprimer pleinement leur potentiel ? Quel serait l’avantage de travailler avec des personnes qui remplissent ces rôles ?

Le troisième facteur de multiplication des mouvements, ce sont les équipes de leaders. L’épine dorsale du progrès d’un mouvement c’est d’exploiter au maximum le potentiel du leadership dans plusieurs équipes. Dès le début, faites tout votre possible pour souder vos dirigeants ensemble comme quand on tisse les fils d’une toile, afin que des liens forts de fraternité se développent entre eux. Le tissage de ces liens fraternels commence avec les leaders de la première à la troisième génération pour former un groupe de leaders sur chaque pôle (10 ou 15 groupes). Ensuite, un lien de fraternité est tissé entre les leaders des pôles pour former un groupe de leaders sur chaque petite région (3 pôles ou plus). Au fur et à mesure qu’un mouvement se développe géographiquement et accroît la quantité de fruits, vous devrez former les leaders les plus compétents dans un groupe de leaders qui supervisent une vaste région (3 petites régions ou plus). Au début, vos réunions de dirigeants peuvent ne pas avoir un ordre du jour clair, mais finalement, les dirigeants doivent prendre conscience des besoins qui doivent être abordés lors de chaque réunion.

L’ordre du jour des groupes de leaders comprend :

  • La prière
  • L’étude de la parole de Dieu en utilisant les sept questions
  • Partager des récits sur le développement du ministère et les défis auxquels ils sont confrontés
  • Faire des présentations sur les choses qu’ils expérimentent et leurs résultats
  • Une planification stratégique collégiale
  • Utiliser des cercles de coaching pour aider les leaders à relever un défi actuel
  • Célébrer ce que vous pouvez célébrer.
  • Exprimer de la compassion envers les dirigeants qui partagent de mauvaises nouvelles.
  • À la fin d’une réunion de dirigeants, lancez-leur un défi. (Par exemple, au cours des trois prochains mois, essayez d’innover dans trois nouveaux domaines.)

Les réunions régulières des groupes de dirigeants au niveau des pôles, des petites régions et des régions étendues devraient devenir une serre. La serre d’un groupe de dirigeants d’un mouvement plante l’ADN du mouvement avec le potentiel de faire naître de nouveaux mouvements dans d’autres groupes de personnes non atteintes (ou même dans d’autres nations). Les réunions de dirigeants aident les dirigeants à s’affiner et à s’autonomiser les uns les autres. Les groupes de leaders deviennent des lieux de croissance et de développement des capacités de vos leaders.

Questions pour une discussion avec d’autres dans votre ministère

Les modèles:

  1. Quelles difficultés rencontrez-vous pour découvrir de bons modèles ?
  2. Les dirigeants locaux reproduisent-ils de bons modèles dans la génération suivante ?
  3. Quels sont vos modèles de ministère qui sont les plus efficaces ou les plus productifs ?
  4. De quels autres modèles les dirigeants locaux ont-ils encore besoin ?

Le potentiel dans votre équipe de leadership :

  1. Qui avez-vous dans votre Cercle 1 (les principaux leaders sur lesquels vous comptez) ? Comment utilisez-vous vos leaders du Cercle 1 au maximum?
  2. Sur les douze rôles mentionnés, quels rôles sont joués par vos leaders du Cercle 1? Quels rôles ne sont pas joués par eux ? Que ferez-vous pour trouver des personnes capables de jouer ces rôles ?

Les équipes de leaders :

  1. Quel modèle de leadership ressemble le plus à votre ministère ?
    1. Un leadership centralisé : un ou plusieurs hauts dirigeants sont responsables de la plus grande partie du ministère.
    2. Un leadership partagé : un haut dirigeant est responsable d’un nombre limité de personnes et de problèmes. Trois leaders ou plus partagent les responsabilités au sein des équipes de direction. Plusieurs équipes de direction sont réparties sur différents domaines et différentes générations.
  2. Comment ces deux modèles différents influencent-ils la façon dont le leadership se produit ? De quelle manière l’expansion du mouvement est-elle affectée par chaque modèle ?
  3. De quelles manières les équipes de dirigeants agissent-elles comme des serres qui transfèrent l’ADN du mouvement à de nouveaux groupes de personnes non atteints ?
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À propos des mouvements

Les Mouvements Qui se Multiplient – Démarrage et Pollinisation Croisée – 1ere Partie

Les Mouvements Qui se Multiplient – Démarrage et Pollinisation Croisée – 1ere Partie

Par Benny –

Article rédigé à partir d’une vidéo pour Global Assembly of Pastors for Finishing the Task

Je voudrais partager avec vous comment un mouvement s’est multiplié au sein d’un groupe de personnes non atteints, et comment ce mouvement, dirigé par des croyants locaux, s’est multiplié au sein de plusieurs autres peuples non atteints. Il y a environ neuf ans de cela, j’ai voyagé pour effectuer des recherches ainsi qu’une marche de prière parmi un groupe de personnes non atteintes. Quand j’ai visité ce groupe pour la première fois, ses membres n’avaient ni croyants ni ouvriers qui servaient parmi eux. Trois années plus tard, je suis revenu. À ce moment-là, j’ai rencontré dans un restaurant un pêcheur d’âge moyen. Un sujet qu’il a soulevé c’était comment un chaman local utilisait les pouvoirs d’esprits maléfiques et de la magie noire et comment, après plusieurs décès inhabituels, de nombreuses personnes vivaient dans la terreur. J’ai écouté attentivement son histoire, puis je lui ai dit : « Nous avons tous besoin de quelqu’un proche de nous qui nous protège, qui peut nous aider à nous sentir en sécurité et être capables de vivre en paix. »

Il a répondu : « Ah oui ! Je suis bien d’accord avec ce que vous déclarez la !”

Je lui ai alors demandé : « Si vous pensez que c’est un sujet important, cela vous dérangerait-il que nous continuions notre discussion plus tard chez vous ? Avez-vous d’autres amis intéressés par ce sujet et qui voudraient peut-être se joindre à la discussion lors de ma visite ?

Il a répondu : « Bien sûr ! S’il vous plaît, venez chez moi.

Nous avons donc fixé un rendez-vous pour nous rencontrer chez lui un autre jour. Je suis resté deux jours chez lui et il a invité quatre autres personnes chez lui pour discuter. Ils appartenaient à plusieurs ethnies qui habitaient cette région. Nous avons continué la discussion que nous avions commencée, avec le thème de Dieu comme un puissant protecteur. Nous avons étudié à partir des Psaumes, en utilisant sept questions pour guider la discussion. Leur conclusion de la première réunion était que Dieu est capable de surmonter toutes les attaques des mauvais esprits et de la magie noire. Et Dieu est capable de protéger et de donner à n’importe qui un sentiment de sécurité.

Le lendemain, lors de notre deuxième rencontre, nous avons étudié le thème : « Dieu est la source de bénédiction ultime. » Nous avons examiné le récit de cette bénédiction qui avait été donnée au prophète. Ils ont conclu que Dieu veut que tout le monde reçoive la bénédiction ultime : le salut pour cette vie et dans le jugement final. Lorsque j’ai dû rentrer de cette ville, je me suis engagé à poursuivre notre discussion à distance. J’ai continué à partager des documents avec eux en utilisant les medias sociaux.

Le sujet que je soulevai était « Dieu aime les pécheurs ». Leur réaction à cette discussion fut de tomber d’accord tous ensemble que Dieu a pourvu au salut par la grâce et au vrai pardon pour tous à travers l’œuvre de Jésus le Messie. Après avoir terminé leur discussion, ils ont immédiatement partagé ce qu’ils avaient appris : avec leur famille, leurs amis et leurs voisins. Ils ont également commencé à former de plus en plus de petits groupes de découverte formels en utilisant les sept questions.

Pour faire court : deux ans plus tard, ils m’ont fait savoir qu’ils avaient déjà atteint cinq générations de groupes. Ils avaient également atteint deux autres groupes de personnes non atteints, les groupes de découverte se multipliant jusqu’à la troisième et la quatrième génération.

 

Les Trois Étapes qui Soutiennent la Multiplication

Comment encourage-t-on les cycles de multiplication dans un mouvement ? D’après mon expérience, il y a trois étapes qui soutiennent les cycles de multiplication. La première consiste à atteindre les personnes non atteintes. La seconde est la découverte en groupe qui favorise la multiplication des mouvements. Le troisième est l’autonomisation qui assure au leadership son utilisation maximale dans des équipes multiples de dirigeants.

 

Étape 1 : Atteindre les non-atteints

La première clé pour atteindre les non-atteints est les voyages d’enquête sur le terrain. Je suis un fanatique de l’ouverture de nouveaux domaines. Comme je l’ai mentionné plus haut dans mon récit, j’ai rendu visite à un peuple non atteint complètement inconnu de moi. Ils parlent une langue différente, suivent des traditions différentes et mangent des aliments différents. Quelques pratiques se sont avérées fructueuses dans ce type de sensibilisation. Premièrement, prier et visiter les peuples non atteints. Nous avons besoin d’individus qui prient ainsi que d’une équipe qui prie pour cela. Je dresse des plans pour qu’une équipe à court terme puisse faire un projet de recherche. Lors du voyage d’enquête à court terme sur le terrain, j’en profite également pour trouver les premiers fruits de la région. Le mouvement grandit à mesure que nous trouvons sur le plan local des travailleurs apostoliques qui répètent ce même processus : des voyages à court terme pour la prière, la recherche et la recherche des premiers fruits.

La deuxième clé pour atteindre les non atteints est le dialogue de transformation. C’est comme passer et se repasser le ballon dans un match de football. C’est un processus interactif consistant, dans une discussion générale, à botter le ballon au loin avec pour but une discussion spirituelle. Nous pouvons ensuite ajouter d’autres personnes au groupe de découverte et leur présenter Jésus le Messie. Nous commençons par un sujet dont beaucoup de personnes locales en discutent. Connaître les schémas de pensée des populations locales nous aidera à comprendre comment répondre à leurs besoins et changer leur paradigme à la lumière de la parole de Dieu.

La troisième clé pour atteindre les non atteints est de se concentrer sur les groupes plutôt que sur les individus. Atteindre les groupes est beaucoup plus efficace que d’atteindre les individus. Lorsque nous nous concentrons sur un individu, nous n’influençons qu’une seule personne. Cela nous épuisera et sera très inefficace. Se concentrer sur les groupes présente de nombreux avantages. Chaque individu a besoin d’une communauté de croyants pour grandir. Les petits groupes accélèrent la croissance d’un groupe de personnes non atteints. Les groupes donnent naissance à d’autres groupes et les groupes ne manqueront pas de ressources non plus : ressources humaines et financières, compétences et idées.

 

Étape 2 : Faciliter la découverte en groupe

La deuxième étape du cycle de multiplication des mouvements est la découverte en groupe qui encourage la multiplication des mouvements. Quel modèle peut aider un petit groupe à devenir comme une serre qui crée une croissance spirituelle et améliore la santé ? Et l’aider à s’étendre à de nouvelles régions, y compris aux peuples non atteints ? J’utilise comme serre le modèle de discussion basé sur les Sept Questions, modèle propre aux Groupes de Découverte de la Bible. C’est une méthode très simple qui peut être appliquée à n’importe qui. Il clarifie aux yeux de tous ceux qui l’apprennent que le processus comporte sept parties. Ainsi, les dirigeants des générations précédentes peuvent facilement transférer le processus aux générations suivantes.

Les sept questions sont les suivantes :

  1. De quoi êtes-vous reconnaissant ?
  2. À quels défis faites-vous face ?

Ces deux questions aident les membres du groupe à approfondir leurs liens relationnels.

Lisez un passage ensemble.

  1. Qu’apprenez-vous sur Dieu dans ce passage ?
  2. Qu’apprenez-vous sur Jésus (Isa) dans ce passage ?
  3. Qu’apprenez-vous sur les gens dans ce passage ?

Ces trois questions aident chacun dans le groupe à reconnaître que la parole de Dieu est au centre de leur croissance spirituelle : ce n’est pas un enseignant ni un chef de groupe. Ils étudient les Écritures ensemble et en groupe en utilisant la méthode inductive. Ensuite, chacun a l’opportunité de partager ce qu’il découvre dans les Écritures.

  1. Que ferez-vous cette semaine à partir de ce que vous avez appris dans ce passage ? Que peut faire notre groupe ensemble cette semaine pour appliquer ce que nous avons appris ensemble dans ce passage ?

Cette question aide chacun dans le groupe à comprendre qu’ils doivent mettre en pratique la Parole. Ils apprennent aussi à vivre au sein d’une communauté de croyants.

  1. Avec qui partagerez-vous cette semaine ce que vous avez appris de ce passage ?

Cette question les aidera à faire des disciples des autres. Ils commencent immédiatement à partager ce qu’ils ont appris et commenceront naturellement à former de nouveaux groupes dans plusieurs endroits.

 

Étape 3 : Autonomiser les Équipes de Dirigeants

La troisième étape du cycle de multiplication dans un mouvement est l’autonomisation qui assure leur pleine utilisation à des équipes multiples de dirigeants.

J’utilise souvent des slogans pour transmettre une vision et former des mentors sur le terrain. Dans mon ministère, j’ai de nombreux dirigeants, coaches et croyants qui ne sont pas issus d’un milieu au statut élevé ; beaucoup n’ont pas reçu une bonne formation scolaire. Des slogans simples les aident à comprendre et à appliquer rapidement ce qu’ils ont vu et entendu. Nous utilisons des slogans pour développer une pluralité de leaders dans les équipes.

Nous apprenons du Seigneur Jésus qu’il a choisi un petit groupe de dirigeants. Il a ensuite sélectionné le noyau de l’équipe, noyau constitué de trois parmi eux. Alors que nous travaillons parmi les peuples non atteints, nous essayons de modeler ce qui a été modelé par notre grand Maître, de la manière dont il a sélectionné et suscité des dirigeants. Nous veillons à ce que la pluralité des dirigeants fournisse un leadership sain au sein du mouvement. La pluralité de leadership permet de résoudre des problèmes avec l’aide de plusieurs leaders. Les groupes de leaders nous donnent le temps pour planifier une stratégie avec eux. La pluralité du leadership nous aide également à nous préparer à la perte d’un leader si quelqu’un meurt, déménage ou se déplace ailleurs à cause de la persécution. De cette façon, le mouvement n’est pas paralysé par la perte d’un leader unique.

Enfin, nous formons les leaders à devenir autonomes sur plusieurs niveaux. Nous devons être conscients que les dirigeants seront confrontés à différents types de défis et à différents niveaux. Les dirigeants des générations précédentes portent une charge beaucoup plus lourde que les dirigeants des générations suivantes. Comment équipe-t-on personnellement et forme-t-on les dirigeants à chaque niveau afin qu’ils puissent servir au maximum de leurs capacités ? Comment peut-on les aider à gérer le mouvement et à bien gérer leurs responsabilités, qu’ils dirigent 50, 100, 500 ou 1000 personnes ? Chacun de ces niveaux de leadership apporte des complications et des défis uniques auxquels ils doivent faire face et pour lesquels ils doivent trouver des solutions adaptées. Cela souligne l’importance de l’autonomisation à plusieurs niveaux afin que les dirigeants de chaque niveau puissent être pleinement efficaces lorsqu’ils travaillent ensemble dans le mouvement.

Ce sont-là quelques-unes des étapes et des clés que le Seigneur a utilisées pour encourager les cycles de multiplication dans nos mouvements. J’espère que vous les trouverez utiles dans le ministère que le Seigneur vous a confié. Dans la deuxième partie de ce blog, je partagerai trois facteurs soutenant la multiplication des mouvements.

 

Questions à discuter avec d’autres dans votre ministère :

Qui dans votre (vos) équipe(s) de ministère Dieu a-t-il utilisé pour ouvrir de nouveaux champs ?

Comment trouvez-vous des travailleurs apostoliques locaux ?

Comment menez-vous le dialogue de transformation ?

Comment atteignez-vous les groupes plutôt que des individus ?

Avez-vous utilisé les sept questions pour guider une discussion dans un groupe de Découverte de la Bible ? Qu’est-ce qui marche bien ? Qu’est-ce qui est difficile ?

Des équipes de leaders se forment-elles ?

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À propos des mouvements

Comment Dieu Fait Grandir et se Multiplier des Choses Simples

Comment Dieu Fait Grandir et se Multiplier des Choses Simples

Par Lee Wood –

En mars 2013, j’ai assisté à une formation de disciples Metacamp animée par Curtis Sergeant. L’accent était mis sur l’obéissance et la formation des autres pour être des disciples qui font des disciples ce qui conduit à la multiplication d’églises de maison simples. Je suis venu à cette formation avec une passion pour la formation de disciples et avec une insatisfaction saine d’avec ma situation d’alors. J’avais compris pourquoi nous sommes appelés à faire des disciples – pour que le monde le sache – mais je ne savais pas comment. Lors de la formation, nous avons appris le comment et l’importance de faire des disciples comme expression de notre amour pour Dieu et les autres.

Je suis parti impatient d’appliquer les principes: racontez votre histoire, racontez l’histoire de Dieu, formez des groupes et formez-les à faire de même. Démarrant immédiatement sur le terrain, nous avons lancé 63 groupes la première année et en avons formé d’autres à faire de même. Certains groupes se sont multipliés jusqu’à la quatrième génération. Des centaines de groupes se sont formés au cours des deux premières années mais, avec un faible suivi, ils ne se sont pas maintenus ni multipliés comme ils l’auraient dû. Nous étions tellement occupés à former des groupes que nous n’avons pas réussi à suivre tous les principes que nous avions appris.

Heureusement, Curtis ne nous a pas abandonnés. Il a continué à nous coacher, mettant l’accent sur des principes d’une importance critique:

  1. Prenez soin de la profondeur de votre ministère et Dieu prendra soin de son ampleur.
  2. Investissez profondément dans le petit nombre qui obéit.
  3. Continuez à faire ce que vous faites et vous vous améliorerez.
  4. Les choses simples grandissent. Les choses simples se multiplient.
  5. Obéissez et formez les autres.

Nous sommes retournés pour sauvegarder ce que nous pouvions. Nous avons investi dans ceux qui obéissaient clairement à l’appel. (Ne pas faire cela a été notre échec le plus important dans nos initiatives précédentes.) Nous avons commencé à faire des marches de prières de façon intentionnelle dans certains des pires endroits de Tampa, pour trouver des personnes de paix c-à-d. des personnes préparées à recevoir le Christ et à transmettre la bonne nouvelle à leurs relations : parmi les moindres, ceux qui sont perdus et les derniers. Au fur et à mesure que nous en apprenions davantage, nous avons commencé à former d’autres personnes au niveau local et éventuellement mondial. Les groupes sains ont commencé à se multiplier. Le mouvement s’est étendu à d’autres villes de Floride et à quatre autres États. Avec l’aide de certains de nos tous premiers disciples, il s’est étendu à dix autres pays. En moins de deux ans, nous avons commencé à envoyer des missionnaires à des groupes de personnes non atteints et non engagés et ce à partir d’un mouvement décentralisé complètement organique. 

En partenariat avec un autre réseau, nous avons envoyé des formateurs dans plus de 70 pays où des mouvements d’auto-multiplication de personnes atteignant les leurs pour le Christ commencent ou progressent bien. De plus, d’autres ont commencé à venir dans notre ville pour suivre une formation d’immersion dans un modèle d’église urbaine émergent et s’impliquent dans un CPM qui transforme les communautés.

Tout cela vient du partage de nos histoires personnelles sur la façon dont Jésus a changé nos vies, en racontant l’histoire de Jésus (l’Évangile) et en suivant quelques principes simples: s’investir profondément dans quelques-uns, viser la simplicité, apprendre par la pratique et faire confiance à Dieu pour le résultat.

Comment? Aimez Dieu, aimez les autres et faites des disciples qui font des disciples. Les choses simples grandissent et les choses simples se multiplient.

Lee Wood, un ancien orphelin, jeune homme maltraité et toxicomane, a reçu Jésus à l’âge de 23 ans, ce qui a totalement transformé sa vie. Son énergie sans limite est contagieuse pour tous ceux qui l’entourent. La passion de son cœur est de former les autres en disciples pour le Christ jusqu’à ce que le monde le sache.

Texte extrait d’un article paru dans le numéro de janvier-février 2018 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, p. 22 et publié aux pages 136-138 du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Une Mission Fait une Transition: de l’Implantation d’Églises aux Mouvement de Disciples – Partie 2

Une Mission Fait une Transition: de l’Implantation d’Églises aux Mouvement de Disciples – Partie 2

Par Aila Tasse –

Dans la première partie, nous avons partagé comment Dieu nous a conduits dans LifeWay Mission à passer à un nouveau paradigme de la mission. Voici quelques-uns de nos défis, fruits et clés qui nous ont soutenus et ont apporté ce fruit. 

Les Défis d’Une Transition

Depuis que nous sommes passés au CPM (DMM), nous avons commencé à nous concentrer sur le Royaume de Dieu plutôt que sur notre ministère. Nous ne pensons plus en termes de notre nom ou de ce qui est « mien » (ma vision, mon ministère, etc.). C’est le Royaume de Dieu et son œuvre. Alors que nous catalysons les mouvements, nous nous éloignons de nos besoins et nous regardons plutôt l’avancée du Royaume. Dieu a apporté une croissance merveilleuse ces dernières années. Depuis nos débuts au Kenya, nous catalysons maintenant le DMM dans 11 pays d’Afrique de l’Est.

Depuis 2005, près de 9 000 nouvelles églises ont été implantées dans la région de l’Afrique de l’Est. Dans l’un de ces pays, le mouvement a atteint jusqu’à 16 générations d’églises implantant des églises. Dans un autre pays, le travail entre les différentes tribus a atteint 6, 7 et jusqu’à 9 générations. Le Seigneur nous a permis d’engager plus de 90 groupes de personnes et neuf groupes d’affinité urbaine dans cette région. Nous sommes impressionnés par son œuvre en donnant naissance à des milliers de nouvelles églises et à des centaines de milliers de nouveaux disciples du Christ.

Nous avons engagé tous les UPG de ma vision initiale et sommes allés bien au-delà. Nous parlons maintenant d’atteindre 300 groupes de personnes non-atteints selon le Joshua Project. Nous y travaillons chaque jour, pays par pays: prier et trouver qui est le moins évangélisé et le moins engagé.

DMM n’est pas seulement l’un de nos nombreux programmes; c’est l’essentiel, au milieu de tout ce que nous faisons. Qu’il s’agisse du ministère de la compassion, du développement du leadership ou du service de l’église, DMM est toujours au centre. Si quelque chose ne mène pas au DMM, nous ne le faisons pas.

Nos priorités consistent à atteindre des domaines nouveaux et non engagés, tout en soutenant les travaux existants. Nous commençons, multiplions et soutenons continuellement des mouvements. Avant de commencer le ministère dans un nouveau domaine, nous faisons des recherches et des marches de prière, alors que nous cherchons Dieu pour ses portes ouvertes. Pour soutenir le travail, nous organisons des consultations stratégiques DMM tous les quatre mois. Les dirigeants de pays de toute l’Afrique de l’Est assistent à ces consultations stratégiques pour un équipement et des encouragements continus.

Les Clés qui Nous Ont Soutenu et qui Ont Porté des Fruits

  1. La prière a vraiment été ma plus grande ressource.
  2. Rester dans la Parole de Dieu tout le temps. Ce que je fais est durable s’il est basé sur la Parole de Dieu.
  3. Développement des leaders. Dieu m’a vraiment aidé avec cela et l’a clairement dit: il ne s’agit vraiment pas de moi.
  4. J’ai toujours cherché à rendre local notre ministère. Les populations locales doivent en être les propriétaires. S’ils le sont, cela me coûte moins cher car cela leur appartient.
  5. Réseautage et collaboration avec des personnes faisant la même chose. Tant que Dieu nous aide à faire des disciples, il importe peu de savoir quel nom figure sur un ministère. Nous ne nous en soucions pas. Nous sautons sur toute occasion de contribuer ce que nous avons appris sur la formation des disciples. Parce que le plus important est d’achever la tâche que Jésus nous a confiée.

Nous voyons Dieu utiliser d’autres personnes et d’autres groupes, et nous sommes ravis de nous associer et de collaborer avec eux. Nous devons travailler avec le Corps du Christ, apprendre des autres et partager ce que nous avons appris. Nous louons Dieu pour la façon dont il nous a conduits et les nombreuses façons dont il fait progresser son royaume parmi les non-atteints grâce à des Mouvements de Formation de Disciples.

Les Fruits Depuis La Transition

Ce n’était pas tout monde qui était d’accord avec notre changement d’approche. Certaines personnes ont estimé que ce que nous allions faire était superficiel, parce que cela ne se concentrait pas sur les bâtiments de l’église ou les programmes qui se déroulaient dans ce bâtiment. Certains chrétiens issus de l’Église historique pensaient que nous ne nous étions pas suffisamment concentrés sur l’Église en tant qu’institution. Certains dirigeants d’un milieu théologique ont estimé que nous allions à l’encontre des traditions que l’Église avait gardées pendant de nombreuses années. Certaines personnes travaillant dans les villes avaient peur qu’une approche de formation de disciples ne fonctionne pas pour atteindre les citadins.

Nous avions appris de David Watson les descriptions des églises d’éléphants par rapport aux églises de lapin, que certaines personnes jugeaient trop critiques des églises traditionnelles. Certaines personnes nous ont accusés de simplement apprendre des choses des Américains, ce qui ne fonctionnerait pas en Afrique. Et certains travailleurs ne voulaient tout simplement pas changer; ils aimaient ce qu’ils faisaient déjà. Ils ont dit: « LifeWay grandit et nous sommes autochtones. Dieu nous a aidés à surmonter toutes sortes de défis. Pourquoi devrions-nous changer de direction? » D’autres travailleurs craignaient de perdre quelque chose. Ils pensaient que cela deviendrait peut-être une porte dérobée pour introduire quelque chose qu’ils n’aimeraient pas.

J’avais besoin de beaucoup de patience à ce moment-là parce que tout le monde ne voyait pas les choses comme moi. J’avais déjà repoussé David Watson et j’avais moi-même eu ces arguments. Je m’étais déjà mis en colère contre Dave Hunt alors qu’il m’accompagnait à travers mes étapes expérimentales avec l’application des principes du CPM. D’autres se débattaient encore avec le paradigme pendant que j’allais de l’avant avec lui. Un de mes principaux dirigeants était très résistant au nouveau modèle. Il ne voyait pas pourquoi nous devrions faire cela.

Lorsque nous avons commencé à passer à une approche CPM en 2005, nous avions environ 48 missionnaires, travaillant dans deux pays d’Afrique de l’Est. Vingt-quatre d’entre eux ont été planteurs d’églises à plein temps; les autres ont servi de planteurs d’églises catalyseurs cumulant deux emplois. En 2007, alors que nous faisions le changement, une dénomination est venue et a pris 13 de nos travailleurs d’une région où le mouvement se développait rapidement. Ils leur ont offert de bons salaires et de bons postes. J’ai perdu mes deux meilleurs gars, ce qui a vraiment fait mal. C’était également décourageant qu’en moins de deux ans les travaux dans cette région auparavant fructueuse se soient arrêtés. Les années 2008-2010 ont été assez décourageantes car nous avons perdu certains de nos meilleurs collaborateurs pendant la transition.

Dr. Aila Tasse est le fondateur et directeur de Lifeway Mission International (www.lifewaymi.org), un ministère qui travaille parmi les non-atteints depuis plus de 25 ans. Aila forme et coache des DMM en Afrique et dans le monde. Il fait partie du réseau CPM de l’Afrique de l’Est et est New Generations Regional Coordinator for East Africa.

Ce texte a été à l’origine publié aux pages 278-283 du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

An Agency Transition: From Church Planting to Disciple Making Movements – Part 1

An Agency Transition: From Church Planting to Disciple Making Movements – Part 1

By Aila Tasse –

In August 1989 I began ministering among some Muslim groups in Northern Kenya, and in 1992 I started doing outreach into a wider area. In 1994-98 I started researching unreached people groups (UPGs), and LifeWay Mission became organized as an indigenous mission agency in 1996. 

Around that time our group grew significantly. We had people joining who could speak the local languages of a large number of the tribes we wanted to reach. We also had members of unreached people groups reaching out and serving as part of our ministry. So I established a small mission school, and started teaching them. I was going to seminary so I made my own training for them out of what I was learning. We trained the young people and sent them back to their areas. They were the ones on the front lines, reaching out to people and leading the churches. 

A big turning point came in 1998, when I started implementing my larger vision. I gave assignments to the local people I was training. I said, “The best thing will be if we find people from the local community.” So they would go out for a month, start reaching out to people, and find key leaders within that month. When they came back they brought those leaders to our training center. We trained those key leaders for two months then sent them as would-be leaders for the strategy. The workers who had originally connected with them remained as coaches. I didn’t exactly learn these things; I was making things up as we went along. We were seeing things happen, but didn’t have material to learn from. So most of our ministry and programs came out of needs I saw in the field. I was teaching a lot of what later turned into CPM.

Considering a New Paradigm

Between 2002 and 2005 I started hearing about Church Planting Movements. But at that point I hadn’t come into contact with training involving other African CPM leaders. Our mission had touched all the unreached people groups in our focus region, but we didn’t have anything like a movement. I had written a dissertation on church planting and read all kinds of books on the subject, including David Garrison’s book Church Planting Movements. But a big challenge to my thinking came in 2005. 

I met a West African brother who was starting a training, and the main trainer was David Watson. That was when I started to really grapple with the idea of a movement. But I had a difficult time with what David Watson was saying.  He was telling me, “You need to do this and that,” based on what worked in India among Hindus. 

I said, “You’ve never been a Muslim. I am a Muslim background believer and I already have experience and fruit working among African Muslims. Things may not happen the same way in this context.” My big obstacle was that I wanted to defend my own work. I felt successful in planting churches among Muslims. So I pushed back. 

But the most important thing for me was, “How will I finish the task among these people groups if not through something like a CPM?” God had told me “Multiply yourself into the lives of many people.” And he expanded my vision from just the tribes in my home area, to a vision for reaching all of East Africa. I didn’t know what that would look like, but I knew God had spoken to me about it. That began my serious journey into movements. I felt the task was more important than the method. I wanted whatever would help do the task in shortest time, in a biblical way that glorified God. I felt ready for something radical – like the man who sold everything to buy the field containing hidden treasure. At all cost, I wanted to do the best thing for God’s glory among the unreached.

Around 2005 I started speaking about CPM and organizing for reaching UPGs. I had a passion for frontier mission, and I wanted to plant more churches. I had already been doing a lot of things that could be called the DNA of CPM, and the 2005 training gave me more tools and connections.

At the beginning, I wasn’t focused. But over the next few years I started implementing CPM principles and doing trainings with Dave Hunt. He played a big role by coaching me and answering my questions. He gave me a lot of encouragement in my journey. Without knowing much, I invested my energy in applying CPM principles instead of arguing about it, and it began bearing fruit. I found most of the CPM principles in the Bible. We began experiencing CPM and training and sending people. As I continued learning about movements, the strategy became very clear to me. And the movement start taking off at the beginning of 2007.

One major shift happened when I started looking at church differently, asking: “What is a church?” I had previously wanted church to be just a certain way, which was not very reproducible. Now I became serious about applying a simpler pattern of church, which was much more reproducible.

Two other key factors revolutionized my thinking:

  1. helping people discover truth (instead of someone telling it to them) and 
  2. obedience as a normal pattern of discipleship.

I saw the radical difference these could make toward ministry that would rapidly multiply. 

Paradigm Shift in LifeWay Mission

As this shift happened in my own mind, I didn’t push anyone in LifeWay to move toward CPM. I focused on one big question: “How can we finish the remaining task? We’ve seen some churches started, but will our current methods reach our goal? Has God called us to a certain method or to finish our task – the Great Commission?” I believe God can use any method he wants. We need to pay attention and see what method(s) he is using to seriously move us toward the goal. Jesus commanded us: “Make disciples, and teach them to obey.” That’s the heart of the Great Commission. It’s what makes the Great Commission Great. Unless we really make disciples, we can’t call the Great Commission Great. So whatever method we use, it has to be very effective at making disciples who obey. 

I started casting vision to my coworkers. I started leading from the front, demonstrating things and changing things slowly. I started showing them practices and principles, rather than forcing them. I wanted them to buy into vision rather than my putting pressure on them. I gave them my example by starting groups that multiplied. I opened the Scriptures and started showing them the biblical principles. As obedience became our lifestyle, that helped my people understand. It became clear to us that this was the way to go. I didn’t apply organizational pressure or exercise authority to bring the change. It wasn’t a top-down process. Some of our workers learned very early and started applying CPM principles; others were slower. For those moving more slowly, we said “Let’s move graciously and gradually.”

That process started in 2005 and continued for a couple of years. In October 2007 we made a complete change as an organization. We clarified that our goal was not just reaching the unreached, but catalyzing Kingdom movements. Lifeway Mission had started with a vision of Kingdom growth in Northern Kenya. The key thing was engaging unreached groups and reaching them with the gospel. 

Now it became clear that our work was not just engaging the UPGs with the gospel, but facilitating and catalyzing Kingdom movements among them. Our focus is still reaching UPGs, but now we’re doing that through DMM (Disciple Making Movements – the term we now use most commonly, to stress that our focus is making disciples). October 2007 was a turning point for all our teams. We changed our mission statement, our details of partnership, our networking and collaborations. 

We now explicitly aim to make disciples who multiply and become churches that multiply. A Disciple Making Movement helps us finish the task Jesus has given us. We don’t focus on a method. But if DMM helps us reach our goal, we don’t need to argue. We’re aiming for Kingdom movements among UPGs, to finish our portion of the Great Commission in the region God has entrusted to us. In 2007 we used the term “CPM.” And the key to CPM is making disciples. So since that time we have emphasized making disciples – bringing the Muslim peoples of East Africa to become obedient disciples of Jesus.

In part 2 we will share some challenges in the transition, fruit since the transition, and keys that have sustained us and brought fruit.

Dr. Aila Tasse is the founder and director of Lifeway Mission International (www.lifewaymi.org), a ministry that has worked among the unreached for more than 25 years. Aila trains and coaches DMM in Africa and around the world. He is part of the East Africa CPM Network and New Generations Regional Coordinator for East Africa.

This was originally published in 24:14 – A Testimony to All Peoples, available from 24:14 or Amazon, pages 278-283.

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À propos des mouvements

Qu’est-ce qu’un CPM ? 2eme Partie

Qu’est-ce qu’un CPM ? 2eme Partie

– Par Stan Parks –

Dans le mouvement de plantationd’église moderne, nous voyons une dynamique similaire à ce que Dieu a fait dans l’église primitive:

  • L’Esprit Saint responsabilisant et envoyant. L’un des aspects frappants des CPM modernes est le rôle de la «personne ordinaire». L’œuvre de Dieu ne se limite pas à des professionnels formés. Au lieu de cela, nous voyons des gens ordinaires être utilisés par le Saint-Esprit pour partager l’Évangile, chasser les démons, guérir les malades et multiplier les disciples et les églises. Les personnes non alphabétisées plantent beaucoup, beaucoup d’églises dans ces mouvements. De tout nouveaux croyants apportent puissamment l’Évangile dans de nouveaux endroits. Ce sont des gens ordinaires remplis de l’Esprit d’un Dieu extraordinaire.
  • Les croyants priant constamment et faisant preuve d’une grande foi. Quelqu’un a dit qu’un CPM est toujours précédé d’un mouvement de prière. Les CPM sont également marqué par la prière, étant des «mouvements de prière» en eux-mêmes. C’est parce que lorsque nous prions Dieu travaille, et les CPM sont un acte de Dieu, pas une œuvre humaine. En outre, prier est l’un des commandements de base de Jésus. Ainsi, chaque disciple se rend compte de la nécessité de prier et de multiplier la prière pour lui-même et pour le mouvement dont il fait partie.
  • Un témoignage puissant à travers la façon dont ces disciples traitent les autres. Beaucoup de chrétiens et d’églises à travers le monde ont séparé le physique du spirituel. Certains groupes chrétiens semblent ne se préoccuper que des questions spirituelles, alors qu’ils négligent les besoins physiques des personnes qui les entourent. Cependant, les disciples de ces mouvements se concentrent sur l’obéissance aux Écritures. En conséquence, ils se sont empressés de montrer L’amour de Dieu pour les gens. Obéir aux Écritures les conduit à aimer leur prochain. Ainsi, les personnes et les églises de ces mouvements nourrissent les affamés, s’occupent des veuves et des orphelins et luttent contre l’injustice. Une vision biblique du monde ne sépare pas le sacré et le profane. Dieu veut que toutes nos vies et nos sociétés se transforment de manière holistique par la bonne nouvelle.
  • Le nombre de disciples augmente rapidement. Tout comme l’église primitive dans les Actes, ces CPM modernes se multiplient rapidement. Cette vitesse vient en partie d’un mouvement puissant de l’Esprit. Il vient aussi des principes bibliques suivis. Par exemple, les membres des mouvements croient que « chaque croyant est un disciplemaker » (Matthieu 28:19). Cela évite de ne laisser que quelques professionnels rémunérés pour faire des disciples. Dans ces mouvements, les disciples, les églises et les dirigeants apprennent que l’une de leurs principales fonctions est de porter ses fruits. Et ils le font dès et aussi souvent que possible.
  • Ces disciples deviennent obéissants à Dieu. Les disciples dans les CPM prennent les Écritures très au sérieux. On s’attend à ce que tout le monde soit vraiment un disciple de la Parole. Tous ont la liberté de se défier les uns les autres avec la question: «Où voyez-vous cela dans le texte?» Les croyants accordent une attention particulière à l’écoute ou à la lecture de la Parole, à la fois en privé et en groupe. Dieu est le premier Instructeur, par Sa Parole et ils savent qu’ils sont responsables d’obéir à la Parole.
  • Ménages sauvés. Tout comme un dans le livre des Actes où nous voyons des ménages, des ménages multiples et même certaines communautés se tourner vers le Seigneur, nous voyons la même chose dans ces mouvements. La plupart de ces mouvements se produisent parmi des groupes non respectés, qui ont tendance à être beaucoup plus communautaires que la culture occidentale. Dans ces cultures, les décisions sont prises par les familles et/ou les clans. Dans ces CPM modernes, nous voyons le même type de prise de décision de groupe.
  • Opposition et persécution. Ces mouvements se produisent souvent dans les endroits les plus difficiles et, par conséquent, il y a généralement des persécutions importantes. Malheureusement parfois, cette persécution prend la forme d’églises établies signalant les activités de ces nouveaux mouvements, afin d’éviter un impact négatif sur eux-mêmes de la part des fondamentalistes religieux ou des gouvernements. Souvent, la persécution vient de forces religieuses et /ou gouvernementales qui cherchent à arrêter ces mouvements de Dieu. Mais les mouvements surmontent cette persécution par le sang de l’Agneau et la parole de leur témoignage. Il y a un prix à payer et beaucoup de gens dans ces mouvements paient ce prix.
  • Les disciples étant remplis de l’Esprit Saint et de la joie. Malgré l’opposition et la persécution que nous voyons envers les mouvements, les croyants ont une joie immense, car ils sont venus des profondeurs des ténèbres à la lumière. En tant que résultat ils sont très motivés à partager la bonne nouvelle avec leur entourage. Dans de nombreux cas ceux qui souffrent de persécution disant qu’ils se réjouissent que Dieu les ait comptés dignes de souffrir pour son Nom.
  • La Parole se répand dans toute la région. Nous voyons dans Actes 19 que l’Évangile s’est répandu dans toute la province romaine d’Asie en seulement deux ans. Cela semble incroyable! Nous voyons la même dynamique dans ces mouvements. Littéralement, des milliers, voire des millions de personnes dans différentes régions entendent l’Évangile pour la première fois en quelques années à peine à cause de l’énorme taux de multiplication des disciples.
  • L’Évangile se répand dans de nouvelles langues et nations. À moins qu’un mouvement ne corresponde à son contexte social et culturel, il échouera. Cela commence par le premier contact dans un groupe de personnes. L’étranger cherche un homme ou une femme de paix qui devient alors le planteur de l’église. Si l’étranger est le planteur de l’église, ils introduiront un modèle étranger de foi. Si les initiés sont les planteurs de l’église, les graines de l’Évangile plantées de l’extérieur peuvent pousser librement. La bonne nouvelle portera ses fruits d’une manière naturelle à cette culture, mais enracinée dans les Écritures. Ainsi, l’Évangile peut se répandre plus rapidement. Notez que ces mouvements se produisent normalement dedans un groupe de personnes ou un segment de population. Passer à un autre groupe nécessite normalement plus d’enseignement et de personnes avec des dons interculturels. Aujourd’hui, la plupart des CPM se produisent parmi les groupes de personnes non atteintes. C’est en partie parce que les mouvements autochtones se produisent mieux dans des endroits qui n’ont pas été (comme) exposés à un évangile occidentalisé préemballé.

Un CPM a certaines caractéristiques.

  1. Conscience que seul Dieu peut lancer un mouvement. En même temps, les disciples peuvent suivre les principes bibliques pour prier, planter et arroser les graines qui peuvent conduire à un mouvement de type «livre des Actes».
  2. Chaque disciple du Christ est encouragé à être un disciple reproductible, pas seulement un converti.
  3. Modèles de responsabilité fréquente et régulière pour obéir à ce que le Seigneur dit à chaque personne. Aussi pour transmettre la vérité de Dieu aux autres dans une relation d’amour. Cela se produit par le biais d’une participation active dans un petit groupe.
  4. Chaque disciple est équipé pour la maturité spirituelle. Cela comprend l’équipement pour interpréter et appliquer les Écritures, une vie de prière bien équilibrée, vivre comme une partie du Corps plus large du Christ et bien répondre à la persécution / souffrance. Cela permet aux croyants de fonctionner non seulement comme des consommateurs, mais comme des agents actifs de l’avance du Royaume.
  5. Chaque disciple reçoit une vision pour atteindre son réseau relationnel et étendre le Royaume de Dieu jusqu’aux extrémités de la terre. La priorité est donnée aux endroits les plus sombres, avec un engagement à faire en ce sens que tout le monde dans le monde a accès à l’Évangile. Les croyants apprennent à servir et à s’associer avec d’autres personnes dans le Corps du Christ dans tous les contextes.
  6. Les églises reproductrices se forment dans le cadre du processus de multiplication des disciples. Un CPM vise à 1) les disciples, 2) les églises, 3) les dirigeants et 4) des mouvements pour se multiplier sans fin par la puissance de l’Esprit.
  7. Les CPM se concentrent sur le lancement de mouvements de multiplier les générations d’églises. (Les premières églises commencées parmi un groupe sont les églises de la génération un, qui commencent la génération deux églises, qui commencent la génération trois églises, qui à leur tour commencent la génération quatre églises, et ainsi de suite.)
  8. Les dirigeants évaluent et apportent des changements radicaux au besoin pour croître. Ils s’assurent que chaque élément de caractère, de connaissance, de compétences de formation de disciple et de compétences relationnelles est 1) biblique et 2) peut être suivi par d’autres générations de disciples. Cela nécessite de garder toutes les choses très simples.

Nous voyons maintenant l’Évangile se répandre dans de nombreux endroits comme il l’a fait dans le livre des Actes. Nous aspirons à voir cela se produire chez tous les gens et tous les lieux de notre génération!

Stan Parks Ph.D. sert la Coalition 24:14 (Équipe de facilitation), Beyond (VP Global Strategies) et Ethne (Équipe de direction). Il est formateur et entraîneur pour une variété de CPM dans le monde entier et a vécu et servi parmi les non-atteints depuis 1994.

Ce matériel est tiré des pages 35-38 du livre 24:14 – Un témoignage à tous les peuples,

disponible à partir de 24:14

ou d’Amazon

; réimprimé à partir du numéro de juillet-août 2019 de Mission Frontiers,

www.missionfrontiers.org

.

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À propos des mouvements

Principes et Stratégies du Plan de Rayonnement de Jésus: Transférabilité et Reproductibilité

Principes et Stratégies du Plan de Rayonnement de Jésus: Transférabilité et Reproductibilité

– Par Shodankeh Johnson – 

Modifié à partir d’une vidéo pour Global Assembly of Pastors for Finishing the Task

Je suis le chef d’équipe de New Harvest Global Ministries, basé au Sierra Leone, en Afrique de l’Ouest. Je suis également en relation avec New Generations, basé aux Etats-Unis, et je dispense des formations dans le monde entier pour New Generations. J’ai été impliqué dans le travail DMM et l’implantation d’églises pendant toute ma vie d’adulte, et je suis reconnaissant au Seigneur pour cette opportunité et cette expérience.

Je voudrais partager avec vous les principes et stratégies du plan de rayonnement de Jésus qui sont transférabilité et reproductibilité. En suivant les stratégies transférables et reproductibles du plan de rayonnement de Jésus, les églises autochtones peuvent reproduire de multiples mouvements. Jésus a appliqué quelques stratégies et principes de base tout au long de son ministère. Connaître ces choses nous aide énormément à obéir à la Grande Commission et à évangéliser les UUPG du monde entier.

Lorsque Jésus a débuté sur le terrain de sa mission, il avait reçu un mandat de son Père. Il pensait déjà à la fin avant même le début. Il a réfléchi de manière très stratégique aux principes et stratégies facilement reproductibles d’un plan de rayonnement. Parmi ceux-ci, il y avait une vision du royaume et de la moisson. Concernant le royaume, il a dit: « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4.17). Le royaume des cieux était très important pour le ministère de Jésus. Il voulait que ses disciples comprennent clairement en quoi consistait le royaume, alors il parlait souvent du royaume.

Ce n’était pas la mission d’une dénomination. Ce n’était pas la mission d’une église. C’était la mission du royaume. Ainsi, Jésus a clairement énoncé les principes du royaume. Si nous voulons voir de multiples mouvements se produire parmi les UUPG, nous devons clairement enseigner, encadrer et prêcher sur le royaume. Laissez les gens comprendre ce qu’est le royaume. Comprendre la vision du royaume simplifie le travail. Les gens doivent savoir que leur motivation pour effectuer le travail n’est pas de recevoir de l’argent. Ce n’est pas non plus une question de titres. Il s’agit avant tout du royaume de Dieu. Il nous faut donc enseigner le royaume très clairement.

Jésus a également parlé de la moisson. Il a dit: « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Demandez donc au maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans son champ de moisson » (Matthieu 9.7-38). Si nous voulons voir les UUPG atteints, nous devons clairement comprendre et présenter le royaume et la moisson. Nous devons imprimer la vision du royaume et de la moisson dans le cœur des personnes que nous enseignons et que nous encadrons. Cela aidera à éviter la tentation et les pièges dans lesquels de nombreuses personnes tombent. Des choses comme: « Il s’agit de ma dénomination.» « Il s’agit de mon église. » « Il s’agit de mon propre empire. » Il s’agit en fait du royaume et de la récolte!

Le principe suivant que Jésus a énoncé était la prière abondante. La prière était centrale au ministère de Jésus; il savait que la prière est le moteur qui propulse les mouvements. Sans prière abondante, sans une culture de prière, l’église ne fait qu’être en promenade. Jésus lui-même a beaucoup prié avant même de commencer son ministère (Luc 4.1-2). Il a prié avant de choisir ses 12 disciples (Luc 6.12-13). Il a également prié tous les jours avant de commencer sa journée (Marc 1.35). Et c’est souvent qu’il priait (Luc 5.16). Jésus a également enseigné à ses disciples comment prier (Luc 11.1-4). Jésus était un homme de prière. Il a prié avant de ressusciter Lazare. Il a prié pour ses disciples dans Jean 17.1-25. Il a prié avant d’accomplir des miracles. Il a même dit à ses disciples de prier pour leurs ennemis (Matthieu 5.44). Il a prié trois fois alors qu’il faisait face à la mort. Sa première parole sur la croix était une prière et sa dernière, une prière.

C’était un homme qui priait; la prière était un puissant principe du plan de rayonnement de Jésus. Elle est facilement transférable et reproductible dans n’importe quelle culture; cela peut conduire à plusieurs églises dans n’importe quelle communauté. Le peuple de Dieu a besoin de passer du temps dans la prière et le jeûne. Nous devons encadrer et apprendre à nos disciples à prier. Nous devons transmettre ce message à nos disciples: prier et jeûner comme Jésus l’a fait. Même s’il était Dieu dans la chair, il a prié avant de commencer son ministère. Si Jésus a tant prié, nous devons aussi beaucoup prier. Si nous espérons voir un succès parmi les UUPG, nous avons besoin d’un ministère de prière. Nous avons besoin de disciples en prière. Alors que nous continuons à prier et à susciter des disciples pour jeûner et à prier, nous pouvons espérer voir de multiples mouvements. N’oubliez pas que la prière est le moteur d’un mouvement. Tout comme Jésus avait une vision claire du royaume et de la moisson, il avait une vision de prière abondante.

Un autre des principes du plan de rayonnement de Jésus était le principe des gens ordinaires. Jésus a valorisé les gens ; il a valorisé chaque croyant. C’est ainsi que le ministère devient évolutif et reproductible c-a-d. à travers les gens ordinaires. Quand nous lisons Matthieu 4.18, Matthieu 10.2-4 et Actes 4.13, nous voyons comment Jésus a mis l’accent sur les gens ordinaires. Les gens ordinaires étaient le plan A de Jésus et le seul plan. Ils sont toujours le plan A de Jésus et le seul plan. Ce sont les gens ordinaires qui vont accomplir le travail. Alors que nous encadrons les gens et que nous formons des disciples, nous devons insister sur la recherche de personnes ordinaires. Ceci est transférable et reproductible. Où que vous alliez dans le monde, vous pouvez trouver des gens ordinaires. Nous avons un grand nombre de gens ordinaires assis sur les bancs de l’église.

Jésus savait qu’il ne cherchait pas des professionnels. Il cherchait des gens ordinaires. Lorsque nous considérons toutes les personnes autour de Jésus, chacune d’entre elles était une personne ordinaire. Il a mis l’accent sur les gens ordinaires. Il a voulu les encadrer, les former et leur permettre de devenir ce qu’il désirait qu’ils soient. Donc, si nous allons voir des mouvements se produire dans le monde entier, si nous avons l’intention d’atteindre les UUPG, faisons-le avec des gens ordinaires. Partout où nous allons – dans chaque communauté, dans chaque culture – recherchez les gens ordinaires, tout comme Jésus l’a fait. Le principe et la stratégie du plan de rayonnement portant sur des gens ordinaires étaient la clé du ministère de Jésus, et cela peut conduire à de multiples mouvements à travers le monde.

Le principe suivant du plan de rayonnement dont Jésus a parlé était de faire des disciples qui font des disciples. Jésus a dit: « Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les … et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. » (Matthieu 28.19-20). Jésus l’a dit très clairement à ses disciples: ils avaient besoin d’aller dans le monde. Il voulait qu’ils PARTENT! Mais quand vous partez, quel est le point clé? Quelle est la stratégie clé? Allez, faites des disciples. Faire des disciples est très important pour les stratégies et principes du plan de rayonnement de Jésus. Il n’était pas intéressé par le confort; il s’intéressait aux disciples. Parce qu’il savait que faire des disciples est transférable et reproductible. Les disciples qui font des disciples mèneront à de multiples mouvements lorsqu’ils obéissent. Il ne voulait pas seulement des disciples formés dans la connaissance. Il voulait des disciples formés dans l’obéissance. C’est pourquoi Paul a écrit à Timothée: « Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres » (2 Tim. 2.2). Je désire me concentrer sur ce que Paul a écrit à Timothée: l’enseignement que vous avez eu, l’encadrement que je vous donne, la formation que je vous donne – il est très important que vous l’ayez entendu de ma part en présence de témoins lorsque je le faisais. C’est à vous maintenant d’investir dans des disciples faisant des disciples. Vous aussi retournez-vous et engagez-vous envers des disciples fidèles qui équiperont ensuite d’autres. C’est l’encadrement et la formation qui visent plusieurs générations que Paul a donnés à Timothée, qui les a également confiés à d’autres disciples fidèles. Jésus a fait des disciples formés dans l’obéissance. Si nous voulons avoir une chance de voir plusieurs mouvements, nous devons enseigner, prêcher, encadrer et modeler l’obéissance – comme Jésus l’a fait et l’a enseigné à ses disciples.

Le principe suivant était la personne de paix, comme nous le voyons dans Matthieu 10.11-14. Quand Jésus a envoyé ses disciples, il leur a dit: « Dans chaque ville ou village où vous arrivez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir et restez chez lui jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ses habitants et, s’ils en sont dignes, que votre paix vienne sur eux ; mais, s’ils n’en sont pas dignes, que votre paix revienne à vous. Lorsqu’on ne vous accueillera pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. » Il leur a dit: « Allez et cherchez une personne digne. » Cette personne digne, nous l’appelons une personne de paix: quelqu’un que Dieu a préparé en avance, pour vous et dans la communauté. La personne de paix est la passerelle vers la communauté. La personne de paix est la personne d’influence qui est prête à vous recevoir et à écouter votre message et qui, la plupart du temps, devient un disciple de Jésus-Christ. Jésus savait très bien que son mouvement serait un mouvement de personnes qui se trouvent déjà à l’intérieur de chaque culture. Le principe de la personne de paix est un raccourci à travers toutes les barrières, la culture et la bureaucratie religieuse que nous avons aujourd’hui. Si nous voulons voir des mouvements se produire parmi les UUPG, nous devons appliquer le principe de la personne de paix. Cela revient moins cher. C’est aussi très simple. Parce que lorsque vous avez quelqu’un qui connaît la culture, cette personne n’a pas besoin d’aller apprendre toutes les langues. Ils connaissent déjà les langues. Vous n’avez pas besoin de dépenser autant pour la personne qui connaît la culture. Parce que c’est déjà leur culture, ils ont une passion. Ils connaissent la région et ils comprennent la culture et la vision du monde et peuvent facilement s’identifier. La personne venant du sein de la culture a déjà des relations dans la culture. C’est pourquoi Jésus a ancré la proclamation dans le principe et dans la stratégie de la personne de paix. C’est un principe qui est transférable et reproductible dans n’importe quelle culture.

Un autre des principes du plan de rayonnement de Jésus est le principe du Saint-Esprit, comme nous le voyons dans Jean 14.26; 20.22 et Actes 1: 8. Jésus a mis l’accent sur le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit joue un rôle important dans les mouvements durables qui se déroulent partout dans le monde. Le Saint-Esprit est la source d’eau vive dans la vie des disciples et dans celle des faiseurs de disciples, comme cela a été promis dans Jean 7.37-38. Le Saint-Esprit est l’aide et l’enseignant dans le processus de DMM. Nous lisons dans Jean 14.26; 16.14-15, 32 que le Saint-Esprit est la puissance intérieure qui nous rend capables d’être des témoins du Royaume. Dans Actes 1.8, Jésus a dit à ses disciples: « Ne quittez pas Jérusalem, mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins. » Le Saint-Esprit a fait des miracles inhabituels et a même enhardi les disciples les plus timides, comme nous le voyons dans Actes 4.18-20; 9.17. Le Saint-Esprit peut utiliser même les personnes les plus improbables pour ouvrir des portes à une multiplication rapide. Dans Actes 10.44-48, nous voyons que le Saint-Esprit n’est pas seulement pour les gens des temps passés; il est pour nous tous aujourd’hui. Nous ne verrons jamais un disciple qui travaille dans la durabilité faire un mouvement sans la puissance permanente du Saint-Esprit. Jésus a mis l’accent sur ce principe du plan de rayonnement parce qu’il savait que là où vous êtes dans le monde ça n’a pas vraiment d’importance. Le Saint-Esprit peut vous atteindre où que vous soyez. Ce principe est transférable; vous pouvez l’emporter avec vous n’importe où. Vous pouvez le reproduire n’importe où. Si nous voulons voir ce travail se produire, nous devons le faire à la manière de Jésus. Le Saint-Esprit est essentiel pour ce travail. Il est important pour chaque église autochtone, chaque disciple et chaque faiseur de disciple.

Le principe suivant est la simplicité de la Parole. Dans Matthieu 11.28-30 et Luc 4.32, nous voyons que Jésus n’était pas seulement chaleureux de caractère; il était également simple dans son enseignement. Les foules adoraient son enseignement en raison de sa simplicité. Jésus rend ordinaires les choses complexes et il rend les choses ordinaires encore plus ordinaires. Si nous voulons voir une percée parmi les UUPG, nous devons suivre ce principe transférable du plan de rayonnement de Jésus: rendre les choses très ordinaires.

Le principe du plan de rayonnement suivant que Jésus a utilisé était le ministère d’accès, ou ce que certains appellent le ministère de compassion. Nous voyons cela dans Matthieu 9.35; 14.17; Luc 9.11; 11.1; Marc 6.39-44. Jésus a utilisé la guérison comme ministère d’accès dans Matthieu 9.35. Dans Luc 9.11, Jésus a de nouveau utilisé la guérison comme ministère d’accès. Il a également utilisé la nourriture comme ministère d’accès (ministère de compassion). Nous devons apprendre de Jésus et, pour l’avancement du Royaume, offrir d’une main ouverte tout ce dont Dieu nous a béni.

Le principe suivant utilisé par Jésus était de demander à ses disciples de dépendre de Dieu pour les ressources (Matt. 10.9-10; Ps. 50.10-12). Chacun de nous devrait adopter ce principe du plan de rayonnement. Il est transférable et reproductible. Et si nous l’adoptons, cela conduira à un mouvement. Le message de Jésus était très clair: « Allez, ne prenez rien avec vous et dépendez de Dieu pour les ressources. » Nous savons que Dieu a soutenu son œuvre dans le passé, et il soutiendra toujours son œuvre à l’avenir si elle se déroule à sa manière. L’Église mondiale ne peut en aucun cas mettre en faillite un Dieu mondial. Ses ressources sont illimitées. Nous pouvons compter sur Dieu pour ses ressources. Lorsque nous crierons à lui, il fournira les ressources. Jésus savait que si nous appliquons ce principe, nous verrons une explosion. Nous verrons la multiplication et la reproductibilité. C’est tellement transférable – dans n’importe quelle culture, parmi n’importe quelle église autochtone. Si nous le faisons comme Jésus l’a fait, nous pouvons revenir à ce que nous avons vu dans les Actes des Apôtres. Ce qui s’est passé dans les premiers jours de l’église peut recommencer à se produire dans nos églises. Cela peut sûrement commencer à se produire parmi les UUPG. Mais si nous ne le faisons pas à la manière de Jésus, nous perdons notre temps. C’est l’affaire de Dieu, donc si nous voulons réussir, nous devons le faire à la manière de Jésus. C’est le principe de son plan de rayonnement. C’est son plan et il ne le changera pour personne.

Pour résumer, j’aimerais vous rappeler à nouveau la vision de Jésus de la moisson et du royaume. À propos de la prière abondante. À propos des gens ordinaires. Je veux vous rappeler ces principes du plan de rayonnement: des disciples faisant des disciples qui font des disciples, et la personne de paix. Je veux aussi vous rappeler le principe du plan de rayonnement du Saint-Esprit et la simplicité de la Parole. Et n’oubliez pas le ministère d’accès (ministère de compassion) et la nécessité de dépendre de Dieu pour les ressources. Nous devons garder cela à l’esprit.

Je vous assure que lorsque nous faisons les choses à la manière de Dieu, il est toujours fidèle, comme il l’a toujours été dans le passé. Le monde change et continuera de changer, mais notre Dieu ne changera jamais. Vous ne causerez jamais la faillite à Dieu en demandant quoi que ce soit dans la prière. Je crois que Dieu peut vous utiliser pour de grandes choses en voyant un mouvement. Prions le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans le champ de moisson. Prions également pour que partout où les gens vont avec l’Évangile, la porte leur soit ouverte ; qu’ils puissent apporter cet évangile aux gens qui sont perdus et mourants. Demandons également à Dieu les ressources nécessaires au travail. Prions pour les personnes de paix – que Dieu ouvre des portes et identifie les personnes de paix.

Ces stratégies d’un plan de rayonnement sont transférables et reproductibles dans n’importe quelle culture. Les églises autochtones peuvent les utiliser pour donner lieu à de multiples mouvements avec un plan de rayonnement. Ce n’est pas de la théorie. Ce sont des choses pour lesquelles j’ai vécu, pour lesquelles je travaille et pour lesquelles (si besoin était) je mourrais. Je nous encourage tous à ce que cela puisse être fait. Mettez ces choses dans votre cœur et priez pour elles. Cela peut être difficile au début. Mais ayez confiance que Dieu vous donnera la percée décisive. Il l’a fait pour nous car nous avons vu plusieurs églises partout. La même chose peut arriver pour vous. Alors je vous encourage à être fort. Amen.