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L’Élaboration de Documents Pour la Formation de Disciples – Transférabilité et Reproductibilité

L’Élaboration de Documents Pour la Formation de Disciples – Transférabilité et Reproductibilité

– par Aila Tasse – (Article extrait d’une vidéo pour Global Assembly of Pastors for Finishing the Task) –

Je suis le président de Lifeway Mission, organisation basée à Nairobi, Kenya. Je suis également directeur de New Generations pour la région d’Afrique de l’Est. J’aimerais partager avec vous l’importance d’élaborer des documents pour la formation de disciples. Lorsque vous formez des disciples, vous devez avoir un contenu qui vous aidera dans ce processus. De nombreuses églises et organisations missionnaires ont essayé d’obéir au commandement de Jésus: « Allez et faites des disciples ». Mais certains de ces ministères sont inefficaces pour faire des disciples pour Jésus parce qu’ils manquent de documents appropriés. J’aimerais que nous explorions ensemble le processus d’élaboration de documents pour une formation de disciples qui peuvent nous aider à faire d’autres disciples de Jésus.

Je vois trois étapes dans l’élaboration de documents pour une formation de disciples. La première étape est la préparation. Cette étape aborde les choses que nous devons savoir avant de commencer à élaborer des documents pour former des disciples. La deuxième étape consiste à organiser nos documents en des séances et des sujets qui répondent aux besoins des nouveaux disciples. La troisième étape consiste à élaborer le contenu. Nous allons examiner les principes pour élaborer des documents qui nous permettent de faire des disciples tout en nous concentrant sur leur préparation.

La préparation implique quatre activités que doit faire toute personne qui veut préparer de tels documents. La première activité est la prière. Un faiseur de disciples doit prier pour la direction de Dieu dans l’élaboration de documents qui conviennent à de nouveaux disciples. Nous avons besoin de connaître la pensée de Dieu et la direction que son Esprit donne. L’Esprit nous conduira au meilleur contenu c-à-d. à la meilleure nourriture que nous puissions donner à un nouveau-né parce qu’un nouveau disciple a besoin d’apprendre des choses nouvelles. Si nous ne pouvons pas prier efficacement, nous ne connaîtrons pas la pensée de Dieu et la direction du Saint-Esprit dans ce domaine. La première étape est donc de s’engager avec Dieu dans la prière.

La deuxième activité consiste à connaître votre public ou le groupe de personnes que vous visez. En évangélisant des groupes de personnes non atteints, nous ne pouvons pas simplement leur donner des bols de nourriture solide alors qu’ils viennent tout juste d’arriver au salut par la foi en Jésus. Nous devons chercher à connaître où ils en sont dans leur cheminement spirituel. Que savent-ils? Qu’est-ce qu’ils ne savent pas? Quel est leur niveau d’instruction? Quelle est leur situation économique? Quels sont leurs défis? Sont-ils d’origine musulmane ou hindoue? Quel âge ont-ils? Nous devons connaître toutes ces choses avant de commencer à réfléchir pour élaborer des documents pour former des disciples. C’est pourquoi tout faiseur de disciples qui veut élaborer des documents pour former des disciples a besoin de comprendre son public. J’ai vu trop de gens prendre des documents d’un tel endroit ou d’un tel groupe et se dire que cela pouvait s’appliquer directement et de la même manière à un groupe différent. Cela ne fonctionnera pas efficacement. Par exemple, nous avons des personnes qui apprennent en écoutant et d’autres qui ont reçu une instruction plus poussée. Si vous ne comprenez pas vraiment votre public, il vous sera très difficile d’élaborer des documents pour une formation de disciples efficace. C’est pourquoi la deuxième étape de la préparation est si importante: apprenez à connaître le public que nous formons pour devenir des disciples, en tant qu’individus et en tant que groupe. Il nous faut vraiment bien les connaître.

La troisième activité est d’élaborer une équipe qui travaillera sur l’élaboration des documents. Cette équipe doit être composée de personnes qui ont une expérience d’avoir travaillé au sein du groupe de personnes ou de la communauté que vous visez  c-à-d. du genre de personnes que vous voulez former pour devenir des disciples. Cette équipe peut rechercher des idées, réfléchir ensemble et prier ensemble. Ils peuvent apprendre à connaître des détails sur le groupe que vous ciblez. Une équipe est essentielle au processus parce qu’une personne toute seule ne peut pas envisager tous les enjeux et problèmes qui devront être abordés lorsque ce groupe que vous visez sera formé pour devenir des disciples.

J’ai vu des gens du monde entier se connecter en ligne et télécharger des documents qui parfois ne traitent pas ou ne correspondent même pas aux problèmes d’un groupe de personnes. Il se peut qu’on emprunte parfois des idées à d’autres tribus ou à d’autres groupes de personnes, mais cela ne signifie pas que les problèmes de telle ou telle tribu sont les mêmes que ceux de cette tribu. C’est pourquoi il est essentiel que cette équipe connaisse et comprenne ce groupe de personnes spécifique.

La quatrième activité est l’analyse. Cette équipe se réunit pour examiner les problèmes et commencer à analyser ceux qu’ils doivent aborder dans le processus de formation en disciples de ce groupe de personnes. L’équipe recueillera des informations et examinera tous les problèmes et défis du groupe ciblé. Quels sont les particularités de leur vision du monde que les Écritures doivent aborder? Quelles croyances ont-ils sur lesquelles le processus de formation de disciples doit travailler?

C’est ainsi que vous pouvez choisir vos sujets et séances dans les documents pour la formation de disciples. Si vous n’êtes pas en mesure de collecter et d’analyser des informations sur les croyances et les pratiques d’un groupe de personnes, vous trouverez quelque chose qui vous semblera approprié mais il se peut que ce ne soit pas le cas. De nombreux documents utilisés de nos jours pour une formation de disciples ne répondent ni aux besoins spirituels ni aux besoins physiques des groupes de personnes. C’est pourquoi nous avons besoin d’une équipe de personnes capables d’analyser et d’élaborer les sujets à traiter pour chaque tribu ou groupe de personnes. Ces activités sont importantes dans cette première étape pour vous préparer à élaborer des documents pour une formation de disciples. Vous n’avez pas besoin de vous précipiter là-dedans. Plus vous prendrez du temps, plus vous comprendrez les besoins de ce groupe de personnes. Cela permettra l’élaboration de documents efficaces pour faire des disciples de Jésus et ce dans leur propre milieu.

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Un Modèle A Deux Rails Pour Aider Les Églises Actuelles à Atteindre les Non-Atteints – Part 1

Un Modèle A Deux Rails Pour Aider Les Églises Actuelles à Atteindre les Non-Atteints – Part 1

– par Trevor Larsen et Un Groupe de Frères Portant des Fruits 

Notre pays est un pays d’une grande diversité. De nombreuses régions n’ont aucun croyant en Christ. Pourtant, certaines régions ont établi des églises. Certaines de ces églises ont le potentiel d’atteindre des musulmans. Cependant, la plupart des églises dans la majorité des zones musulmanes (90 à 99 pour cent) n’ont pas ajouté de musulmans comme croyants depuis des années. Elles craignent souvent une réaction si des personnes se mettaient à croire. Dans de nombreuses régions à majorité musulmane, les églises adhèrent aux traditions culturelles chrétiennes. Elles n’entrent pas en contact avec les peuples non atteints dans leurs communautés. Les pratiques culturelles de l’église visible (« hors-sol ») et les réactions à celle-ci rendent difficile le contact avec les musulmans. La culture des églises hors-sol (« de premier rail ») diffère considérablement de la culture qui les entoure. Cela augmente les barrières sociales pour les musulmans spirituellement affamés. Nous proposons un modèle différent: une église « de deuxième rail ». Cette église souterraine sort de la même « gare » mais se réunit en petits groupes et n’est pas facilement remarquée par la communauté. Une église traditionnelle dans une zone à majorité musulmane peut-elle démarrer une église (souterraine) dite de « deuxième rail »? Peuvent-ils former des disciples musulmans en petits groupes tout en protégeant également le ministère du type « premier rail » de l’église?

Des projets divers en cours pour tester le modèle « à deux rails »

Dans les régions musulmanes peu pratiquantes du pays, la croissance de la plupart des églises dénominationnelles a ralenti ou a diminué au cours des dix dernières années. Dans ces mêmes dix années, un modèle souterrain de multiplication par petits groupes s’est rapidement développé parmi les groupes de personnes non atteints.

Certaines églises nous demandent de les former à la multiplication par petits groupes pour atteindre les musulmans et pourtant elles veulent conserver leur église « de premier rail » déjà existante. Nous avons testé un modèle « à deux rails » dans vingt types d’églises de différentes régions. Quatre de ces projets pilotes ont terminé une période de projet pilote de quatre ans. Ce chapitre présente la première de quatre expériences avec le modèle « à deux rails ». Des informations supplémentaires et les trois autres expériences peuvent être trouvées dans le livre Focus on Fruit! Voir l’annotation à la fin pour plus de détails.

Étude de cas: notre première église à deux rails

Zaul a achevé un projet pilote de quatre ans « à deux rails » dans une zone à 90% musulmane. Cette région compte de nombreux musulmans de nom et aussi de nombreux fondamentalistes. Zaul explique ce qu’ils ont appris de ce premier modèle « à deux rails ».

  1. Une sélection minutieuse de l’Église et des stagiaires

Un bon modèle nécessite une sélection. Comme nous voulions commencer par des églises susceptibles de réussir, nous avons donc pris soin de bien choisir. J’ai choisi l’Église A pour un projet pilote parce que le pasteur âgé avait exprimé un grand intérêt pour un ministère de transition auprès des musulmans. L’église A fait partie d’une dénomination européenne mais a inclus certaines caractéristiques de la culture locale. Ils utilisent la langue locale pour le culte mais, sinon, ils ne sont pas très différents des églises en Europe. Cinquante et un ans après sa création, cette église accueillait régulièrement 25 familles.

Je connaissais le pasteur de l’Église A depuis de nombreuses années. Nous avions de nombreux petits groupes qui se multipliaient dans la région autour de son église, groupes commencés par des travailleurs de notre équipe missionnaire locale. Le pasteur a aimé le fruit de notre ministère et a voulu apprendre de nous comment atteindre les musulmans.

  1. Un Protocole d’Entente

Comme ce pasteur était intéressé, nous avons commencé à discuter des termes de notre partenariat. Nous avons écrit dans un Protocole d’Entente ce que nous avions convenu. Je pensais qu’une lettre d’accord réduirait les malentendus et rendrait le succès plus probable. Nous avons donc signé un Protocole d’Entente (Memo of Understanding ou MoU) entre notre équipe de mission et le pasteur de l’église, décrivant les rôles des deux parties dans le partenariat.

Premièrement, l’église a accepté de fournir dix stagiaires prêts à être « envoyés » pour servir les musulmans de la communauté. Nous avons discuté des critères qu’ils devraient utiliser pour sélectionner les stagiaires, afin qu’ils aient plus de chances de réussir dans le ministère auprès des musulmans. L’église a promis un lieu de formation, un budget pour la nourriture et le plein soutien du pasteur. Le pasteur a également invité d’autres pasteurs de la région à la formation.

Deuxièmement, l’église a convenu que la direction sur le terrain serait assurée par notre équipe. Le rôle du pasteur auprès des stagiaires se limitait à une surveillance large. Il a accepté de ne pas interférer dans les décisions de notre équipe missionnaire concernant le ministère sur le terrain. Il a également convenu que les modèles de ministère de l’église existante n’avaient pas besoin d’être suivis par ses stagiaires dans leur ministère auprès des musulmans. Ils ont convenu que le modèle dit de « deuxième rail » se concentrerait sur les musulmans non croyants en dehors de l’église actuelle. Le rail souterrain de l’église serait libre de fonctionner avec des modèles contextuels.

L’église a convenu que tout fruit parmi les musulmans et provenant de ce partenariat serait gardé séparé en petits groupes comme église de « deuxième rail » Les nouveaux croyants ne seraient pas mêlés à l’église hors-sol. C’était pour protéger les nouveaux croyants de l’occidentalisation mais aussi l’église d’une réaction des fondamentalistes.

Troisièmement, nous, l’équipe de la mission, avons convenu de fournir une formation pour une période d’un an. Nous avons promis de donner une formation et un encadrement à ceux qui sont actifs dans le ministère. J’ai accepté de faciliter cette formation. Nous avons fourni le budget pour le matériel de formation. Nous avons également accepté de fournir un accompagnement pour les stagiaires les plus actifs et ce pour une période de quatre ans.

Quatrièmement, nous, l’équipe de la mission, avons convenu de fournir un pourcentage des fonds pour le rail souterrain de l’église pour des ministères de développement communautaire pendant la première année. Nous intégrons notre travail de développement communautaire à notre modèle de multiplication par petits groupes de croyants. L’église a accepté de couvrir les frais de subsistance ou de déplacement des travailleurs sur le terrain, ainsi qu’un pourcentage du budget de développement communautaire.

Cinquièmement, un rapport serait rédigé tous les trois mois. Cela inclurait les finances, les fruits du ministère et le développement du caractère des stagiaires.

Mon amitié de longue date avec le pasteur a permis à ce partenariat de démarrer mais elle l’a aussi rendue plus forte. Les deux voies d’action ont été conçues pour produire deux églises distinctes qui sembleraient très différentes mais qui auraient une direction commune. L’église a convenu que les stagiaires me fourniraient des données sur leurs fruits en tant que facilitateur et qu’ils n’interféreraient pas. En tant que facilitateur, j’ai accepté de fournir un résumé des données sur les fruits aux dirigeants de l’église. Ils ont, à leur tour, convenu qu’ils ne publieraient pas ces données à l’église et n’en feraient pas de rapport à leur communauté.

Dans la 2eme partie de cet article, nous partagerons le fruit que Dieu a apporté en quatre ans d’application du modèle à deux rails ainsi que les obstacles auxquels nous avons été confrontés et la vision future.

Trevor Larsen est enseignant, coach et chercheur. Il a toujours de la joie à trouver des travailleurs apostoliques que Dieu a choisis et à les aider à maximiser leurs fruits en partageant des pratiques fructueuses dans des groupes de frères-dirigeants. Un partenariat de 20 ans avec des travailleurs apostoliques asiatiques a donné lieu à de multiples mouvements dans des groupes de personnes non atteintes.

Extrait et condensé du livre Focus on Fruit! Movement Case Studies & Fruitful Practices. Disponible à l’achat sur www.focusonfruit.org.

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À Travers des Vies Consacrées des Mouvements Commencent des Mouvements au Moyen-Orient

À Travers des Vies Consacrées des Mouvements Commencent des Mouvements au Moyen-Orient

– Par « Harold » et William J. Dubois 

Lorsque le message crypté m’est parvenu au téléphone, j’ai été abasourdi par sa simplicité et son audace, et humblement touché une fois encore par les paroles de « Harold », mon cher ami et partenaire au Moyen-Orient. Bien qu’auparavant il ait été un imam, un terroriste d’Al-Qaïda et un chef taliban, son caractère a été radicalement transformé par le puissance de pardon de Jésus. Personnellement, je ferais confiance à Harold pour ma famille et ma propre vie – et je l’ai fait. Ensemble, nous dirigeons un réseau de mouvements d’églises de maison dans plus de 100 pays. Ce réseau s’appelle la famille des églises d’Antioche.

J’avais envoyé à Harold un message la veille pour lui demander si, parmi nos anciens frères et sœurs musulmans mais maintenant disciples de Jésus et vivant en Irak, il y en aurait de prêts à aider à sauver les Yézidis. Il a répondu:

 «Frère, Dieu nous a déjà parlé de cela pendant plusieurs mois à partir d’Hébreux 13.3 (LSG) « Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps. »  Es-tu prêt à être avec nous pour sauver les chrétiens persécutés et les minorités yézidies de l’État islamique? »

Que pouvais-je dire? Au cours des dernières années, notre amitié s’était liée à un engagement profond à marcher sur le même chemin avec Jésus et à travailler ensemble à l’accomplissement de la Grande Commission. Nous travaillions fébrilement pour former des dirigeants qui multiplieraient notre passion et consécration envers Jésus, portant son message d’amour aux nations. Maintenant, Harold me demandait de faire un pas de plus pour sauver les gens de l’esclavage du péché et des crimes horribles de Daech.

J’ai répondu: «Oui, mon frère, je suis prêt. Voyons ce que Dieu fera. « 

En quelques heures, des équipes de planteurs d’églises locaux formés et expérimentés et venant du Moyen-Orient, se sont portées volontaires pour quitter leurs postes afin de faire tout ce qu’il fallait pour sauver ces personnes de l’EI. Ce que nous avons découvert a changé nos cœurs à jamais.

Dieu était déjà au travail! Brisés par les actions démoniaques et barbares des terroristes de l’État islamique, les Yézidis ont commencé à affluer dans nos lieux secrets souterrains que nous avons appelés « Camps de Réfugiés de la Communauté de l’Espoir (Community of Hope) ». Nous avons mobilisé des équipes locales de disciples de Jésus pour fournir des soins médicaux gratuits, des conseils pour la guérison des traumatismes, de l’eau douce, un abri et une protection. C’était un mouvement d’églises de maison qui suivaient Jésus et vivaient leur foi pour avoir un impact sur un autre peuple.

Nous avons également découvert que les meilleurs ouvriers venaient des églises de maison voisines. Ils connaissaient la langue et la culture, et avaient un cœur pour l’évangélisation et l’implantation d’églises. Alors que d’autres ONG qui s’étaient déclarées auprès du gouvernement ont dû restreindre leur message de foi, nos activités informelles basées autour de l’église étaient remplies de prières, de lectures des Écritures, de guérisons, d’amour et de soins ! Et parce que nos chefs d’équipe avaient connu le pardon sans limites de Jésus, ils ont vécu, remplis d’audace et de courage, dans une consécration et un abandon total à Christ.

Rapidement des lettres ont commencé à affluer:

Je viens d’une famille yézidie. Pendant longtemps, la situation de mon pays a été mauvaise à cause de la guerre. Mais maintenant, c’est devenu pire à cause de Daech.

Le mois dernier, ils ont attaqué notre village. Ils ont tué de nombreuses personnes et m’ont kidnappé avec d’autres filles. Beaucoup d’entre eux m’ont violée, m’ont traitée comme un animal et m’ont battue lorsque je n’obéissais pas à leurs ordres. Je les ai suppliés: « S’il vous plaît, ne me faites pas ça », mais ils ont souri et ont dit: « Tu es notre esclave. » Ils ont tué et torturé de nombreuses personnes devant moi.

Un jour, ils m’ont emmené dans un autre endroit pour me vendre. J’avais les mains liées et je criais et pleurais alors qu’on m’emmenait loin des hommes qui m’avaient vendu. Après 30 minutes, les acheteurs ont dit: « Chère sœur, Dieu nous a envoyés pour sauver les filles yézidies de ces mauvaises personnes. » Puis j’ai vu qu’il y avait 18 filles qu’ils avaient achetées.

Lorsque nous sommes arrivées dans le camp de Community of Hope, nous avons alors compris que Dieu avait envoyé son peuple pour nous sauver. Nous avons appris que les épouses de ces hommes avaient donné leurs bijoux en or et payé pour que nous soyons libres. Maintenant, nous sommes en sécurité, nous apprenons à connaître Dieu et nous menons une bonne vie.

(D’un responsable de l’un de nos camps de réfugiés de Community of Hope.)

De nombreuses familles yézidies ont accepté Jésus-Christ et ont demandé à se joindre à nos dirigeants pour travailler et servir leur propre peuple. C’est formidable parce qu’ils peuvent ainsi partager avec eux comme ils le font dans leur culture. Aujourd’hui, en tant que disciples de Jésus, nous prions pour les personnes affectées afin que Dieu pourvoie à leurs besoins et les protège des combattants islamiques. Veuillez-vous joindre à nous dans la prière.

Un miracle avait commencé. Un mouvement de disciples de Jésus consacrés venant des nations voisines – tous autrefois piégés par l’Islam – avaient été libérés de leur propre péché pour vivre pour Jésus comme leur Sauveur. Ils donnaient leur vie pour en sauver d’autres. Maintenant, un deuxième mouvement de disciples de Jésus a commencé parmi les Yézidis.

Comment cela a-t-il pu se produire? Comme D.L. Moody a écrit: « Le monde n’a pas encore vu ce que Dieu peut faire avec un homme pleinement consacré à lui. Avec l’aide de Dieu, je vise à être cet homme. »

«Harold» est né dans une famille islamique, a grandi et a été instruit pour devenir un jihadiste radical et un imam. Après sa conversion radicale à Jésus, Harold a utilisé sa formation intellectuelle, son influence et son aptitude à diriger pour développer un mouvement de Disciples de Jésus. Maintenant, 20 et quelques années plus tard, Harold aide à encadrer et à diriger un réseau de mouvements d’églises de maison parmi les peuples non atteints.

«William J Dubois» travaille dans des régions très sensibles dans lesquels l’Évangile se répand puissamment. Lui et sa femme ont passé les 25 dernières années à former de nouveaux croyants venant de la moisson pour qu’ils grandissent dans leur aptitudes à diriger et à multiplier les églises de maison parmi les personnes non atteintes.

Extrait d’un article paru dans le numéro de janvier-février 2018 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, pages 36-37, et publié aux pages 192-195 du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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Lancer des Mouvements Parmi les Musulmans: Études de cas des meilleures pratiques – La Famille des Églises d’Antioche

Lancer des Mouvements Parmi les Musulmans: Études de cas des meilleures pratiques – La Famille des Églises d’Antioche

– Par William J. Dubois 

Je m’appelle William J. Dubois et je suis le codirigeant de la Famille des Églises d’Antioche, une alliance mondiale de Mouvements d’Implantation d’Églises locales. Au cours des 30 dernières années, nous nous sommes concentrés sur renforcer les compétences en leadership des chrétiens de première génération qui vivent dans des pays fermés et les aider à apprendre à multiplier les églises de maison. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur le lancement de mouvements parmi les peuples musulmans.

Au cours des 20 premières années de notre travail, la plupart de nos efforts ont été riches en faux pas, erreurs et échecs. Cependant, c’est à travers une crise personnelle dans ma propre vie que nous avons appris à faire des ajustements qui allaient mener à des percées. En 2004, j’étais en train d’aider les dirigeants des églises de maison clandestines d’Iran à apprendre et à comprendre 2 Timothée. Une fois cette formation terminée, je fus empoisonné par un membre d’Al-Qaïda et j’ai failli mourir. Beaucoup de gens priaient pour moi, et après deux mois et demi de visites chez le médecin et à l’hôpital pour essayer de déterminer ce qui s’était passé, j’ai été miraculeusement guéri. J’en suis très reconnaissant!

Mais je n’ai pleinement réalisé cet événement que plus tard, des années plus tard en fait. J’étais co-animateur d’une formation sur le mouvement d’implantation d’églises pour les dirigeants d’Afghanistan, d’Irak et du Pakistan, et au début de notre moment ensemble, nous nous sommes présentés. J’ai découvert alors que l’un de nos planteurs d’églises était l’homme qui avait commandité mon empoisonnement!

À ce moment-là, j’ai commencé à comprendre que la multiplication des mouvements exigeait beaucoup plus que des compétences linguistiques interculturelles et la connaissance de la culture locale. Le pouvoir de l’incarnation commence par la découverte de l’âme des gens, et, dans ce cas, par développer une compréhension profonde de ceux qui ont été radicalisés pour le mal. Le Seigneur m’a alors mis sur un pèlerinage pour commencer à comprendre le cœur de ce qu’il faudrait pour lancer des mouvements parmi les musulmans.

Aujourd’hui, cette même Famille des Églises d’Antioche a 1 225 engagements de mouvement dans 748 langues et dans 157 pays. Il y a 2,3 millions d’églises de maison avec 42 millions d’adultes. Ce que Dieu a commencé, en nous et parmi nous, a commencé par notre fragilité et impuissance, nos faux pas et nos malentendus. Mais après que le Seigneur nous a gracieusement permis d’apprendre certains outils puissants et des principes efficaces, une percée exponentielle a eu lieu.

Nous nous concentrons sur trois priorités. La première consiste à sauver les gens de l’esclavage et à les amener à comprendre leur filiation avec Dieu. Cet esclavage est peut-être un trafic d’êtres humains, mais c’est toujours l’esclavage du péché. Et c’est une vie remplie de discrimination, de douleur et de chagrin. Mais quand ils entrent dans une relation personnelle avec Dieu par Jésus-Christ, ils deviennent fils et filles du Dieu vivant et cohéritiers. Ainsi, notre relation, même avec les nouveaux croyants, n’est pas hiérarchique. C’est comme une famille parce que nous leur demandons d’être baptisés en Jésus, puis dans l’Église, et ensuite dans le monde. Nous ne demandons jamais à personne de rejoindre notre culture avant de trouver notre Sauveur. Nous nous assurons qu’ils rencontrent d’abord notre Sauveur. Ensuite, ensemble, nous découvrons à quoi ressemblerait l’église dans leur propre culture. Ainsi donc, la première priorité est de sauver les gens de l’esclavage et de les amener à comprendre leur filiation avec Dieu.

La seconde priorité est de donner aux gens les outils pour amener les autres à Christ. Vous avez peut-être entendu le terme « rechercher un homme de paix ». Dans notre modèle, nous recherchons un homme ou une femme d’influence. Nous l’appelons le modèle de Corneille, un modèle tiré du chapitre 10 des Actes. Nous demandons au Seigneur de nous montrer des gens qui ont une influence incroyable dans leur village, leur communauté ou leur pays. En leur apportant l’Évangile, ils ont à leur tour la capacité de répandre cette bonne nouvelle à toutes les personnes de leur réseau social. Ensuite, tout comme l’apôtre Paul a demandé à Tite d’établir des anciens dans chaque église, nous demandons à ces Corneilles d’aider à susciter des dirigeants et à établir des anciens dans chaque église de maison. Notre ministère va donc d’église en église et n’est donc pas une organisation qui va vers une église mais c’est une église locale qui s’associe à une autre église de maison locale pour demander à Dieu ce qui doit être fait et ensuite travailler ensemble.

Vient ensuite notre troisième priorité qui est de multiplier. 2 Timothée 2.2 dit que les choses que nous avons entendues de personnes fiables, nous devons les transmettre à ceux qui peuvent les partager avec d’autres. C’est une multiplication sur trois générations. Nous avons constaté que si nous nous concentrons sur des générations croissantes de dirigeants, nous pouvons multiplier les mouvements. Notre formation au leadership est basée sur l’obéissance et non sur la connaissance. Je vais vous donner un exemple. Il y a plusieurs années nous avons ouvert un nouveau ministère dans une grande ville et nous avons trouvé quelqu’un qui s’intéressait aux choses spirituelles. Un de nos travailleurs a commencé à avoir une conversation avec cette personne et. Bientôt. elle a posé des questions sur Jésus. Mais avant d’expliquer en profondeur le Royaume, nous avons demandé à cette personne d’aller chercher cinq amis.

Le but n’était pas de réunir ces cinq amis dans une réunion d’église de maison mais, plutôt, de faire en sorte que chacun d’eux soit encadré par ce « Corneille ». Ces cinq amis commenceraient immédiatement à partager avec cinq de leurs amis et ces cinq amis trouveraient cinq de leurs propres amis. Ainsi, dès le début, la multiplication a été incorporée dans tout le ministère.

Avec ces trois choses – sauver, autonomiser/donner les outils et multiplier – nous avons découvert que nous pouvons apprendre tellement des gens dès le moment où ils viennent à Christ. Donc, au lieu de les enseigner par des affirmations et des déclarations, nous commençons par poser des questions fortes. Voici les trois questions que nous posons. Nous demandons: « Qui a faim spirituellement? Quand cherchent-ils spirituellement? Et où sont-ils spirituellement attentifs? » Nous essayons de trouver les rythmes culturels et spirituels de ceux que nous servons.

Par exemple, le week-end de Pâques ne sera pas un jour vraiment sacré pour un musulman parce qu’il ne connaît pas encore Jésus. Nous avons constaté, en fait, que le Ramadan est le moment le plus important du calendrier où nous pouvons partager la bonne nouvelle avec les musulmans. Pourquoi? Parce que c’est le mois où ils cherchent Dieu. Certes, ce n’est pas le même Dieu. Ils ne recherchent pas Jésus, le Fils de Dieu; ils essaient simplement de trouver un moyen de gagner suffisamment de crédit pour que Dieu puisse les accepter. Donc, au lieu de leur présenter d’abord nos jours de fêtes religieuses, nous avons décidé de les accompagner, de comprendre leurs rythmes spirituels et de prier pour ceux qui ont faim spirituellement. Nous trouvons où ils ont faim et à quoi ils sont attentifs. Ensuite, à travers des conversations spirituelles, nous pouvons trouver un Corneille. Nous lui demandons de retrouver ses amis et le processus de multiplication commence.

Nous avons équipé nos dirigeants avec une traduction des Écritures ou des versets clés. Nous leur fournissons souvent des boîtiers Wi-Fi, de sorte qu’en appuyant sur un bouton, ils puissent diffuser le film de JESUS ​​ou des parties du Nouveau Testament, du moins dans des langues véhiculaires. Si le groupe de personnes n’est pas engagé, nous fournissons à nos équipes des sacs à dos mobiles de présentation multimédia de sorte que s’ils sont dans des villages, ils puissent montrer le film JESUS ​​à jusqu’à 300 personnes. Et nous leur donnons beaucoup de formation sur la façon d’entamer des conversations spirituelles avec les gens c-à-d. pour que les gens veuillent connaître le Dieu qui peut les sauver, les équiper et multiplier leur influence. Ils peuvent rencontrer Dieu, Jésus, qui peut leur pardonner leurs péchés.

Au milieu de tout cela, nous avons constaté que si nous nous réunissons et prions, si nous mettons en place des équipes pour intercéder, il y a d’énormes opportunités dans ces moments. Il y a un jour spécial, vers la fin du Ramadan (le 27e jour en fait), appelé la Nuit de la Puissance. En cette seule nuit, de nombreux musulmans du monde entier croient que leurs prières portent mille fois plus de poids que les autres jours. Et ce soir-là, ils demandent à Dieu une révélation de qui il est. Ils demandent à Dieu le pardon de leurs péchés et ils demandent des rêves et des visions. Nous envoyons donc notre peuple pour se mêler à ceux qui recherchent un Dieu qu’ils ne connaissent pas, afin que nous puissions parler du Dieu que nous connaissons.

Le 19 mai 2020, plus d’un milliard de musulmans se sont rassemblés dans des maisons pour jeûner et prier. Pour la première fois depuis 622 après JC, les mosquées ont été fermées, à cause du coronavirus. Ils ont prié lors de cette « Nuit de la Puissance » pour une révélation spéciale de « Allah » et pour le pardon de leurs péchés. Dans le même temps, plus de 38 millions de disciples de Jésus de 157 nations – tous d’anciens musulmans – ont élevé la voix dans la prière demandant au Dieu unique, vrai et vivant de se révéler aux musulmans du monde entier à travers des signes, des prodiges, des rêves et des visions. Ils ont prié pour que pour la première fois, par la puissance du Saint-Esprit, les musulmans comprennent la miséricorde, l’amour et le pardon que l’on trouve uniquement en Jésus-Christ. Et en cette « Nuit du Miracle », Dieu a entendu nos prières.

Lorsque nous tombons d’accord dans la prière et que nous allons dans la salle du trône céleste, nous demandons à Jésus d’intercéder pour nous c-à-d.  pour que nous ayons des conversations spirituelles au bon moment et au bon endroit. Nous pouvons nous attendre à ce que des choses miraculeuses se produisent. J’aimerais vous raconter une histoire qui s’est déroulée cette année pendant le mois de Ramadan. Nous avions envoyé des équipes de village en village pendant cette période, demandant au Seigneur de nous ouvrir des portes et des cœurs. Une équipe s’est rendue dans un pays (Pardonnez-moi si je ne peux partager des précisions sur ce pays pour des raisons de sécurité), mais ils sont allés dans un village où personne ne les a reçus. Personne n’a montré d’hospitalité, personne n’a ouvert sa porte.

À la fin de la journée, l’équipe était très découragée. Ils sont alors sortis du village, se sont assis tous sous un arbre et ont fait un feu de camp pour se tenir chaud la nuit. Ils ont commencé à prier et à demander au Seigneur ce qu’il fallait faire, demandant un moyen de faire une percée dans ce village. Puis, comme la nuit avançait, ils s’endormirent. Assez rapidement, ils se réveillèrent et l’un des dirigeants a alors vu un feu ardent se diriger vers eux. Il s’est avéré qu’il s’agissait de 274 personnes tenant des torches et marchant vers eux. Au début, l’équipe était remplie de crainte jusqu’à ce que l’un d’eux dise: « Hé, nous avons prié pour que nous ayons l’occasion d’aller dans ce village et de partager Jésus. Maintenant, le village vient chez nous! »

Juste avant de rencontrer ces personnes, l’un des 274 hommes s’est avancé et a dit: « Nous ne savons pas qui vous êtes, nous ne savons pas d’où vous venez et nous ne vous avons pas ouvert nos maisons lorsque vous étiez dans notre village aujourd’hui. Mais ce soir, chacun de nous a fait exactement le même rêve. Et dans ce rêve, un ange nous est apparu et a dit: « Ces gens qui sont venus dans votre village sont ceux qui ont la vérité. Vous devriez aller leur demander et suivre ce qu’ils disent. »

C’était le moment: des conversations spirituelles avec les bonnes personnes, au bon moment, et au bon endroit ont eu lieu. Et avant la fin de la nuit, 274 chefs de famille ont tous fait des professions de foi et ont quitté leur religion pour marcher en relation avec Jésus. C’est la puissance de la prière et d’avoir des conversations spirituelles au bon endroit.

Je veux vous laisser avec une autre histoire sur le lancement de mouvements parmi les peuples musulmans. Cela ne provient pas de l’idée que l’ouvrier ou le missionnaire est celui qui est censé faire cela. Il s’agit d’équiper et d’édifier des leaders, un Corneille, qui multipliera le travail. Il y a plusieurs mois, des dirigeants sont venus me voir et m’ont dit: « Tu sais, nous n’avons pas été en mesure d’atteindre certains villages et il n’y a aucun moyen d’y accéder par des moyens réguliers. Nous avons donc prié, et nous sentons que le Saint-Esprit nous a demandé de mettre de côté des équipes de gens qui traverseront le désert et veilleront à ce que toutes les personnes non engagées, toutes celles qui ne sont ni atteintes ni touchées, entendent la bonne nouvelle. « 

Vous et moi avons une occasion de lancer des mouvements parmi les peuples musulmans. Cela commence lorsque nous formons des populations locales qui vivent à proximité et sont proches de la culture locale. On trouve un Corneille, on investit dans cette personne et elle nous aide à comprendre comment mobiliser ses amis pour en parler à leurs amis. Cela peut bien être aussi loin que les déserts du Moyen-Orient à dos de chameau. Si nous rendons les églises locales capables d’assumer les responsabilités que Dieu leur a confiées au lieu d’être en première ligne, nous devenons les Barnabas qui soutiennent ces apôtres et les personnes qui les envoient. Je dirais donc que notre responsabilité est d’équiper les gens en formation et en outils et d’instaurer un climat de confiance. Ils nomment des dirigeants et ils envoient des planteurs d’églises multiplier d’autres personnes qui partageront ensuite la bonne nouvelle.

En résumé, je pense que nous pouvons envisager de lancer des mouvements parmi les peuples musulmans de cette manière. Premièrement, une culture telle que celle vue dans le Livre des Actes peut produire une percée telle que celle vue dans le Livre des Actes. Deuxièmement, nous lançons des mouvements parmi les peuples musulmans en adaptant nos conversations afin de mener ces conversations d’une manière spirituelle avec les bonnes personnes, au bon moment et au bon endroit.

Nous demandons aux gens de se faire baptiser en Jésus, puis nous les aidons à découvrir à quoi ressemble leur église, plutôt que de demander aux gens de trouver leur chemin dans la culture de notre église. Nous devons également demander à Dieu un Corneille, un homme ou une femme d’influence, qui usera de son influence pour multiplier le Royaume parmi les relations que cette personne entretient déjà. Je veux vous encourager, alors que vous envisagez de lancer des mouvements parmi les peuples musulmans, à rechercher des outils, à trouver une formation de qualité et à instaurer un climat de confiance. Une seule église, connectée avec l’église voisine et à la culture proche, afin qu’ensemble vous puissiez aller vers des peuples non engagés et non atteints, et voir un Corneille multiplier le Royaume en partenariat avec vous. Que Dieu vous bénisse.

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À propos des mouvements

Dieu Est à L’œuvre Pendant cette Pandémie

Dieu Est à L’œuvre Pendant cette Pandémie

– Par Jon Ralls –

Au milieu d’une pandémie et de l’incertitude, Dieu est toujours à l’œuvre. Son Esprit bouge dans la vie des gens partout dans le monde.

Alors que les gens se sont retrouvés chez eux, parfois seuls et avec des questions, beaucoup cherchent des réponses aux défis et aux émotions qu’ils ressentent. L’un des endroits vers lesquels les gens se tournent pour obtenir des réponses est Internet. Le nombre de personnes en ligne – effectuant des recherches sur Google, regardant des vidéos sur YouTube, laissant des commentaires sur Facebook, etc. – continue d’augmenter.

Facebook compte plus de 2 milliards d’utilisateurs et YouTube est le deuxième plus grand moteur de recherche derrière Google (le propriétaire de YouTube). Cette augmentation du nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux augmente également les opportunités de ministère par les réseaux sociaux et la formation de disciples.

Dieu est vraiment en train d’ouvrir des portes à l’Évangile pour beaucoup de ceux qui sont en recherche.

 

Une Personne en Amène Plusieurs Autres

Dieu a ouvert une porte à l’évangile pour Azzibidiin à travers une publicité évangélique qu’il a vue sur les réseaux sociaux. Il a répondu à l’annonce et a été mis en relation avec un faiseur de disciples local nommé Bishara. Cela faisait un an que Bishara était venu à la foi et qu’il partageait sa foi avec enthousiasme avec tous ceux qui voulaient bien l’écouter. En conséquence, 300 à 400 personnes sont venues à la foi, représentant 30 communautés de foi distinctes. Bishara a été grandement persécuté pour sa foi mais il a continué à mettre la main à la charrue et est actuellement en train de faire un disciple d’Azzibidiin et de l’équiper pour le ministère.

 

Tu n’es pas tout seul

Pour les étudiants d’une région d’Asie, c’est à travers des clips vidéo du film Jésus utilisés dans une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux que Dieu a ouvert la porte à l’Évangile. Un étudiant a répondu à une annonce par ce message qui disait: « Je pensais être la seule personne à se sentir tellement seule pendant la pandémie, cependant j’entends parler de vous, les chrétiens, et de votre amour pour nous. » Cet étudiant n’était pas le seul à entendre l’amour du Christ. Au moins trois personnes ont accepté le Christ après avoir répondu à ces publicités.

Une campagne publicitaire posait cette question: « À quel genre de prière demanderiez-vous à Dieu de répondre? » Des centaines d’étudiants ont répondu par des déclarations telles que « Dieu, pardonne-moi s’il te plaît ». « Dieu, s’il te plaît, aide-moi avec les choses qui me font peur. » « Dieu, s’il te plaît, donne-moi quelqu’un qui me comprenne et qui m’aime. » « Dieu, s’il te plaît, montre-moi quels choix faire. »

 

Des Personnes Non-atteintes qui Cherchent à Atteindre d’Autres

Les réseaux sociaux permettent à de nombreuses personnes vivant dans des zones non-atteintes d’entrer en contact avec ceux qui peuvent partager la bonne nouvelle. Par exemple, une page de ministère Facebook a gagné plus de 1 800 abonnés d’un groupe non-atteint en Asie du Sud-Est. Les chrétiens locaux entrent en contact avec ceux qui s’intéressent à l’Évangile, et au moins une personne a déjà été baptisée.

 

C’est Impossible que ce Soit Une Coïncidence

Grâce à l’utilisation de publicités ciblées et de contenu naturel (non payant), les gens entendent parler de Jésus. Dans un pays à 99,9% musulman, ce message est arrivé à une équipe utilisant les réseaux de masse pour trouver des gens en recherche: « Partout sur Facebook, Instagram et YouTube, je suis toujours tombé sur des choses sur Jésus et ainsi de suite. Je ne pense pas que cela puisse être une coïncidence. Je me demande si… je peux croire en Jésus. Je me demande si je peux voir un miracle. »

 

Des Temps et des Outils Extraordinaires

Depuis le début de l’Église, les gens partagent la bonne nouvelle. Nous partageons cette espérance qui est en nous lorsque nous sommes en relations avec les gens tout au long de la journée dans notre travail, à l’école et ailleurs. Avec la puissance et l’ampleur d’Internet, nous disposons désormais d’outils et de technologies qui nous permettent d’atteindre 24 heures sur 24 des endroits éloignés. Alors même que nous dormons, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre pour attirer ceux qui sont en recherche vers ceux qui peuvent parler de son Fils, Jésus-Christ.

L’évangélisation numérique ne remplace pas une vie personnelle qui se veut missionnaire au quotidien, mais elle permet un paradigme de ministère radicalement différent alors que ceux qui sont en recherche se tournent vers les travailleurs chrétiens. Ces gens en recherche contactent des personnes qui peuvent entamer une conversation avec eux (à la fois en ligne et hors ligne), ce qui peut finalement conduire à un disciple qui peut faire des disciples. 

 

Ce N’est pas une Formule Magique

L’évangélisation par le numérique n’est pas une solution miracle. Nous ne pouvons pas simplement diffuser une annonce payante et nous attendre à ce que des milliers de gens soient sauvés. Beaucoup de stratégie, de formation et de réflexion sont nécessaires pour tirer le meilleur parti de ces opportunités numériques. Mais avec ceux déjà en place, cet outil puissant peut être utilisé pour la gloire de Dieu et l’avancée de son royaume.

Si vous êtes curieux ou souhaitez commencer à trouver des gens en recherche via les réseaux sociaux, plusieurs ministères offrent un encadrement et fournissent des ressources aux travailleurs chrétiens qui utilisent ces réseaux. Pour en citer quelques-uns :

 

Media to Movements – L’équipe Media to Movements équipe les faiseurs de disciples en stratégies médiatiques pour identifier et engager ceux qui sont en recherche spirituelle et qui accélèrent un mouvement de disciples qui reproduisent des disciples. Ils fournissent un encadrement et un mentorat dès les premières étapes jusqu’à la sensibilisation continue. www.Mediatomovements.org

 

Kingdom Training – Ce groupe mène des activités d’évangélisation numérique depuis des années et propose plusieurs cours excellents pour aider les gens à démarrer. www.Kingdom.training

 

Mission Media UMMU est une plate-forme de formation en ligne encadrée conçue pour aider ceux qui suivent le Christ à devenir plus efficaces pour faire des disciples et établir des églises en utilisant les réseaux, les histoires et les technologies innovantes. www.missionmediau.org/foundations-of-media-strategy

 

Kavanah Media se spécialise en aidant les équipes missionnaires et les églises à trouver les gens en recherche dans leur contexte. Spécialisés dans la formation, la création de contenus médiatiques, la gestion de campagnes et le coaching, ils travaillent avec des ministères pour utiliser au maximum leur budget publicitaire. Ils organisent également un podcast hebdomadaire d’évangélisation par les réseaux: «Christian Media Marketing». www.Kavanahmedia.com

Une coalition rassemblant Media to Movements, Kingdom Training et Mission Media U a mis en place une superbe vidéo reflétant les objectifs de travail de ces équipes. Regardez la vidéo What Is Media Outreach? (Qu’est-ce que la sensibilisation médiatique?) pour voir un excellent exemple de collaboration.

Les stratégies utilisées par les groupes ci-dessus commencent toutes en ayant cet objectif en tête: reproduire des disciples. Le contenu médiatique créatif, sensible à la culture et fondé sur la recherche – il comprend des vidéos et des publications sur les réseaux sociaux- combiné à un marketing stratégique, invite les gens à explorer et à réagir aux Écritures. Je prie pour que nous puissions considérer les temps qui courent, et tout comme les fils d’Issacar (1 Chro. 12:32), comprendre les temps et utiliser tous les moyens possibles pour s’assurer que tous puissent connaître l’amour, le sacrifice et le pardon du Christ.

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À propos des mouvements

Pourquoi Nous Devons Nous Arrêter de Faire de Bonnes Choses

Pourquoi Nous Devons Nous Arrêter de Faire de Bonnes Choses

– Par C. Anderson

. Ce blog a été initialement publié sur le blog de C. Anderson, Pursing Disciple Making Movements in the Frontiers

Tailler des arbres les rend plutôt laids. Au début on n’aime généralement pas ce à quoi ça ressemble. Devant ma maison en Thaïlande, nous avons des arbustes à fleurs. Il faut les tailler pour qu’ils restent en bonne santé. Tous les quelques mois, je sors dans le jardin et je taille les branches. Il est particulièrement difficile de couper celles qui portent encore des fleurs. Élaguer des activités sans fruits et investir dans des actions qui portent du fruit est un devoir si nous voulons voir un Mouvement de Formation de Disciples. Dans mes tout derniers articles, j’ai écrit sur les principales caractéristiques des dirigeants à qui Dieu confie des mouvements key characteristics of leaders God trusts with movements. Ajoutons-en une autre encore.

Les dirigeants de mouvement que Dieu utilise sont prêts à arrêter des activités qui ne portent pas de fruits. Ils se concentrent sur ces activités qui produisent des fruits du Royaume. Nous devons évaluer tout ce que nous faisons à la lumière de la vision que Dieu a placée dans nos cœurs afin d’obéir au Christ en multipliant les disciples.

Les dirigeants qui refusent de lâcher prise ou de mettre fin à des programmes et activités sans fruits s’enlisent. Ils ne voient pas de multiplication. Les bons dirigeants évaluent ce qu’ils font. Ils sont prêts à élaguer ce qui est bon pour donner du temps à ce qui est mieux.

Êtes-vous Prêt à Vous Arrêter de Faire de Bonnes Choses?

Un dirigeant que je coachais ​​avait toujours du mal à accomplir les différentes étapes de ses plans. Il faisait peu de progrès dans sa vision de mouvements. Lorsqu’on se parlait au téléphone ou lors d’une formation, ce jeune Asiatique était enthousiaste. Pendant les moments d’intercession il exprimait des prières passionnées avec des larmes qui coulaient le long de ses joues. Je pouvais voir à quel point il aspirait à voir son peuple connaître Dieu. Il était d’accord avec les principes des mouvements et était convaincu qu’ils étaient vrais alors qu’il étudiait le livre des Actes. Après quelques années de travail avec ce frère, le problème était devenu clair. Son engagement envers le père, la communauté chrétienne et l’église mère le retenait. Il ne pouvait pas se concentrer (https://www.dmmsfrontiermissions.com/a-relentless-commitment-to-focus-on-the-most-important-activities/) sur des activités fructueuses de formation de disciples.

Après une séance de coaching (https://www.dmmsfrontiermissions.com/free-simple-coaching-manual/), il s’était fixé des objectifs pour rencontrer, dans son entourage, des personnes en recherche et pour partager avec eux une histoire biblique. Quelques semaines plus tard, nous en avons parlé. Il a alors dit qu’il avait été occupé cette semaine-là par une conférence de pasteurs, un mariage pour son cousin et à faire des courses pour son père, pasteur d’une grande église. 

À chaque fois qu’on se rencontrait, il y avait toujours un tas de choses qui l’avaient retenu. Le schéma était le même. Il n’était pas disposé à arrêter de faire certaines choses dans sa vie. Ces choses étaient fondées sur un sens du devoir envers les autres et l’empêchaient de se concentrer sur la formation de disciples.

Ce frère avait pourtant du potentiel en tant que dirigeant de mouvement. Aujourd’hui, plusieurs années plus tard, il n’a qu’une petite église. Il aurait dû abandonner les choses bonnes et choisir plutôt de faire des choses qui portent du fruit. Mais ce n’était pas là un choix qu’il était prêt à faire.

Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit.

Jean 15: 1-2 LSG

Tailler ces pratiques qui ne donnent pas du fruit

Tailler signifie couper. On attaque la branche au sécateur et on la coupe. Elle tombe au sol puis sèche. Nous la jetons ensuite dans un champ ou à la poubelle.

Que devez-vous être prêt à tailler en tant que faiseur de disciple? C’est une question à poser à Dieu. Pour commencer, laissez-moi vous donner quelques exemples pris de ma propre vie. Ce sont des choses que j’ai dû « tailler » pour faire de l’espace pour la prière, former mes voisins, former et encadrer les futurs dirigeants de mouvements et donner du temps pour les gens qui sont perdus. Ça a été de tailler :

  • Des équipes de dirigeants dont je faisais partie et qui m’avaient pris beaucoup de temps, mais qui n’avaient pas fait avancer ma vision DMM.
  • Parler dans les écoles alors que les sujets n’étaient pas liés à la formation de disciples.
  • Participer à des conférences simplement parce que j’étais « censé » y être.
  • Des activités et réunions épuisantes qui n’ont pas donné de la vie. 
  • Être à chaque événement familial qui a eu lieu. 
  • Des programmes de formation qui n’avaient pas pour résultat des disciples obéissants capables de former d’autres.

Ce sont là, sans aucun doute, des choix difficiles à faire. Tout le monde ne vous comprend pas quand vous faites ces choix. Faites également attention à la façon dont vous faites ces choses. Ne dites pas aux gens par exemple : « Je n’ai pas de temps à vous donner parce que je me concentre sur des choses qui donnent plus de fruits ». Soyez sage, mais faites des choix pour vous concentrer sur ce que Dieu vous a appelé à faire.

Augmentez les Activités qui Donnent du Fruit

Alors que vous taillez d’autres choses, vous créez un espace dans votre vie pour des activités fructueuses ou innovantes. Nous ne savons pas toujours ce qui portera du fruit. Surtout dans des moments comme ceux-ci, nous devons essayer de manière créative de nouvelles idées que Dieu a données. Elles peuvent être fructueuses ou non, mais nous devons les expérimenter puis les vérifier. Avez-vous de l’espace dans votre vie pour créer ou expérimenter de nouvelles méthodes d’évangélisation?

Peut-être est-ce plus important encore d’observer ce qui donne du fruit et d’y investir. Donnez plus de temps, plus d’argent, plus d’effectifs à ces choses qui fonctionnent bien pour vous ou pour d’autres dans des situations similaires. C’est pourquoi faire partie d’une communauté de personnes poursuivant des Mouvements de Formation de Disciples est si important. Nous apprenons les uns des autres et les uns avec les autres.

Voici quelques pratiques fructueuses auxquelles je travaille dur pour leur faire de la place dans ma vie.

  • La prière extraordinaire pour les perdus (consacrer des heures dans ma journée et des jours chaque mois pour le jeûne et à la prière)
  • Des conversations formelles et informelles avec ceux que je coache.
  • Des marches de prière dans mon quartier, m’arrêtant pour saluer et discuter avec ceux que je rencontre.
  • Des Études Découverte de la Bible sur internet et en personne.
  • La formation au développement du leadership pour mon équipe
  • L’apprentissage continu pour mon propre développement spirituel et pour ma croissance en tant que formateur DMM

Il est temps de mettre tout cela en pratique.

Que devez-vous vous arrêter de faire pour faire de la place aux activités qui vous feront avancer dans le démarrage de mouvements?

Écrivez tout ce qui vous vient à l’esprit. Dans les deux prochains jours, prenez le temps de voir avec Dieu comment lâcher prise de tout cela. Publiez sur le DMMs Frontier Missions Facebook Group, ou dans les commentaires ci-dessous, l’action que vous allez entreprendre pour mettre en pratique ce que vous avez appris dans cet article.

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À propos des mouvements

Comment le Mouvement d’Implantation d’Églises (CPM) en Bhojpuri en a Lancé d’Autres

Comment le Mouvement d’Implantation d’Églises (CPM) en Bhojpuri en a Lancé d’Autres

Par Victor John –

Avec un Mouvement d’Implantation d’Églises (CPM) de plus de 10 millions de disciples de Jésus qui ont été baptisés, Dieu travaille de manière incroyable parmi ceux qui parlent le bhojpuri dans le nord de l’Inde. La gloire de Dieu dans ce mouvement brille encore plus quand on considère l’histoire de cette région. La région Bhojpuri en Inde est fertile à bien des égards et pas seulement par son sol. Un grand nombre de chefs religieux sont nés ici. Gautama Bouddha y a reçu son illumination et a donné son premier sermon dans cet endroit. Le yoga et le jaïnisme sont également nés ici.

La région Bhojpuri a été décrite comme un lieu de ténèbres – pas seulement par les chrétiens, mais par les non-chrétiens également. Le Lauréat du prix Nobel, V.S. Naipaul, après avoir voyagé dans l’est de l’Uttar Pradesh, a écrit un livre intitulé l’Illusion des Ténèbres :Une Expérience de l’Inde, décrivant bien l’aspect lamentable et dépravé de la région.

Dans le passé, cette région était très, très hostile à l’Évangile qui était alors perçu comme étranger. Cette région était aussi connue comme «le cimetière des missions modernes». Lorsque l’aspect étranger a disparu, les gens ont alors commencé à accepter la bonne nouvelle.

Mais Dieu ne veut pas atteindre uniquement ceux qui parlent le Bhojpuri. Lorsque Dieu a commencé à nous utiliser pour aller au-delà du groupe Bhojpuri, certaines personnes ont demandé: « Pourquoi ne vous en tenez-vous pas à atteindre uniquement ceux qui parlent le Bhojpuri? Il y en a beaucoup d’entre eux! 150 millions, ça fait un nombre énorme de gens! Pourquoi ne restez-vous pas là jusqu’à ce que ce travail soit terminé? »

Ma première réponse porte sur la nature pionnière de l’œuvre de l’Évangile. Faire un travail apostolique / pionnier implique toujours de chercher des endroits où la bonne nouvelle n’a pas pris racine et c’est chercher des occasions de faire connaître le Christ là où il n’est pas encore connu. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons étendu notre travail à d’autres groupes linguistiques.

Deuxièmement, dans leur usage, ces différentes langues se chevauchent les unes sur les autres. Il n’y a pas de ligne claire de séparation entre là où une langue commence et là où l’autre finit. De plus, les croyants déménagent souvent d’endroit au gré de leurs contacts, comme se marier ou avoir une offre d’emploi ailleurs. Alors, selon que des membres du mouvement voyagent ou déménagent, la bonne nouvelle les accompagne aussi.

Certaines personnes sont revenues et ont dit: « Nous voyons Dieu travailler dans cet autre endroit. Nous aimerions commencer un travail dans ce domaine. » Nous leur avons dit: « Allez-y! »

Ils sont donc revenus un an plus tard et ont dit: « Nous y avons implanté 15 églises. » Nous avons été étonnés et bénis, car cela s’est produit de manière organique. Il n’y avait ni ordre du jour, ni préparation, ni financement. Lorsqu’ils ont demandé ce qui allait se passer ensuite, nous avons commencé à travailler avec eux pour aider les croyants à s’enraciner dans la parole de Dieu et à mûrir rapidement.

Troisièmement, nous avons commencé des centres de formation qui ont élargi le travail, à la fois intentionnellement et involontairement (c’était plus le plan de Dieu que le nôtre). Parfois, des personnes d’un groupe linguistique voisin venaient à une formation, puis rentraient chez elles et travaillaient parmi leur propre peuple.

Une quatrième raison de cette expansion est que parfois des gens sont venus nous voir et nous ont dit: « Nous avons besoin d’aide. Pouvez-vous venir nous aider? » Nous leur apportons assistance et les encourageons du mieux que nous pouvons. Ces choses ont été les facteurs clés pour se déplacer dans les zones voisines au-delà du Bhojpuri.

Le travail a commencé chez les locuteurs Bhojpuri en 1994, puis il s’est étendu à d’autres langues et régions dans l’ordre suivant: l’Awadhi (1999), des langues apparentées ​​(2002), le Bengali (2004), le Mâgadhî (2006), le Punjabi, le Sindhi, l’Hindi, des communautés urbaines de langue anglaise et l’Haryanvi (2008), l’Angika (2008), le Maithili (2010) et le Rajasthani (2015).

Nous louons Dieu que le mouvement se soit étendu de diverses manières à différents groupes linguistiques, à différentes zones géographiques, à plusieurs groupes de caste (dans ces langues et zones géographiques) et à différentes religions. La puissance de la bonne nouvelle ne cesse de franchir toutes sortes de frontières.

Le travail parmi les Maithilis est un très bon exemple de partenariat. Notre partenariat avec un leader clé a été une expérience d’expansion du mouvement. Au lieu d’ouvrir notre propre bureau avec notre propre personnel, nous avons atteint le même objectif de manière plus reproductible.

Bien que ces mouvements soient menés par des locaux, nous continuons à former un partenariat. Nous avons récemment commencé à former plus de 15 leaders Angika au ministère holistique (intégré) dans le Bihar oriental. Nous prévoyons d’aider à démarrer des centres de ministère holistique dans trois différents sites de langue Angika (pays Anga) au cours de l’année à venir et de susciter davantage de leaders Angika locaux. Notre partenaire clé travaillant parmi les Maithilis est également en train d’étendre son travail dans la région d’Anga.

Victor John, natif du nord de l'Inde, a été pasteur pendant 15 ans avant de passer à une stratégie holistique visant un mouvement parmi les locuteurs Bhojpuri. Depuis le début des années 1990, il a joué un rôle de catalyseur du mouvement Bhojpuri depuis son démarrage jusqu'à cette pleine croissance qu’il connaît maintenant.

Cet article est extrait avec la permission du livre Bhojpuri Breakthrough. (Monument, CO: WIGTake Resources, 2019), pages 4, 121-123, 137, 142-143, et publié sous cette forme aux pages 185-188 du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible à partir de 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

L’Évangile parmi les UUPG : Comment Évaluer que la Tâche est Finie

L’Évangile parmi les UUPG : Comment Évaluer que la Tâche est Finie

Par Lipok Lemtur –

Rédigé à partir d’une vidéo pour Global Assembly of Pastors for Finishing the Task

 

Je viens du Nagaland, un petit État du nord-est de l’Inde. Je suis dans l’implantation d’églises depuis ces 17 dernières années. Je représente aujourd’hui un grand nombre de dirigeants qui se sont réunis pour s’entendre sur la vision 24:14 vision [Matthieu]. Nous nous sommes réunis, indépendamment de nos arrière-plans confessionnels ou de nos agences missionnaires, et nous avons approuvé cette vision en disant: «Menons ce projet à bien».

Aujourd’hui, mon pays possède le plus grand champ de moisson du monde: une population de 1,5 milliard d’habitants qui augmente chaque jour. Nous avons 615 000 villages et 1 757 groupes de personnes qui ont été identifiés jusqu’à présent. Sur ces 1 757 groupes, 1 517 figurent sur la liste des groupes de personnes non atteints. La liste des groupes de personnes non engagés et non atteints liste 688 en Inde. Ainsi, devant la tâche énorme qui nous attend, nous, en tant que famille 24:14 en Inde, voici ce que nous avons convenu dans la prière: nous finirons la tâche consistant à transmettre l’évangile à chaque groupe de personnes, de sorte que d’ici le 31 décembre 2025, il n’y aura plus de groupes de personnes non-engagés. Nous ressentons donc l’urgence et l’immensité de la tâche.

Nous pourrions nous laisser prendre par les chiffres énormes qui nous attendent. Mais nous voulons revenir à des outils simples c’est à dire aux méthodes simples que la Bible nous a montrées pour le travail qui nous a été assigné. La Grande Commission a été donnée à chaque croyant: aller prêcher l’Évangile à toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et leur enseignant à observer tout ce que Jésus a prescrit. Cette Grande Commission a été donnée à tous les croyants ; nous croyons donc au sacerdoce de tous les croyants. Dans 1 Pierre 2: 9, Pierre écrit: «Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal.» Nous sommes d’accord là-dessus mais pas seulement sur un morceau de papier; nous sommes d’accord dans la pratique.

C’est comme dans Jean 4, lorsque Jésus a rencontré la Samaritaine au puits et lui a révélé qui il était. Cette dame avait eu un vécu très sombre: cinq maris et le sixième n’était même pas son mari. Mais elle a reçu Jésus-Christ simplement et elle a cru. Puis, laissant là sa cruche d’eau, elle est retournée au village et a alors dit: «Venez voir cet homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait dans le passé. Et si c’était le Christ ? » Et tout le village est venu à la foi. Donc cette femme, qui venait de croire, est devenue une enfant de Dieu. Elle a reçu une nouvelle identité comme prêtre et elle était disposée à exercer immédiatement son sacerdoce.

Nous désirons aussi mobiliser tous nos croyants, afin qu’ils deviennent les effectifs pour apporter l’évangile à chaque groupe de personnes. Nous voulons les former avec un plan simple en leur donnant un outil simple pour savoir comment entrer dans un nouveau village. Cet outil vient de Luc 10, lorsque Jésus envoie 70 personnes, deux par deux c’est-à-dire 35 paires qui vont dans différents endroits, priant et demandant à Dieu de leur donner la personne de paix. Nous les équipons d’un outil simple: pouvoir partager leur témoignage et celui de Dieu. Et nous enseignons chaque croyant à savoir comment former des disciples de façon élémentaire et comment former une église.

Pour cela, nous regardons à Actes 2: 41-47. Qu’ont fait les premiers croyants en tant qu’église? C’était une affaire simple. Où se rassemblaient-ils? Ils se rassemblaient chez eux. Nous en voyons des exemples tout au long du Nouveau Testament. Dans Colossiens 4:15, Paul écrit: « Salue les saints qui se réunissent dans ta maison. » A Philémon aussi: « Salue les saints qui sont dans ta maison. » Et dans Romains 16 et 1 Corinthiens 16, nous lisons que des croyants se réunissant dans leurs maisons. Le lieu de réunion normal était chez eux.

Nous équipons donc les croyants d’une méthode simple et d’outils simples. Nous voulons qu’ils sachent comment former une église et quoi faire en tant qu’église. Ensuite, ils choisissent des dirigeants parmi eux. Ils ont donc un plan simple en cinq étapes: l’Entrée, l’Évangile, la Formation de Disciples, la Formation de l’Église et la Formation des Responsables. Nous aimerions mobiliser tous les croyants et les envoyer dans la moisson. Nous voulons que chaque croyant commence à assumer sa responsabilité pour l’Évangile et qu’il soit capable de partager son témoignage et celui de Dieu. Nous leur demandons de dresser une liste de leurs amis et parents qu’ils connaissent. Le but est d’atteindre beaucoup de ces groupes de personnes qui n’ont jamais entendu l’évangile. Ces gens sont des gens que nous rencontrons tous les jours sur les marchés et dans nos affaires. Nous rencontrons beaucoup de ces gens aussi lorsque nous les fréquentons ailleurs dans la société.

Nous équipons donc chaque croyant pour qu’il assume sa responsabilité pour l’Évangile et qu’il fasse une liste des membres de sa famille et de ses amis – comme pour le démoniaque de Marc 5. Jésus venait de délivrer cet homme qui passait la moitié de sa vie à dormir dans un cimetière. Lorsque les villageois ont dit à Jésus de quitter la région, ce tout nouveau croyant (maintenant vêtu et sain d’esprit) a supplié Jésus: « Emmène-moi avec toi! » Mais Jésus a fait le contraire: au lieu de l’emmener avec lui, Jésus l’a libéré et a donné une responsabilité à un tout nouveau croyant. Il n’avait aucun diplôme et aucune origine chrétienne. Mais Jésus l’a simplement envoyé dans la moisson et dit: «Va dans ta famille et dis-leur ce que le Seigneur a fait.»

Donc, si nous mobilisons tous les croyants et si nous les formons, nous pourrons accomplir cette tâche. Au fur et à mesure que nous engageons ces groupes de personnes, de nombreuses personnes demanderont: « Comment pouvons-nous évaluer l’engagement? » En tant que famille 24:14 en Inde, nous avons dit que nous voulions évaluer l’engagement. Nous considérons qu’un groupe de personnes est engagé lorsqu’un mouvement a commencé, c’est-à-dire que quatre générations d’églises ont été plantées. Cela veut dire des églises qui sont dirigées par quelqu’un qui vient d’eux – une personne locale. Cela veut dire des églises qui implantent d’autres églises. Cela veut dire des gens locaux qui sont envoyés – ils sont envoyés dans le village suivant pour implanter une autre génération d’églises. Quand nous voyons quatre générations, cela montre que les églises sont maintenant capables de se prendre en charge : il y a une responsabilité locale qui est assumée et des dirigeants locaux en place. Cela signifie que les nouveaux croyants eux-mêmes apportent l’évangile à d’autres. Les églises sont saines, assument leur direction, sont financièrement autonomes, choisissent leurs propres dirigeants et envoient des ouvriers dans d’autres villages où l’évangile n’a pas été prêché. Elles se corrigent et se nourrissent eux-mêmes. Elles n’ont pas besoin de quelqu’un de l’extérieur pour venir diriger le mouvement. Lorsque quatre générations d’églises ont commencé, nous disons qu’un groupe de gens a été engagé.

Un mouvement doit être autonome. Si nous quittons un champ trop tôt ou si nous envoyons tout juste un ou deux ouvriers pour la prière et simplement pour partager l’évangile, nous ne disons pas que le groupe de personnes a été engagé. Le mot qui me vient à l’esprit est le mot ‘gestion chrétienne’. Sommes-nous de bons gérants? Avons-nous quitté le terrain trop tôt? Si l’évangile n’est pas capable de se maintenir lui-même, c’est que nous avons quitté le terrain trop tôt. Nous pourrions tomber dans le danger de laisser certains groupes de personnes derrière nous, en tenant pour acquis qu’ils ont été atteints simplement parce que nous avons envoyé un ou deux ouvriers. Mais nous devons nous efforcer d’évaluer selon les pratiques CPM de quatre générations d’églises c’est-à-dire là où l’on voit une autonomie. Nous voulons être de bons gérants de ces groupes de personnes. 

Nous voulons rencontrer ces groupes de personnes au ciel. Apocalypse 7: 9 décrit des groupes de personnes de différentes langues qui se rassemblent pour adorer Jésus-Christ. Nous ne voulons donc laisser aucun groupe de personnes derrière nous. Comme une requête de la famille indienne de 24:14, nous vous demandons à tous de prier pour l’église en Inde. Priez pour que nous assumions la responsabilité pour cet évangile et que nous puissions terminer cette tâche. Souvenez-vous de l’urgence de notre calendrier: d’ici le 31 décembre 2025. Alors s’il vous plaît, joignez-vous à nous dans la prière pour que nous mobilisions et formions chaque croyant pour faire parvenir l’évangile à ces groupes de personnes non engagés et non atteints. Et que nous soyons de bons gérants dans ce domaine; que nous ne quittions pas le terrain trop tôt et ne laissions pas la tâche inachevée. Priez que Dieu nous fournisse également les ressources nécessaires pour créer cet élan partout

Nous avons vu que lorsqu’un mouvement se produit, d’autres mouvements sont déclenchés. Donc, en tant que leaders de mouvement, nous voulons que de plus en plus d’ouvriers soient formés pour devenir des multiplicateurs d’églises. Ensuite, nous voulons les envoyer dans le champ de moisson. Alors, veuillez- vous joindre à nous dans la prière pour cette tâche immense et urgente, et pour que l’Église indienne marche dans l’unité. Priez pour que dans un moment comme celui-ci, nous puissions être unis pour nous mettre d’accord sur la vision 24:14 et dire: «Rassemblons-nous et menons ce projet a bien!»

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À propos des mouvements

Le Scénario de l’Histoire – Finir le Dernier Tour de Piste

Le Scénario de l’Histoire – Finir le Dernier Tour de Piste

– Par Steve Smith –

Trop souvent, notre point de départ est cette mauvaise question: « Quelle est la volonté de Dieu pour ma vie? » Cette question peut être très égocentrique car elle tourne autour de vous et de votre vie.

La bonne question est « Quelle est la volonté de Dieu? » Point barre. Ensuite, nous demandons: « Comment ma vie peut-elle mieux servir cette volonté? »

Pour glorifier le nom de Dieu, vous avez besoin de comprendre ce que Dieu fait dans notre génération – Quel est son dessein. Pour comprendre cela, vous avez besoin de savoir ce que Dieu fait dans l’Histoire: le scénario qui a commencé dans Genèse 1 et se terminera dans Apocalypse 22.

Ensuite, vous pouvez trouver votre place dans la trame historique. Par exemple, le roi David a de façon unique servi le dessein de Dieu dans sa propre génération (Actes 13:36) précisément parce qu’il était un homme selon le cœur de Dieu (Actes 13:22). Il a cherché à contribuer par son travail au scénario écrit par le Père. La promesse faite à Abraham (d’hériter la terre et de devenir une bénédiction pour les nations) a fait un énorme bond en avant lorsque Dieu a trouvé un homme qui aurait son cœur et servirait ses desseins. Selon 2 Samuel 7: 1, sa promesse d’hériter du pays a été accomplie lorsqu’il n’y eut plus de place pour les Israélites à conquérir.

Le cœur de notre Père, c’est là où se déroule le scénario de l’Histoire. Il accélère l’intrigue quand Il trouve des personnages principaux qui ont son cœur. Dieu appelle une nouvelle génération qui ne sera pas seulement dans l’intrigue mais qui terminera l’intrigue, précipitant l’Histoire vers son dénouement. Il appelle une génération qui dira un jour: «Il n’y a plus d’endroit qui reste où le Royaume de Dieu puisse s’étendre» (comme Paul l’a écrit à propos d’une grande province dans Romains 15:23).

Connaître le scénario, c’est connaître la volonté de Dieu.

Une fois que vous connaissez le scénario, vous pouvez y prendre votre place, non pas en tant que personnage secondaire, mais en tant que personnage principal poussé en avant par la puissance de l’auteur.

Le grand scénario a commencé dans la Création (Genèse 1) et se terminera à la Fin des Siècles (le retour de Jésus – Apocalypse 22). C’est l’histoire d’une grande course de relais. Chaque génération court un tour de piste dans cette course. Il y aura une dernière génération qui courra le dernier tour de piste – une génération qui verra le Roi recevoir la récompense pour son travail de toute la durée de l’Histoire. Il y aura une génération du dernier tour. Pourquoi pas nous?



Le But de l’Histoire

Ce scénario central parcourt la Bible et se fraye un chemin à travers chacun des 66 livres. Pourtant, il est facile d’oublier ou d’ignorer le scénario, et de nombreuses personnes se moquent d’une telle pensée.

Dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant: Où est la promesse de son avènement? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. (2 Pierre 3: 3-4)

Cette réalité décrit notre génération ainsi que celle de Pierre.

 

Quelle est le scénario de l’Histoire?

 

  • LA CRÉATION: Dans Genèse 1-2, Dieu a créé l’humanité avec un seul but: devenir une épouse (une compagne) pour son Fils, demeurer avec lui pour toujours dans l’amour et l’adoration.
  • LA CHUTE: Dans Genèse 3, à cause du péché, les êtres humains se sont éloignés du dessein de Dieu – Ils n’ont plus de relation avec le Créateur.
  • LA DISPERSION: Dans Genèse 11, les langues ont été confondues et l’humanité a été dispersée jusqu’aux extrémités de la terre – Elle n’est plus en phase avec la rédemption de Dieu.
  • LA PROMESSE: À partir de Genèse 12, Dieu a promis de rappeler à lui les peuples de la terre à travers le prix du sang d’un Rédempteur proclamé par le peuple de Dieu (les descendants d’Abraham) travaillant à partager la bonne nouvelle.
  • LA REDEMPTION: Dans les Évangiles, Jésus a donné le prix pour payer la dette du péché, pour racheter le peuple de Dieu – des gens de chaque ethnos (groupe de personnes).
  • LA COMMISSION: À la fin de sa vie, Jésus a envoyé le peuple de Dieu pour terminer la mission de Dieu: le grand scénario. Et il a promis sa puissance pour le faire.
  • LE DISCIPULAT: Du livre des Actes à aujourd’hui, le peuple de Dieu a été béni pour accomplir un grand mandat. «Allez dans le monde entier» et accomplissez cette rédemption: faire des disciples de toutes les ethnē, pour être l’Épouse parfaite du Christ.
  • LA FIN: À la Fin des Siècles, Jésus reviendra pour prendre son épouse – quand elle sera parfaite et prête. Tout, de Genèse 3 à Apocalypse 22, consiste à rappeler l’Épouse de Jésus parmi les nations. Tant que l’Épouse n’est pas parfaite, la mission de l’église n’est pas terminée.

 

Peter se réfère à ce scénario dans le dernier chapitre de sa deuxième épître.

Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée. (2 Pierre 3: 8-10, italiques ajoutés)

Dieu est patient. Il ne renverra pas Son Fils avant que le récit ne soit terminée. Dieu n’est pas lent; il désire qu’aucun groupe de personnes (ethnos) ne périsse. Il veut que toutes les nations dispersées de Genèse 11 viennent en grand nombre faire partie de l’Épouse de Christ. Ce sont là les ethnē auxquelles Jésus fait référence dans Matthieu 24:14. Ce sont les ethnē dont il a parlé dans la Grande Commission (Matthieu 28: 18-20 «faites de toutes les ethnē des disciples»). Ce sont les ethnē dépeintes dans Apocalypse 7: 9.

Le point culminant du scénario de l’Histoire est une Épouse parfaite présentée au fils avec un grand banquet de mariage pour le célébrer. Dans le dernier chapitre d’une de ses épîtres, Pierre a fait référence au rassemblement de cette Épouse et également aux écrits de Paul:

C’est pourquoi, mes chers amis, dans cette attente, faites tous vos efforts pour que Dieu vous trouve purs et irréprochables à ses yeux, dans la paix qu’il donne. Comprenez bien que la patience du Seigneur a pour but votre salut. Paul, notre frère bien-aimé, vous l’a aussi écrit avec la sagesse que Dieu lui a donnée. Il l’a fait comme dans toutes ses lettres, où il aborde ces sujets. (2 Pierre 3: 14-16, italiques ajoutés)

Paul a fait référence au même scénario en utilisant les mêmes mots:

Le Christ a aimé l’Église : il a donné sa vie pour elle afin de la rendre digne de se tenir devant Dieu après l’avoir purifiée par sa Parole, comme par le bain nuptial. Il a ainsi voulu se présenter cette Église à lui-même, rayonnante de beauté, sans tache, ni ride, ni aucun défaut, mais digne de se tenir devant Dieu et irréprochable… Il y a là un grand mystère : je parle de ce que je viens de dire au sujet de Christ et de l’Église. (Éph.5: 25-27, 32, italiques ajoutés)

 

Paul a mentionné le même plan dans Éphésiens 1:

Dieu nous a maintenant révélé sa mystérieuse volonté concernant le Christ – qui est d’accomplir son propre bon plan. Et voici le plan: Au bon moment, il rassemblera tout sous l’autorité du Christ … tout dans le ciel et sur la terre. (Éphésiens 1: 9-10, NLT, italiques ajoutés)

Le plan de Dieu de la Création à la Fin des Siècles a été de rassembler à nouveau des personnes de toute langue et de toute culture pour qu’elles reviennent à la vie en Christ et deviennent Son Épouse pour toujours. Mais pour le moment, cette Épouse est imparfaite. Il lui manque encore un bras, un œil et un pied. Sa robe est toujours tachée et froissée. Alors que l’Époux se tient debout à l’autel prêt à étreindre son Épouse, l’Épouse, elle, semble être peu pressée de se préparer pour le jour du mariage. Mais la position de l’Épouse est en train de changer. C’est là l’un des grands traits distinctifs de notre génération, et cela nous montre le caractère unique de notre tour de piste dans la course de l’Histoire. Au cours des deux dernières décennies, l’Église mondiale a accéléré le rythme pour engager les 8 000 et quelques groupes de personnes non atteints restants dans le monde – ce sont les parties du monde encore mal représentées dans l’Épouse.

Cela constitue un excellent premier pas, mais l’engagement n’a jamais été l’objectif final. Étant donné que plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à l’Évangile, notre travail pour les engager doit changer. Nous devons les atteindre, pas seulement les engager.

Jésus nous a dit de prier pour que le Royaume de Dieu vienne pleinement sur terre comme au ciel (Matthieu 6: 9-10). Lorsque l’Évangile engage un endroit non atteint, le Royaume de Dieu doit y faire irruption. Jésus a toujours envisagé que ses disciples fassent des disciples qui fassent des disciples et que des églises implantent des églises qui peuvent implanter des églises. C’est ce qui s’est passé dans le livre des Actes. L’ADN des premiers disciples était que chaque disciple serait à la fois un disciple de Jésus et un pêcheur d’hommes (Marc 1:17).

Jesus is not satisfied with a small or incomplete Bride. He wants a Bride that no one can count, from all the ethnē. The only way to do this is through the Kingdom multiplying in every one of them. Momentum is building for movements of God to become common again. In the last 25 years the number of these Church Planting Movements around the world has grown from fewer than 10 to over 1,000! God is accelerating the timeline of history! 

Yet thousands of unreached people groups and places still have no multiplying church among them. With Peter, we must join God in speeding up the plot line toward its finale. 

Jésus n’est pas satisfait d’une Épouse petite ou imparfaite. Il veut une Épouse que personne ne peut compter, une Épouse qui vienne de toutes les ethnē. La seule façon de le faire est de multiplier le Royaume dans chacun de ces ethnē. Il y a une dynamique qui se crée pour que les mouvements de Dieu reprennent et se répandent. Au cours des 25 dernières années, le nombre de ces mouvements d’implantation d’églises à travers le monde est passé de moins de 10 à plus de 1 000 ! Dieu accélère la chronologie de l’histoire!

Pourtant, des milliers de groupes et d’endroits non atteints n’ont toujours pas d’église qui se multiplie parmi eux. Avec Peter, nous devons nous joindre à Dieu pour accélérer l’intrigue de l’Histoire vers sa fin.

Devenez un acteur important dans le récit et non pas un personnage secondaire. Faites le choix de vous concentrer à atteindre toutes les personnes et lieux non atteints, et faites-le par le biais de mouvements de multiplication des disciples, d’églises et de dirigeants comme dans le livre des Actes.

Demandez « Quelle est la volonté de Dieu? » et « Comment ma vie peut-elle servir au mieux cet objectif dans cette génération? »

Jésus promet sa présence puissante à tous ceux qui se joignent à cet œuvre (Matthieu 28:20).

Une génération finira le dernier tour de piste. Pourquoi ne serait-ce pas nous?

Steve Smith, D. Th. (1962-2019) a été co-animateur de la Coalition 24:14 et auteur de plusieurs livres (dont T4T: A Discipleship Re-Revolution). Il a catalysé ou coaché des CPM du monde entier pendant près de deux décennies.


Adapté de «Kingdom Kernels: The Storyline of History— Finishing the Last Lap», dans le numéro de novembre-décembre 2017 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, pages 40-43, et publié aux pages 17-24 du livre 24 : 14 – Un Témoignage à Tous les Peuples, disponible à partir de 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Comment les mouvements façonnent maintenant mes pensées – Récit d’un Parcours

Comment les mouvements façonnent maintenant mes pensées – Récit d’un Parcours

– Par Doug Lucas

Président, Team Expansion –

Je me rappelle encore essayant, avec le juriste qui nous a aidés à la constituer en société légale, de définir ce qui par la suite est devenue l’organisation Team Expansion. C’était en 1978 et ce ne fut pas facile. Nous étions un groupe disparate de penseurs créatifs et indépendants, chacun se concentrant sur un pays différent mais tous unis derrière une vision commune: l’implantation d’églises.

 

Cette clarté durement acquise pourrait être l’une des raisons pour lesquelles ça n’a pas été facile pour moi en tant que président de Team Expansion, près de 35 ans plus tard (en 2013), lorsque j’ai entendu des rumeurs d’une stratégie différente pour les missions. En repensant à mon parcours et à celui de notre organisation, je me demande comment il m’a fallu si longtemps pour l’adopter. Pourquoi était-ce difficile? Comment ai-je vécu personnellement la transition? Et comment, en tant qu’organisation, cherchons-nous à appliquer ces stratégies?

 

Premièrement, penser en termes de Mouvements me semblait trop « flou », sans source fiable et unique. Et leur description que j’entendais des gens me paraissait trop simple. Eh bien, oui, si tout ce qu’on devait faire était de vivre comme dans le livre des Actes, alors pourquoi nous a-t-il fallu 19 siècles pour le résoudre? Je me suis demandé: « S’il y a vraiment plus de 1 000 mouvements, avec des millions et des millions de participants, pourquoi ne pouvons-nous pas les voir? Et pouvons-nous vraiment être sûrs que ce ne sont pas que des chiffres exagérés?  » Je me suis également demandé: « Même si les comptes-rendus qui nous viennent d’Asie et d’Afrique sont vrais, si c’est si simple, pourquoi cela ne semble pas fonctionner en Amérique du Nord et en Europe? »

 

De plus, raisonnais-je, on s’était toujours concentré sur ce qui était le noyau central: un groupe de 100 personnes dans un immeuble qu’on loue ou qu’on achète. J’avais été formé à définir une église comme ayant un personnel, des programmes et un budget. Mes années de formation m’avaient préparé à un seul paradigme: le modèle « standard » d’une église. Avec toutes ces attentes et définitions imprimées dans mon esprit, le moule était difficile à briser. Alors qu’est-ce qui a changé – en moi et dans notre organisation? Les éléments suivants se sont alignés pour apporter un changement de paradigme:

 

1) Un avocat: une personne en qui j’avais confiance a défendu la cause. Dans notre cas, cette personne est notre vice-président exécutif. Éric a été mon ami de toujours. Je respecte sa vision et sa passion pour ceux qui sont perdus. En repensant à la façon dont il m’a «conquis», je peux identifier certaines choses supplémentaires qu’il a faites et qui ont été utiles.

2) Patience: l’avocat a parlé ma langue et il a compris comment m’influencer. Il ne m’a pas fait la morale ni parlé d’une manière condescendante. Il a demandé si nous pouvons lui permettre de commencer à expérimenter la formation de certains travailleurs de terrain de notre organisation. Nous avons volontiers béni ses efforts, et il m’a souvent invité à ces formations pour m’y impliquer. Il a été ‘sournois’ mais dans le bon sens. Comment aurais-je pu accueillir tous ces travailleurs à une formation à cette nouvelle approche si je ne l’approuvais pas? Mais je luttais toujours. Pendant des mois et des mois, j’ai tâtonné, essayant de «comprendre». Mais je n’arrêtais pas de me demander: c’est quoi exactement, «ça»?

 

3) Endurance: l’avocat ne m’a jamais laissé tomber. Il était fermement convaincu que notre organisation évoluerait plus efficacement vers la pensée de mouvement si son fondateur et PDG était en faveur du changement. Je ne suis pas le genre de PDG qui mène tout à la baguette. Mais il a vu l’avantage évident d’avoir le PDG à son coté. Tout simplement il ne m’a jamais laissé tomber. Je me souviens de discussions spécifiques comme si elles ont eu lieu hier. «Tu veux dire que tout se passe assez simplement? Cela ne cesse de se multiplier? Il doit y avoir plus que ça quand même. Avec douceur Il voyait les études de cas et les principes avec moi et m’aidait à comprendre.

 

4) Études de cas: il m’a montré des exemples. Il cherchait toujours des anecdotes pour que je puisse comprendre une illustration – en particulier de l’un de nos propres domaines. Une fois que nous avons commencé à voir des fruits de nos premiers ouvriers, il savait que je commencerais à en parler. Cela fait partie du rôle du PDG: raconter des anecdotes sur le ministère de l’organisation prise sous son meilleur jour. Cela aide les gens à croire en l’efficacité de l’organisation et les aide à se sentir à l’aise avec la perspective de leur partenariat avec nos travailleurs.

 

Mais en plus de ces quatre choses, j’avais encore besoin de TEMPS. J’ai dû décomposer l’ensemble du processus en éléments que je pouvais digérer petit à petit. Plutôt que de manger l’éléphant en entier, je me suis concentré sur un seul repas … parfois juste une bouchée. J’ai commencé à faire des marches de prière dans les quartiers de ma propre ville (Louisville, Kentucky) où vivent et travaillent des gens d’autres pays. J’ai commencé à inviter d’autres personnes à se réunir avec moi dans des groupes de formation et des groupes de soutien par les pairs. J’ai travaillé avec deux autres familles pour démarrer une réunion hebdomadaire «Ma famille spirituelle», en utilisant le format facile à apprendre de style trois tiers (DBS). (Apprenez-en davantage sur ces idées simples sur www.Zume.training.) En suivant ces étapes simples, certains groupes ont prospéré tandis que d’autres ont semblé échouer. Une fois que j’ai commencé à faire personnellement l’expérience du processus, ça a soudainement fait ‘clic’ en moi au bout de deux semaines.

 

En cours de route, j’ai commencé à regrouper les idées et à les noter comme principes. Je l’ai fait avec un ami, en essayant de multiplier dès le début. Ces principes, pour moi, se sont transformés en un site Web de formation pour mes propres besoins, ainsi que pour ceux des autres dans un parcours similaire. Écrire ce que j’avais appris a été un bon exercice pour moi. (Il est disponible gratuitement sur www.MoreDisciples.com.) Alors que je travaillais sur More Disciples, nous avons eu la chance de participer au test et à la mise en œuvre des supports de formation en ligne sur www.Zume.training. Ce cours forme maintenant des milliers d’autres dans des dizaines de pays et de langues à travers le monde.

En tant qu’organisation, nous avons commencé à faire des formations fréquentes. Heureusement, bon nombre de nos employés ont commencé à mettre en œuvre les principes CPM / DMM à la fois personnellement et en équipe. Aujourd’hui, nous estimons que 80 à 90% de nos travailleurs ont adopté les stratégies DMM comme approche principale. Et pendant toute la transition, il se peut que nous n’ayons perdu qu’une seule famille à cause de cela. Cela a été un énorme succès. Nous sommes maintenant une organisation beaucoup plus efficace en raison du changement. Même au milieu d’une pandémie, Dieu a travaillé à travers les membres de notre équipe et ceux que nous formons pour baptiser 2 400 personnes et lancer 796 nouveaux groupes. Il y a maintenant plus de 4 000 groupes actifs dans les 50 pays où nous servons, et plus de 25 000 personnes y participent fidèlement.

 

Nous nous sommes demandé pourquoi plus de gens ne mettent pas en œuvre ces principes simples et efficaces en Amérique du Nord. C’est peut-être parce que nous sommes tellement habitués à définir la vie chrétienne comme étant la participation à un service le dimanche matin. Peut-être que nos vies sont si pleines d’activités sportives et de loisirs que nous pensons n’avoir pas le temps de vivre ces principes simples et reproductibles. Quelle que soit la raison, nous devons trouver un moyen de mobiliser des centaines et des milliers de gens qui plaident pour le besoin de prier et pour qu’on le fasse si nous avons l’intention de rattraper notre retard sur ce que Dieu fait dans de nombreuses autres parties du monde.

 

Mon parcours pour que je commence à penser en termes de mouvement a été lent. Mais ce fut une énorme transition. Je suis reconnaissant envers l’avocat qui m’a aidé tout au long du processus. Et je suis très reconnaissant à Dieu pour sa patience et sa grâce dans ma vie. J’attends avec impatience des anecdotes comme celle-ci venant d’autres dirigeants et organisations.

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À propos des mouvements

Comment Dieu se dirige vers aucune place à gauche en Haïti

Comment Dieu se dirige vers aucune place à gauche en Haïti

– Par Jephté Marcelin –

Je suis l’un des serviteurs de No Place Left (Il n’y a plus d’endroit non-atteint) à Haïti. Notre vision est d’obéir fidèlement à Jésus en faisant des disciples qui font des disciples, en implantant des églises qui implantent des églises et en mobilisant des missionnaires dans les nations jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’endroit non-atteint. Nous faisons cela en entrant dans des champs déserts, en partageant l’Évangile avec quiconque veut écouter, en faisant des disciples de ceux qui répondent, en les formant pour devenir de nouvelles églises et en suscitant du milieu d’eux des dirigeants pour répéter le processus. Cela est en train de se produire dans toutes sortes d’endroits différents à Haïti. Alors que ces églises se rassemblent dans les maisons, sous des arbres et partout, nous voyons de nouveaux dirigeants et de nouvelles équipes s’élever de cette moisson.

Un bel exemple de cela est Joshua Jorge, l’un de nos chefs d’équipe. Joshua travaille durement pour qu’il ne reste plus d’endroit non-atteint à Ganthier, une zone située dans le sud-est d’Haïti. Récemment, il a envoyé deux de ses Timothée, Wiskensley et Renaldo, dans une région appelée Anse-à-Pitres. Suivant l’exemple de Luc 10, ils sont allés sans provisions supplémentaires et ont cherché une maison de paix. Ils sont arrivés dans cette région et ont immédiatement commencé à partager l’Évangile de maison en maison, demandant au Seigneur de les conduire vers des personnes préparées par Dieu. Au bout de quelques heures, ils ont rencontré dans la rue un homme nommé Calixte. C’en en partageant avec lui cette espérance qu’on ne trouve qu’en Jésus qu’il a reçu l’Évangile et a donné sa vie à Jésus.

Wiskensley et Renaldo ont demandé à Calixte où il habitait et il les a conduits chez lui. Ils sont entrés dans la maison, ont partagé Jésus avec toute sa famille et, ce jour-là, ils ont tous choisi de suivre Jésus. Ces deux ambassadeurs ont passé les quatre jours suivants avec cette famille, les formant et les emmenant dans la moisson pour partager avec leurs voisins. Pendant ces quatre jours, 73 personnes se sont repenties et ont cru en Jésus, 50 d’entre elles ont été baptisées et ont formé une nouvelle église dans la maison de Calixte. Wiskensley et Renaldo n’ont pas cessé de revenir pour former quelques leaders, qui émergeaient déjà, à des outils simples, bibliques et reproductibles. En quelques semaines à peine, cette nouvelle église s’était déjà multipliée en deux autres églises! Louange à Jésus!

Mon peuple a été opprimé physiquement et spirituellement pendant des générations. Les Haïtiens disent aux gens: « Vous ne pouvez pas suivre Jésus tant que votre vie n’est pas propre. » Ils disent aussi: « Ne lisez pas la Bible parce que vous ne la comprendrez pas. » Mais Jésus dit: «Venez et suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.» Maintenant, c’est Jésus que nous écoutons. Les Haïtiens trouvent la liberté dans l’Évangile de la grâce. Alors que nous suivons la stratégie du Royaume de Jésus qui nous est donnée dans les Évangiles et le livre des Actes tout en étant fidèles pour obéir à tous ses commandements, le Seigneur de la moisson accomplit une grande œuvre. Nous expérimentons vraiment un mouvement de l’Esprit de Dieu. Des milliers d’Haïtiens acceptent leur identité d’ambassadeurs de Christ et des milliers de nouveaux rassemblements de Jésus se forment. Nous ne cherchons pas à construire notre propre royaume mais nous cherchons à donner gratuitement le Royaume de Dieu. Et c’est Lui qui le multiplie, ce Royaume!

Nous avons commencé à mettre en œuvre les principes de mouvements en février 2016. Nous suivons maintenant les progrès de sept courants d’églises de la 4eme génération (et plus) représentant plus de 3 000 nouvelles églises et 20 000 baptêmes.

Jephté Marcelin est un Haïtien qui travaille dur pour qu’il ne reste plus d’endroit non-atteint par l’Évangile là où il n’a pas encore été annoncé. À 22 ans, Jephté a refusé un avenir prometteur comme médecin pour poursuivre le plan de Dieu pour sa vie en tant que catalyseur de mouvement.

Cet article est extrait d’un article paru dans le numéro de janvier-février 2018 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, pages 21-22, et publié aux pages 133-135 du livre 24:14 – Un témoignage pour tous les peuples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Clarifier certaines idées fausses – Partie 2

Clarifier certaines idées fausses – Partie 2

– Par Tim Martin et Stan Parks –

Dans la première partie, nous avons abordé huit questions liées aux idées fausses les plus fréquentes. En voici cinq autres.

9. Y a-t-il des CPM dans la Bible?

L’expression «Mouvements d’Implantation d’Églises» (CPM) est un terme moderne pour décrire quelque chose qui s’est passé tout au long de l’histoire de l’Église.

Les Mouvements d’Implantation d’Églises (CPM) existent depuis le premier siècle de l’ère chrétienne. Il vous suffit de lire entre les lignes pour voir des Mouvements d’Implantation d’Églises comme étant l’arrière-plan dans le récit de l’essor du christianisme de Christ à Constantin. Dans le livre des Actes, Luc rapporte que: «tous ceux qui habitaient l’Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur.» (Actes 19:10, Segond LSG). L’apôtre Paul félicite les Thessaloniciens et dit que «la parole du Seigneur a retenti de chez vous dans la Macédoine et dans l’Achaïe» (1 Thes. 1: 8, LSG), et vers la fin de sa vie il déclare: «il n’y a plus d’endroit pour moi pour travailler dans ces régions » (Romains 15: 23, NIV), en raison de son désir « d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé » (Romains 15: 20, LSG).

 

10. La stratégie CPM est-elle contre les églises traditionnelles?

Dieu utilise de nombreuses sortes d’églises pour accomplir Ses desseins dans le monde. Nous faisons tous partie du Corps du Christ et nous devons nous respecter les uns les autres. En même temps, l’Histoire de l’Église et les réalités mondiales actuelles le montrent très clairement: la Grande Commission ne peut pas être accomplie en utilisant uniquement des modèles d’églises traditionnels. La quantité de ressources nécessaires pour une église traditionnelle de style occidental ne permet pas à la croissance du Royaume de dépasser la croissance démographique. De plus, les modèles culturels du monde occidental sont souvent un piètre moyen pour apporter l’Évangile aux non-occidentaux. Enfin, la plupart des peuples non atteints dans le monde ne sont pas occidentaux. L’effort principal pour les CPM est d’atteindre ceux qui ne sont pas atteints et qui sont peu susceptibles de l’être par les modèles d’églises traditionnels. Ce sont des modèles bibliques simples et facilement reproductibles qui offrent le meilleur espoir d’apporter l’Évangile à tous les peuples. Dieu utilise de tels modèles pour amener les CPM parmi les non-atteints. Donc, pour quiconque souhaite vivement atteindre les non-atteints en nombres significatifs, nous recommandons fortement les modèles de ministère visant à catalyser un CPM.

11. La multiplication rapide n’augmente-t-elle pas la possibilité d’hérésie?

En fait, l’hérésie semble moins répandue dans les mouvements que dans certaines églises traditionnelles. Ceci est dû à la nature très interactive de leur formation de disciples. L’ennemi sème les semences de l’hérésie parmi des groupes de croyants que ce soit dans des mouvements ou des églises traditionnelles. La question n’est pas de savoir si l’ennemi va semer de tels problèmes. La question est plutôt de savoir si nous équipons les disciples et les églises pour se prémunir contre les faux enseignements et les aborder lorsqu’ils surgissent. Même l’église du Nouveau Testament a fait face à de tels défis. Équiper les croyants pour qu’ils s’appuient sur les Écritures comme leur autorité et pour qu’ils étudient les Écritures ensemble en tant que corps (un exemple de cela se trouve dans Actes 17:11 lorsque les Béréens semblent avoir reçu et examiné les Écritures ensemble) permet de se protéger des faux enseignants à l’esprit fertile et beaux-parleurs.

L’hérésie provient généralement de dirigeants et/ou d’institutions influents, dynamiques et persuasifs. Nous évitons l’hérésie et y faisons face en retournant à la Parole de Dieu et en nous corrigeant nous-mêmes selon cette Parole. Les stratégies que les mouvements utilisent pour faire des disciples sont vraiment fondées sur la Bible. Elles soumettent les questions à la Parole de Dieu afin que la Parole de Dieu, et non pas une autorité humaine, soit la source des réponses.

Un accent mis sur une formation de disciples fondée sur l’obéissance plutôt que sur des connaissances protège également contre l’hérésie. Les disciples n’acquièrent pas que des connaissances et la mesure de leur formation de disciples c’est l’obéissance à ces connaissances.

 

12. La croissance rapide d’un mouvement conduit-elle à une formation de disciples superficielle?

Une formation de disciples superficielle a tendance à se produire lorsque les nouveaux croyants apprennent que:

  • La chose principale qu’on attend d’eux est d’assister aux réunions de l’église une ou deux fois par semaine.
  • On encourage l’obéissance aux Écritures mais ce n’est toutefois pas obligatoire.
  • C’est un dirigeant d’église qui leur donnera les enseignements les plus importants de Dieu.

Malheureusement, ce sont là quelques-uns des messages que de nombreux croyants du monde entier reçoivent. La meilleure façon d’amener une vraie formation de disciples est de former les nouveaux croyants à:

  • Interagir avec la Parole de Dieu (la Bible) pour eux-mêmes et découvrir (avec d’autres

croyants) ce qu’elle dit et comment elle s’applique à leur vie.

  • Obéir à ce qu’ils croient que Dieu leur dit de faire à travers Sa Parole.
  • Partager les «situations réelles» de leurs vies avec d’autres disciples de Jésus, prier les uns pour les autres, s’encourager les uns les autres et appliquer tous les «les uns les autres» du NT.
  • Partager la réalité de la vie en Christ avec ceux qui ne le connaissent pas encore.

Ces modèles d’une véritable formation de disciples sont au cœur des Mouvements d’Implantation d’Églises (CPM).

 

13. Les mouvements ne sont-ils pas simplement une mode passagère ?

Des mouvements ont existé à travers l’Histoire. On peut mentionner le livre des Actes, le mouvement celtique mené par Saint Patrick, le mouvement des Frères Moraves, le mouvement Méthodiste de Wesley, le renouveau gallois, etc. Une nouvelle vague de mouvements a commencé en 1994 et cette vague augmente de façon exponentielle à travers le présent avec plus de 700 mouvements identifiés.

Comme dans l’église primitive, on trouve de l’imperfection dans ces mouvements. Ils sont pleins d’humains, de faiblesses humaines et de la force de Dieu malgré ces faiblesses. Si vous avez d’autres questions ou d’autres réponses, nous serons très heureux de dialoguer avec vous. Vous pouvez nous contacter via notre site Web à www.2414now.net.

Après une carrière dans le secteur pétrolier et gazier international où il a occupé le poste de vice-président de l’exploration et du développement internationaux, Tim Martin est devenu, en 2006, le premier Pasteur de Missions à WoodsEdge Community Church à Spring, Texas. Son rôle s’est concentré encore plus, en 2018, lorsqu’il est devenu le «Pasteur des Mouvements de Formation de Disciples». Tim étudie les mouvements bibliques, forme les gens à ces mouvements depuis plusieurs années et a pour passion de voir Matthieu 24:14 se réaliser.

Dr. Stan Parks sert la Coalition 24:14 (Équipe de Facilitation), Beyond (Vice-président des Stratégies Mondiales) et Ethne (Équipe de Dirigeants). Il est formateur et coach pour une variété de Mouvements d’Implantation d’Églises(CPM) dans le monde et a vécu et servi parmi les peuples non atteints depuis 1994.

Ce texte a été modifié à partir d’un article publié à l’origine dans le numéro de janvier-février 2019 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, pages 38-40, et publié aux pages 323-330 du livre 24:14 – Un témoignage pour tous les peuples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Clarifier certaines idées fausses – Partie 1

Clarifier certaines idées fausses – Partie 1

– Par Tim Martin et Stan Parks –

1. 24:14, qui êtes-vous?

Nous sommes une coalition d’individus, de praticiens et d’organisations partageant les mêmes idées qui se sont engagés dans une vision qui est de voir des mouvements dans chaque peuple et chaque lieu non atteints. Notre objectif initial est de voir l’engagement efficace d’un mouvement du royaume dans chaque peuple et chaque lieu non atteints d’ici le 31 décembre 2025. 

Nous le faisons sur la base de quatre valeurs:

  1. Atteindre les non-atteints conformément à Matthieu 24:14 : apporter l’évangile du Royaume à chaque peuple et chaque lieu non atteints.
  2. Accomplir cela par des Mouvements d’Implantation d’Églises (CPM ) impliquant la multiplication de disciples, d’églises, de dirigeants et de mouvements.
  3. Avoir un sentiment d’urgence comme en temps de guerre pour engager toutes les personnes et tous les lieux non atteints avec une stratégie de mouvements d’ici la fin 2025.
  4. Faire ces choses en collaboration avec d’autres.

 

2. Pourquoi utilisez-vous le nom 24:14?

Matthieu 24:14 constitue le fondement de cette initiative. Jésus a promis: « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations (ethnē). Alors viendra la fin. » Louis Segond (LSG). Notre objectif est que l’évangile aille à chaque groupe de personnes sur terre. Nous aspirons à faire partie de la génération qui termine ce que Jésus a commencé et ce à quoi de fidèles ouvriers avant nous ont donné leur vie. Nous savons que Jésus attend de revenir jusqu’à ce que chaque groupe de personnes ait eu l’occasion de répondre à l’évangile et de faire partie de Son Épouse.

 

3. Fixez-vous 2025 comme l’année où toutes les nations seront atteintes?

Non, notre objectif est d’engager toutes les personnes et tous les lieux non atteints avec une stratégie efficace de mouvements du royaume d’ici le 31 décembre 2025. Cela signifie qu’une équipe (locale, expatriée ou une combinaison des deux) équipée en stratégie de mouvement sera sur place dans chaque peuple et endroit non atteint. Nous ne prétendons pas savoir quand la tâche de la Grande Commission sera terminée. Ceci est la responsabilité de Dieu car c’est lui qui détermine la fécondité des mouvements.

 

4. Pourquoi ressentez-vous une telle urgence à faire avancer les choses?

2000 ans se sont écoulés depuis que Jésus a parlé de la Grande Commission. 2 Pierre 3:12 nous dit de «hâter le jour de son retour». Psaume 90:12 nous dit de compter nos jours. Un jour, alors que des fondateurs de 24:14 étaient devant Seigneur, ils Lui ont demandé si nous devions fixer une date limite ou non. Nous avons senti qu’Il nous disait qu’en fixant une date limite urgente nous pourrions utiliser plus judicieusement notre temps et faire les sacrifices nécessaires pour réaliser la vision. 

 

5. Essayez-vous d’amener toutes les organisations missionnaires à s’aligner sur votre stratégie?

Non, nous reconnaissons que Dieu a appelé de nombreuses églises, organisations missionnaires et réseaux à des ministères spécialisés. La Coalition 24:14 est composée de personnes et d’organisations dont l’objectif est de catalyser les mouvements. Certains l’ont déjà fait et le font toujours; d’autres travaillent à cette fin. Diverses organisations et des travailleurs ont des méthodes et des outils uniques mais nous partageons tous plusieurs des mêmes caractéristiques CPM. Ce sont des stratégies basées sur la mise en application dans des contextes modernes de modèles de formation de disciples et de formation d’églises telles que nous le voyons dans les Évangiles et le livre des Actes.

 

6. Il y a eu d’autres tentatives pour amener les gens à collaborer pour terminer la Grande Commission. Où est la différence d’avec 24:14?

24:14 contribue à ces autres bonnes initiatives. Certaines des précédentes initiatives ont aidé l’Église mondiale à atteindre certaines étapes importantes (par exemple, l’adoption de groupes de personnes). 24:14 vise à terminer ce que les autres ont commencé en catalysant des mouvements. Ces mouvements peuvent atteindre des groupes entiers de personnes et de lieux de manière durable. La coalition 24:14 est en partenariat avec d’autres réseaux tels que Ethne, Finishing the Task, Global Alliance on Church Planting Multiplication (GACX) et Global Church Planting Network (GCPN). 24:14 est unique en ce qu’il est dirigé par des leaders de Mouvements d’Implantation d’Églises (CPM). Et l’expérience des mouvements (en particulier parmi les non-atteints) a considérablement augmenté ces dernières années. Cela a abouti à une amélioration des «meilleures pratiques».

 

7. Qu’est-ce qu’un «Mouvement d’Implantation d’Églises?»

Un Mouvement d’Implantation d’Églises (CPM) est défini comme la multiplication de disciples qui font des disciples et de leaders qui développent des leaders. Ceci a pour résultat des églises locales qui plantent des églises. Ces églises commencent à se propager rapidement à travers un groupe de personnes ou un segment de population. Ces nouveaux disciples et églises commencent à transformer leurs communautés alors que le nouveau Corps du Christ vit les valeurs du Royaume.

Lorsque les églises se reproduisent de manière cohérente sur quatre générations dans plusieurs courants, le processus devient un mouvement autonome. Cela peut prendre des années pour démarrer mais, une fois que les premières églises ont commencé, nous voyons généralement un mouvement atteindre quatre générations en trois à cinq ans. De plus, ces mouvements reproduisent souvent eux-mêmes de nouveaux mouvements. De plus en plus, les CPM lancent de nouveaux CPM au sein d’autres groupes de personnes et segments de population.

 

8. Quelle est votre définition de l’église?

Actes 2: 36-47.

Il existe, à travers le monde, une variété de définitions. Pourtant, la plupart de ces mouvements tomberaient d’accord sur les éléments fondamentaux d’une définition de l’Église. Ces éléments se trouvent dans la description de la première église dans Actes 2. En fait, de nombreux mouvements poussent tout groupe de disciples nouvellement baptisés à étudier Actes 2. Ces disciples commencent alors à prier et cherchent à comprendre comment ils peuvent devenir ce type d’église. Nous vous encourageons à faire cet exercice avec votre propre église.

Ces églises étudient donc et appliquent de nombreux autres aspects de comment vivre l’église, aspects tirés du Nouveau Testament. Nous vous encourageons à avoir une définition de l’église, ni plus ni moins que ce que le Nouveau Testament nous donne.

Dans la deuxième partie, nous aborderons cinq autres questions liées aux idées fausses les plus fréquentes.

Après une carrière dans le secteur pétrolier et gazier international où il a occupé le poste de vice-président de l’exploration et du développement internationaux, Tim Martin est devenu, en 2006, le premier Pasteur de Missions à WoodsEdge Community Church à Spring, Texas. Son rôle s’est concentré encore plus, en 2018, lorsqu’il est devenu le «Pasteur des Mouvements de Formation de Disciples». Tim étudie les mouvements bibliques, forme les gens à ces mouvements depuis plusieurs années et a pour passion de voir Matthieu 24:14 se réaliser.

Dr. Stan Parks sert la Coalition 24:14 (Équipe de Facilitation), Beyond (Vice-président des Stratégies Mondiales) et Ethne (Équipe de Dirigeants). Il est formateur et coach pour une variété de Mouvements d’Implantation d’Églises(CPM) dans le monde et a vécu et servi parmi les peuples non atteints depuis 1994.

Ce texte a été modifié à partir d’un article publié à l’origine dans le numéro de janvier-février 2019 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, pages 38-40, et publié aux pages 323-326 du livre 24:14 – Un témoignage pour tous les peuples, disponible sur 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Définitions de Mots Clés

Définitions de Mots Clés

– Par Stan Parks –

Le résultat et le processus: Lorsque les «mouvements du royaume» modernes ont commencé à émerger dans les années 1990, le terme «Mouvements d’Implantation d’Églises» (MIE) a été utilisé pour en décrire les résultats visibles. Jésus a promis de construire son église et ces MIE le montrent en train de le réaliser de merveilleuse manière. Il a également assigné à ses disciples un rôle spécifique pour atteindre ce résultat: faire des disciples de toutes les ethnē. Notre travail consiste à mettre en œuvre les processus de formation de disciples par lesquels Jésus construit son église. Ces processus, s’ils sont bien exécutés, peuvent avoir pour résultat des Mouvements d’Implantation d’Églises.

24:14 n’est pas concentré sur un seul jeu de tactiques. Nous reconnaissons que diverses personnes peuvent préférer telle ou telle approche ou une combinaison d’approches. Nous continuerons à apprendre et à utiliser diverses méthodes  à condition qu’elles emploient les stratégies bibliques reconnues amenant à reproduire des disciples, des dirigeants et des églises.

Au fur et à mesure que les MIE ont émergé, on a commencé à identifier et à transmettre les meilleures pratiques. Dieu a montré sa créativité en utilisant plusieurs jeux de «tactiques» ou processus de formation de disciples pour que cela aboutisse à des MIE (Mouvements d’Implantation d’Églises). Ceux-ci comprennent: les Mouvements de Formation de Disciples (DMM), les Quatre Champs et la Formation des Formateurs (T4T), ainsi qu’une variété d’approches très fructueuses développées localement. Un examen plus approfondi de ces approches indique que: 1) les principes ou stratégies de MIE sont pour la plupart les mêmes; 2) ces approches portent toutes leurs fruits en reproduisant des disciples et des églises; et 3) tous influencent réciproquement les autres jeux de tactiques.

Définitions clés:

MIE – Mouvements d’Implantation d’Églises (C’est le résultat): c’est une multiplication de disciples qui font aussi des disciples, et de dirigeants qui forment des dirigeants, ce qui fait que les églises autochtones (généralement des églises de maison) implantent à leur tour plus d’églises. Ces nouveaux disciples et nouvelles églises commencent à se propager rapidement à travers un groupe de personnes ou un segment de la population en répondant aux besoins spirituels et matériels des gens. Ils commencent à transformer leurs communautés alors que le nouveau Corps du Christ vit les valeurs du royaume. Lorsqu’une reproduction constante d’églises de 4 ème génération à courants multiples se produit, l’implantation d’églises a alors franchi un seuil pour devenir un mouvement durable.

 

DMM – Mouvement de Formation de Disciples (C’est un processus vers un MIE): il se focalise sur les disciples qui engagent ceux qui sont perdus pour trouver des personnes de paix qui mobiliseront leur famille ou leur cercle d’influence afin de commencer un groupe Découverte de la Parole. Il s’agit d’un processus d’étude inductive de la Bible fait en groupe qui va de la Création à Christ tout en apprenant directement de Dieu à travers ses Écritures. Le cheminement vers Christ prend généralement plusieurs mois. Au cours de ce processus, ceux qui cherchent Dieu sont encouragés à obéir à ce qu’ils apprennent et à partager les histoires bibliques avec les autres. Lorsque cela est possible, ils créent de nouveaux groupes Découverte de la Parole avec leur famille ou leurs amis. À la fin de ce temps d’étude initial, les nouveaux croyants sont baptisés. Ils entament ensuite une phase de plusieurs mois d’implantation d’églises à travers une Étude et Découverte de la Bible (Discovery Bible Study – DBS) au cours de laquelle ils sont formés dans l’église. Ce processus forme et amène le Groupe Découverte (Discovery Group) à s’engager envers Christ, ce qui conduit à de nouvelles églises et à de nouveaux dirigeants qui reproduisent ensuite le processus.

 

Les Quatre Champs (C’est un processus vers un MIE): Les 4 champs de Croissance du Royaume est un plan pour visualiser les cinq choses que Jésus et ses leaders ont faites pour faire croître le Royaume de Dieu: l’entrée, l’évangile, la formation de disciples, la formation d’églises et le leadership. On peut découvrir cela à partir de Marc 1. Cela suit le modèle de la parabole de l’agriculteur qui entre dans de nouveaux champs, sème des semences, les regarde pousser même s’il ne sait pas comment ça s’effectue et, quand le moment est venu, il coupe et ramasse la récolte (Mark 4: 26-29). L’agriculteur travaille en gardant en mémoire que c’est Dieu qui fait croître (1 Corinthiens 3: 6-9). Tout comme Jésus et ses dirigeants, nous devons avoir un plan pour chaque domaine, mais c’est l’Esprit de Dieu qui fait croître. La formation des Quatre Champs se donne généralement séquentiellement, mais dans la pratique, les 5 actions de l’agriculteur se produisent simultanément.

T4T (C’est un processus qui mène à un MIE): un processus de mobilisation et de formation de tous les croyants pour évangéliser ceux qui sont perdus – en particulier dans leurs oikos ou cercle d’influence – pour faire des disciples des nouveaux croyants, pour commencer des petits groupes ou des églises, pour former des leaders et former ces nouveaux disciples à faire de même avec leurs oikos. Le discipulat est défini comme étant à la fois obéissance à la Parole et enseignement des autres, d’où les formateurs. L’objectif est d’aider chaque génération de croyants à former des formateurs qui a leur tour peuvent former des formateurs et ainsi de suite. T4T équipe les formateurs à l’aide d’un processus de formation de disciples par trois tiers chaque semaine – 1) regarder en arrière pour évaluer et célébrer l’obéissance à Dieu, 2) regarder en haut pour recevoir de sa Parole et 3) regarder en avant en fixant des objectifs dans la prière et en mettant en pratique la transmission de ces choses aux autres. Ce processus des trois tiers est également utilisé dans d’autres approches.

Définitions:

1st Generation ChurchesThe first churches started in the focus group/community.
2nd Generation ChurchesChurches started by the 1st generation churches. (Note that this is not biological or age-related generations.)
3rd Generation ChurchesChurches started by 2nd generation churches.
Bi-VocationalSomeone who is in ministry while maintaining a full time job.
Church CircleA diagram for a church using basic symbols or letters from Acts 2:36-47 to define which elements of the church are being done and which need to be incorporated.
Discovery Bible Study (DBS) is the Process & Discovery Group (DG) is the PeopleA simple, transferable group learning process of inductive Bible study which leads to loving obedience and spiritual reproduction. God is the teacher and the Bible is the sole authority. A DBS can be done by pre-believers (to move them toward saving faith) or by believers (to mature their faith). A DG for pre-believers begins with finding a Person of Peace (Luke 10:6), who gathers his/her extended relational network. A DG is facilitated (not taught) by using some adaptation of seven questions:
1 - What are you thankful for?
2 - What are you struggling with / stressed by? After reading the new story:
3 - What does this teach us about God?
4 - What does this teach us about ourselves / people?
5 - What is God telling you to apply / obey?
6 - Is there some way we could apply this as a group?
7 - Who are you going to tell?
End VisionA short statement that is inspirational, clear, memorable, and concise, describing a clear long-term desired change resulting from the work of an organization or team.
Five-Fold GiftingFrom Ephesians 4:11 – Apostle, Prophet, Evangelist, Shepherd (Pastor), Teacher. APEs tend to be more pioneering, focusing on expanding the kingdom among new believers. STs tend to be more focused on depth and health of the disciples and churches, focusing on the same people over longer periods of time.
Generational MappingMultiple Church Circles linked generationally into streams to help determine the health of each church and the depth of generational growth in each stream.
Great Commission ChristianA Christian committed to seeing the Great Commission fulfilled.
Great Commission WorkerA person committed to investing their best time and effort in fulfilling the Great Commission.
Hub (CPM Training Hub):A physical location or network of workers in an area that trains and coaches Great Commission workers in practically implementing CPM practices and principles. The hub may also involve other aspects of missionary training.
CPM Training Phases (for Cross-Cultural
Catalyzing)
Phase 1 Equipping – A process (often at a CPM Hub) in the home culture of a team (or individual). Here they learn to live out CPM practices among at least one population group (majority or minority) in their context.

Phase 2 Equipping – A cross-cultural process among a UPG where a fruitful CPM team can mentor new workers for a year or more. There the new workers can see CPM principles in action among a group similar to the UPG on their hearts. They can also be mentored through general orientation (culture, government, national church, use of money, etc.), language learning, and establishing healthy habits in cross-cultural life and work.

Phase 3 Coaching – After Phase 2, an individual/team is coached while they seek to launch a CPM/DMM among an unserved population segment.

Phase 4 Multiplying – Once a CPM emerges in a population segment, rather than the outside catalyst(s) exiting, they help expand the movement to other unreached groups both near and far. At this stage, movements are multiplying movements.
IOI (Iron on Iron)An accountability session: meeting with leaders, reporting on what is happening, discussing obstacles, and solving problems together.
Legacy ChurchesA traditional church that meets in a building.
Majority WorldThe non-Western continents of the world, where most of the world’s population lives: Asia, Africa and South America.
MAWL
Movement Catalyst
Model, Assist, Watch, Launch. A model for leadership development.
Movement CatalystA person being used by God (or at least aiming) to catalyze a CPM/DMM.
OikosThe Greek word best translated “household.” Because households in the NT context were normally much larger than just a nuclear family, the term can well be applied as “extended family” or “circle of influence.” Scripture shows that most people come to faith in groups (oikos). When these groups respond and are discipled together, they become a church (as we see, for example, in Acts 16:15; 1 Cor. 16:19 and Col. 4:15). This biblical approach also makes sense numerically and sociologically.
Oikos MappingDiagram of a plan to reach family, friends, coworkers, neighbors with the Good News.
Oral LearnerSomeone who learns through stories and orality, may have little to no literacy skills.
Person of Peace (POP)/House of Peace (HOP)Luke 10 describes a person of peace. This is a person who receives the messenger and the message and opens their family/group/community to the message.
Regional 24:14 Facilitation TeamsTeams of CPM-oriented leaders serving in specific regions of the world, committed to implementing the 24:14 vision in their region. These regions roughly follow the United Nations geoscheme. However, as 24:14 is a grassroots effort, regional teams are forming organically and do not perfectly mirror the United Nations geoscheme.
StreamA multi-generational, connected chain of church plants.
SustainabilityThe capacity to endure. Sustainable methodologies allow a church or community to continue an activity for years to come without further outside assistance.
Unengaged UPG (UUPG)A subset of global UPGs; a UPG not yet engaged by a church planting team.
Unreached People Group (UPG)A sizable distinct group that does not have a local, indigenous church that can bring the gospel to the whole group without the aid of cross-cultural missionaries. This group may be variously defined, including but not limited to ethno-linguistic or socio-linguistic commonality.


Ces définitions ont été initialement publiées comme «Annexe A» (pages 314-322) du livre 24:14A Testimony to All Peoples, disponible auprès de 24:14 ou Amazon

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À propos des mouvements

Changer nos mentalités pour comprendre les mouvements – 1 ère Partie

Changer nos mentalités pour comprendre les mouvements – 1 ère Partie

– Par Elizabeth Lawrence et Stan Parks –

Dieu fait, de nos jours, de grandes choses à travers les mouvements d’implantation d’églises (MIE) et dans le monde. MIE ne signifie pas que l’implantation d’églises faite de manière traditionnelle devient très fructueuse. MIE décrit le fruit que Dieu donne à une approche différente du ministère dont l’«ADN» unique est focalisé sur un MIE. Les perspectives et les schémas d’un MIE diffèrent à bien des égards des schémas de la vie d’église et du ministère qui semblent «normaux» pour beaucoup d’entre nous.

 

Il est à noter que nous voulons identifier les paradigmes que nous avons vu Dieu changer pour beaucoup d’entre nous qui sommes impliqués dans des MIE. Mais, avant de les examiner, nous voulons clarifier les choses: nous ne pensons pas que le MIE soit la seule façon d’effectuer le ministère ou bien que quiconque ne le pratique pas suit un paradigme erroné. Nous honorons grandement tous ceux qui nous ont précédé; nous leur devons énormément. Nous rendons également hommage à d’autres membres du Corps du Christ qui servent fidèlement et de manière sacrificielle dans d’autres types de ministères.

  

Pour ce qui nous concerne, nous examinerons principalement les différences de paradigmes pour les Occidentaux qui cherchent à catalyser un MIE. Ceux d’entre nous qui veulent être impliqués doivent noter quels changements doivent se produire dans nos propres mentalités pour créer un environnement propice à des mouvements. Les changements de mentalité nous permettent de voir les choses différemment et de manière créative. Ces changements de perspective conduisent à des comportements et a des résultats différents. Voici de quelles manières la grande œuvre du Seigneur dans les MIE nous appelle à revoir notre façon de penser.

 

Ma façon actuelle de penser: «C’est possible de le faire; je peux voir un moyen de réaliser ma vision.»

Ma nouvelle façon de penser: C’est une vision énorme, divine et impossible à réaliser en dehors de son intervention. S’appuyer sur Dieu donc pour ses conseils et sa puissance.

 

L’une des principales raisons pour lesquelles tant de MIE semblent avoir démarré à l’époque moderne est que les gens ont accepté une vision énorme et divine de se concentrer sur comment atteindre des groupes entiers de personnes. Face à la tâche d’atteindre un groupe non atteint composé de millions de personnes, il devient évident qu’un travailleur ne peut rien accomplir par lui-même. La vérité selon laquelle «sans moi vous ne pouvez rien faire» s’applique à tous nos efforts. Cependant, si nous avons un objectif plus petit, il est plus facile de travailler comme si le fruit dépendait de nos efforts plutôt que de l’intervention de Dieu.

 

Ma façon actuelle de penser: Viser à former des individus.

Ma nouvelle façon de penser:  Viser à former une nation.

Dans la Grande Commission, Jésus dit à ses disciples de «faire des disciples de panta ta ethnē» (tous les ethnē/chaque ethnos). La question est: «Comment faites-vous des disciples d’une ethnie tout entière?» La seule façon est par la multiplication – des disciples qui font des disciples, des églises qui multiplient les églises et des leaders qui forment des leaders.

 

Ma façon actuelle de penser:  «Ca ne peut pas se produire là où je suis!»

Ma nouvelle façon de penser:  S’attendre à une moisson.

 

Au cours de ces 25 dernières années, les gens ont souvent dit: «Les mouvements peuvent commencer dans ces pays-là, mais ils ne peuvent pas commencer ici!» De nos jours, les gens parlent des nombreux mouvements dans le nord de l’Inde, mais ils oublient que cette région a été le «cimetière des missions modernes» pendant plus de 200 ans. Certains ont dit: «Les mouvements ne peuvent pas se produire au Moyen-Orient parce que c’est le cœur même de l’islam!» Pourtant, de nombreux mouvements prospèrent désormais au Moyen-Orient et dans le monde musulman. D’autres ont dit: «Cela ne peut pas arriver en Europe et en Amérique et dans d’autres endroits avec des églises traditionnelles!» Pourtant, nous avons maintenant vu une variété de mouvements commencer dans ces endroits également. Dieu aime surmonter nos doutes.

 

Ma façon actuelle de penser:  «Que puis-je faire?»

Ma nouvelle façon de penser:  «Que faut-il faire pour voir le Royaume de Dieu implanté dans ce groupe de personnes (ville, nation, langue, tribu, etc.)?»

 

Un groupe de formation discutait une fois d’Actes 19:10 – comment environ 15 millions de personnes dans la province romaine d’Asie ont entendu la parole du Seigneur en deux ans. Quelqu’un a dit: «C’aurait été impossible pour Paul et les 12 premiers croyants d’Éphèse – ils auraient dû partager avec 20 000 personnes par jour!» C’est justement le point – En aucune façon ils ont pu accomplir cela. Une formation quotidienne dans la salle de Tyrannus doit avoir multiplié des disciples qui ont multiplié des disciples et ainsi de suite dans toute la région.

 

Ma façon actuelle de penser:  «Qu’est-ce que mon groupe peut accomplir?»

Ma nouvelle façon de penser:  «Qui d’autre peut participer à l’accomplissement de cette tâche  énorme et impossible?»

 

C’est la même chose que le changement de mentalité ci-dessus. Au lieu de nous concentrer sur les personnes et les ressources de notre propre église, organisation ou dénomination, nous avons réalisé que nous devons regarder le corps entier de Christ dans le monde avec tous les types d’organisations et d’églises de la Grande Commission. Nous devons également impliquer des personnes avec une variété de dons et de vocations pour répondre aux nombreux efforts nécessaires: prière, mobilisation, finances, affaires, traduction, aide humanitaire, développement humain, arts, etc.

 

Ma façon actuelle de penser:  je prie.

Ma nouvelle façon de penser:  Nous prions de façon extraordinaire et nous mobilisons les autres pour prier.

 

Nous visons à tout reproduire. Il est évident que la prière personnelle est cruciale mais, confrontés à la tâche écrasante d’atteindre des communautés entières, des villes et des groupes de personnes, nous devons mobiliser la prière de beaucoup d’autres.

 

Ma façon actuelle de penser:  Mon ministère s’évalue par le fruit que je porte.

Ma nouvelle façon de penser:  Sommes-nous fidèlement en train de préparer le terrain pour la multiplication (qui peut arriver ou non pendant notre ministère)?

 

La croissance est la responsabilité de Dieu (1 Cor. 3: 6-7). Parfois, tenter de catalyser les premières églises qui se multiplient peut prendre plusieurs années. On dit aux travailleurs sur le terrain: «Seul Dieu peut produire du fruit. Votre travail consiste à être fidèle et obéissant tout en vous attendant à ce que Dieu agisse.» Nous faisons de notre mieux pour suivre les schémas de multiplication des disciples qui se trouvent dans le Nouveau Testament, et nous faisons confiance au Saint-Esprit pour faire croître.

 

Ma façon actuelle de penser:  Le missionnaire qui vient de l’extérieur est quelqu’un comme «Paul» qui prêche en première ligne parmi les non atteints.

Ma nouvelle façon de penser:   Quelqu’un de l’extérieur est beaucoup plus efficace en tant que «Barnabas», découvrant, encourageant et équipant un «Paul» plus proche de l’autre culture.

 

Les personnes envoyées comme missionnaires ont souvent été encouragées à se considérer comme les travailleurs de première ligne, sur le modèle de l’apôtre Paul. Nous réalisons maintenant que quelqu’un qui vient de très loin peut au contraire avoir l’impact le plus grand en trouvant et en s’associant avec des gens qui connaissent les choses de l’intérieur ou des voisins proches qui deviennent les «Paul» pour leurs communautés.

  

Notons d’abord que Barnabas était également un leader qui «a travaillé dans l’oeuvre» (Actes 11: 22-26; 13: 1-7). Les catalyseurs de mouvement doivent donc d’abord acquérir de l’expérience en faisant des disciples dans leur propre culture, puis travailler de manière interculturelle pour trouver ces «Paul» de la culture ciblée qu’ils peuvent alors encourager et valoriser.

 

Deuxièmement, même ces «Paul» doivent revoir leurs paradigmes. Les catalyseurs extérieurs d’un grand mouvement en Inde ont étudié la vie de Barnabas pour mieux comprendre leur rôle. Ils ont ensuite étudié les passages avec les premiers «Paul» de ce mouvement. Ces dirigeants ont à leur tour réalisé que contrairement à leurs modèles culturels (qui voulait que le leader du debut soit toujours prééminent), ils voulaient à leur tour devenir comme Barnabas et donner à ceux qu’ils aidaient à devenir des disciples d’avoir un impact encore plus grand.

 

Ma façon actuelle de penser:  J’espère qu’un nouveau croyant ou un groupe de nouveaux croyants initiera un mouvement.

Ma nouvelle façon de penser:  Demander: «Quels croyants nationaux qui ont été des disciples pendant de nombreuses années pourraient devenir le(s) catalyseur(s) d’un MIE?»

 

Cela a un rapport avec l’idée commune que nous, en tant qu’étrangers culturellement éloignés, nous trouverons et gagnerons une ou plusieurs personnes perdues qui deviendront le catalyseur du mouvement. Bien que cela puisse parfois se produire, la grande majorité des mouvements sont lancés par des gens qui connaissent la culture de l’intérieur ou des voisins proches qui sont croyants depuis plusieurs, voire de nombreuses années. Leur propre changement de mentalité et leur nouvelle compréhension des principes de MIE ouvrent de nouvelles possibilités pour l’avancement du Royaume.

Dans la partie 2, nous partagerons quelques façons supplémentaires par lesquelles la grande œuvre du Seigneur dans les MIE nous appelle à revoir notre façon de penser.

Elizabeth Lawrence a plus de 25 ans d’expérience dans le ministère interculturel. Cela comprend former, envoyer et coacher des équipes MIE vers des peuples non atteints, vivre parmi les réfugiés d’un UPG et diriger un travail de longue haleine de faiseurs de tentes dans un contexte musulman. Elle est passionnée par la multiplication des disciples.

Adapté d’un article du numéro de mai-juin 2019 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org.

Elizabeth Lawrence possède plus de 25 ans d’expérience au ministère de la culture croisée. Cela comprend la formation, l’envoi et l’entraînement des équipes de CPM à des peuples non atteints, vivant parmi les réfugiés d’un UPG, et la conduite d’une entreprise BAM dans un contexte musulman. Elle est passionnée par la multiplication des disciples.

Adapté d’un article paru dans le numéro de mai-juin 2019 de Mission Frontiers,

www.missionfrontiers.org

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À propos des mouvements

Changer nos mentalités pour comprendre les mouvements – 2 ème

Changer nos mentalités pour comprendre les mouvements – 2 ème

– Par Elizabeth Lawrence et Stan Parks –

Dans la 1 ère partie, nous avons partagé quelques façons par lesquelles la grande œuvre du Seigneur dans les Mouvements d’Implantation d’Églises (MIE) nous appelle à revoir notre façon de penser. Voici d’autres façons par lesquelles nous voyons les MIE nous interpeller pour revoir notre façon de penser.

Ma façon actuelle de penser: Nous recherchons des partenaires dans notre ministère.

Ma nouvelle façon de penser: Nous recherchons des frères et sœurs pour servir Dieu ensemble.

 

On enseigne parfois aux missionnaires à chercher des «partenaires nationaux». Sans remettre en cause les motivations de qui que ce soit, certains croyants locaux trouvent cette formulation douteuse. Cela suscite des mauvaises significations (souvent inconscientes) qui pourraient inclure:

 

  • «Partenariat» avec un étranger signifie faire ce que, lui, il veut.
  • Dans un partenariat, c’est la – ou les personnes – avec le plus d’argent qui contrôle le partenariat.
  • Il s’agit d’une transaction de type «travail» plutôt que d’une véritable relation personnelle.
  • L’utilisation du terme «national» peut sembler condescendante (comme un mot plus poli pour «indigène» – pourquoi les Américains ne sont-ils pas aussi appelés «nationaux»?).

  

Dans le travail dangereux et difficile qui consiste à commencer des mouvements parmi ceux qui sont perdus, les catalyseurs internes recherchent une relation profonde, une relation de famille et d’amour mutuel. Ils ne veulent pas de partenaires de travail mais plutôt un mouvement mettant la famille au centre de ce mouvement. Cette famille portera les fardeaux les uns des autres et se sacrifiera de toutes les manières possibles pour leurs frères et sœurs.

 

Ma façon actuelle de penser: Me concentrer sur gagner des individus.

Ma nouvelle façon de penser: Me concentrer sur des groupes – pour apporter l’Évangile dans les familles, les groupes et les communautés actuelles.

 

90% des expériences du salut décrites dans le livre des Actes décrivent de grands ou de petits groupes. 10% seulement sont des individus qui font l’expérience du salut quand ils se trouvent seuls. Nous voyons aussi comment Jésus se concentre sur l’envoi de ses disciples à la recherche de familles dans leurs foyers, et nous voyons souvent Jésus atteindre des foyers. Notons des exemples tels que Zachée et toute sa maisonnée faisant l’expérience du salut (Luc 19: 9-10), et la femme Samaritaine venant à la foi avec un grand nombre de personnes de sa ville tout entière (Jean 4: 39-42).

 

Atteindre des groupes présente de nombreux avantages par rapport à atteindre et à rassembler des individus. Par exemple:

 

  • Au lieu de transférer la «culture chrétienne» à un seul nouveau croyant, la culture locale commence à être transformée par le groupe.
  • La persécution n’est pas isolée et concentrée sur l’individu mais est la même pour tous à travers le groupe. Ils peuvent se soutenir mutuellement dans la persécution.
  • On partage tous la même joie lorsqu’une famille ou une communauté découvre le Christ tous ensemble.
  • Les incroyants ont un exemple visible de «voici ce à quoi cela ressemble pour un groupe de gens comme moi de suivre le Christ».

 

Ma façon actuelle de penser: Transférer la doctrine, les pratiques traditionnelles ou la culture de mon église ou de mon groupe.

Ma nouvelle façon de penser: Aider les croyants d’une culture à découvrir par eux-mêmes ce que la Bible dit sur les questions d’importance vitale; les laisser entendre l’Esprit de Dieu les guider dans la façon d’appliquer les vérités bibliques dans leur contexte culturel.

  

Nous pouvons trop facilement confondre nos propres préférences et traditions avec les mandats scripturaires. Dans une situation interculturelle, nous devons surtout éviter de donner notre bagage culturel aux nouveaux croyants. Au lieu de cela, puisque Jésus a dit: «Ils seront tous enseignés par Dieu» (Jean 6:45, NIV), et que le Saint-Esprit guidera les croyants «dans toute la vérité» (Jean 16:13), nous espérons pouvoir faire confiance à Dieu qu’il fera justement cela. Cela ne veut pas dire que nous ne guidons pas et ne coachons pas les nouveaux croyants. Cela signifie que nous les aidons à voir l’Écriture comme leur autorité plutôt que nous.

 

Ma façon actuelle de penser: Discipulat comme aller à un Starbucks : «Rencontrons-nous une fois par semaine. »

Ma nouvelle façon de penser: Discipulat  comme mode de vie: Ma vie est intimement imbriquée dans la vie de ces personnes.

 

Un catalyseur de mouvement a déclaré que son formateur-coach de mouvement lui avait proposé de lui parler quand il en aurait besoin … alors il a fini par l’appeler dans une ville différente trois ou quatre fois par jour. Nous avons besoin de ce type d’engagement pour aider ceux qui sont passionnés et désespérés  d’atteindre ceux qui sont perdus.

 

Ma façon actuelle de penser: Donner des conférences pour transférer des connaissances.

Ma nouvelle façon de penser: Former des disciples pour qu’ils suivent Jésus et obéissent à sa Parole.

 

Jésus a dit: «Si vous m’aimez, vous obéirez à mes commandements» (Jean 15:14) et «Si vous m’obéissez, vous resterez dans mon amour» (Jean 15:10, traduction de l’auteur de cet article). Souvent, nos églises mettent l’accent sur la connaissance plutôt que sur l’obéissance. Ainsi, les personnes les plus instruites sont considérées comme les leaders les plus qualifiés.

 

Les mouvements d’implantation d’églises mettent l’accent sur l’importance d’enseigner les gens à obéir à tout ce que Jésus a commandé (Matthieu 28:20). La connaissance est importante mais le premier fondement doit être d’aimer Dieu et lui obéir.

Ma façon actuelle de penser: Il y a un fossé séparant sacré/laïque et évangélisation/action sociale.

Ma nouvelle façon de penser: Parole et pratique vont ensemble. Répondre aux besoins comme un sésame pour ouvrir les portes et comme expression et fruit de l’Évangile.

 

Le fossé séparant sacré/laïque ne fait pas partie d’une vision biblique du monde. Les membres des MIE ne débattent pas de s’il faut répondre aux besoins physiques ou partager l’Évangile. C’est parce que nous aimons Jésus, bien sûr, que (comme lui) nous répondons aux besoins des gens et alors que nous le faisons, nous partageons aussi (comme lui) sa vérité par la parole. Dans ces mouvements, nous voyons qu’une réponse naturelle à satisfaire les besoins des gens les amènent à être ouverts au message ou à poser des questions qui mènent à la vérité.

 

Ma façon actuelle de penser: Des bâtiments spéciaux pour des activités spirituelles.

Ma nouvelle façon de penser: Des petits rassemblements de croyants dans toutes sortes d’endroits.

 

Les bâtiments d’église et les responsables d’église salariés entravent la croissance d’un mouvement. La diffusion rapide de l’Évangile se produit grâce aux efforts de non-professionnels. Même atteindre le nombre de personnes perdues aux États-Unis a un coût exorbitant si nous essayons de les atteindre uniquement par le biais des bâtiments de l’église et d’un personnel rémunéré. A plus forte raison encore dans d’autres parties du monde qui ont moins de ressources financières et des pourcentages plus élevés de personnes non atteintes!

 

Ma façon actuelle de penser: N’évangélisez pas tant que vous n’avez pas été formé.

Ma nouvelle façon de penser: Partagez déjà ce que vous avez vécu ou ce que vous savez. C’est normal et naturel de parler de Jésus.

 

Trop souvent on demande aux nouveaux croyants de s’asseoir et d’écouter pendant les premières années après qu’ils soient venus à la foi. Il faut souvent de nombreuses années avant qu’ils soient considérés comme qualifiés pour diriger de quelque façon que ce soit. Nous avons observé que les meilleures personnes pour mener une famille ou une communauté à la foi qui sauve sont ceux qui connaissent les choses de l’intérieur de cette communauté. Et le meilleur moment pour eux de le faire est quand ils sont récemment venus à la foi et avant qu’ils n’aient créé une séparation entre eux et cette communauté.

 

La multiplication implique tout le monde et le ministère s’effectue partout. Une personne qui vient du sein d’une culture, même si elle est nouvelle ou inexpérimentée, est plus efficace qu’un étranger mature et hautement qualifié.

 

Ma façon actuelle de penser: Gagner autant de gens que possible.

Ma nouvelle façon de penser: Me concentrer sur quelques personnes (ou une seule) pour en gagner plusieurs.

 

Dans Luc 10, Jésus a dit de trouver un foyer qui vous recevrait. Si une personne de paix y est, elle vous recevra. À ce stade, ne vous déplacez pas d’un foyer à l’autre. Nous voyons souvent ce modèle appliqué dans le Nouveau Testament. Que ce soit Cornelius, Zachée, Lydie ou le geôlier de Philippes, une seule personne devient alors le principal catalyseur pour leur famille et, de façon plus large, pour leur communauté. Une grande famille de mouvements dans des contextes difficiles se concentre en fait sur le chef de la tribu ou le chef d’un réseau plutôt que sur des chefs de famille en tant qu’individus.

 

Pour faire des disciples de toutes les nations, nous n’avons pas seulement besoin de plus de bonnes idées. Nous n’avons pas seulement besoin de nouvelles pratiques fructueuses. Nous avons besoin d’un changement de paradigme. Les changements de mentalité présentés ici reflètent diverses facettes de ce changement. C’est la mesure avec laquelle nous faisons face à n’importe lequel de ces changements pour l’appliquer qui décidera probablement si nous deviendrons plus fructueux. Mais ce n’est que lorsque nous achetons le pack complet – l’échange d’un ADN d’église traditionnelle contre un ADN de MIE – que nous pouvons espérer être utilisés par Dieu pour catalyser la reproduction rapide de mouvements générationnels qui dépassent de loin nos propres ressources.

 

 

Elizabeth Lawrence a plus de 25 ans d’expérience dans le ministère interculturel. Cela comprend former, envoyer et coacher des équipes MIE vers des peuples non atteints, vivre parmi les réfugiés d’un UPG et diriger un travail de longue haleine de faiseurs de tentes dans un contexte musulman. Elle est passionnée par la multiplication des disciples.

 

Adapté d’un article du numéro de mai-juin 2019 de Mission Frontiers, www.missionfrontiers.org, et publié aux pages 55-64 du livre 24:14 – A Testimony to All Peoples, disponible auprès de 24:14 ou Amazon.

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À propos des mouvements

Le rôle d’un membre externe dans la Multiplication Des Mouvements

Le rôle d’un membre externe dans la Multiplication Des Mouvements

En 2019, plus de 30 praticiens de mouvements se sont réunis pour explorer de nouveaux modèles de formation missionnaire. Le rassemblement comprenait des leaders de mouvements de formation de disciples non occidentaux et des agents de Sociétés Missionnaires occidentales. Au cours d’une séance, les leaders de mouvements ont partagé leurs idées sur le rôle des membres externes qui catalysent de nouvelles œuvres dans leurs régions. Ils ont décrit la meilleure attitude  à avoir pour ces membres ‘du dehors’ lorsqu’ils entrent dans des champs non atteints.

Leurs idées et réflexions peuvent être résumées en dix recommandations. Quiconque cherche à aller en terre de mission ou à envoyer des travailleurs sur le terrain ferait bien d’écouter ces conseils:

1. Soyez un exemple. Ceux qui viennent de l’extérieur ont besoin d’une «crédibilité populaire». Faire des disciples et implanter des églises impliquent des épreuves et des souffrances. Ces choses créent une profonde maturité dans le membre externe que les initiés remarquent et ressentent. Ils apprécient la patience et l’humilité qui viennent avec l’expérience de marcher dans ces chemins. Être des modèles ne consiste pas seulement à apprendre la théologie ou le maniement d’outils. C’est un mode de vie de prière, de labeur, de persévérance, de délégation de responsabilités et de confiance active en Dieu.

2. Soyez une personne de relations. Les gens locaux peuvent ressentir une différence quand un membre externe arrive avec un zèle pour les méthodes de mouvements qui laisse peu de place à l’amour pour les gens. C’est le relationnel qui précède la stratégie. Un désir excessif de vouloir faire le travail comme une transaction commerciale ne passe pas bien avec des gens qui vivent dans une culture fondée sur les relations. Les leaders de mouvements lors de nos réunions se sont étonnés de voir à quel point les membres occidentaux externes parlaient de «frontières/périmètres» sans tenir compte des besoins et des perspectives des populations locales qu’ils gardaient à distance. De plus, les croyants locaux ne sont pas particulièrement impressionnés par les outils et méthodes des étrangers même si ces outils sont excellents. Ces membres externes doivent connaître, aimer et respecter la personne avec laquelle ils s’associent. Travailler pour devenir comme des membres d’une famille peut sembler lent mais cela jette les bases d’un travail fécond.

3. Soyez humble. Le monde fonctionne selon un modèle hiérarchique. Par contraste, Jésus nous a dit qu’il n’en sera «pas ainsi parmi vous» (Marc 10:43). N’arrivez donc pas comme un patron mais traitez le leader local comme un ami. Valorisez-les et abandonnez-leur le contrôle (ce que beaucoup d’entre nous trouvent difficile!). En sachant que le contrôle a tendance à tuer les mouvements, travaillez à établir «une table ronde et non pas une table rectangulaire». Bien écouter les autres démontre du respect, de l’amour et de l’attention. Les leaders locaux qui ont de l’expérience se sentent honorés lorsque vous prenez le temps de comprendre leur univers et de travailler avec eux et à travers eux (et non pas pour eux, ni même eux pour vous).

4. Soyez un étudiant de leur culture. Les croyants locaux sont souvent surpris de voir à quel point ceux qui viennent de l’extérieur ignorent leur culture lorsqu’ils apportent le message de l’Évangile dans un nouveau champ de moisson. Nous devons reconnaître que lorsque nous arrivons en tant qu’étrangers, nous apportons avec nous l’odeur de la culture de notre pays. Cela affecte la façon dont nous communiquons, dont nous corrigeons, les alliances que nous faisons, les préjugés avec lesquels nous vivons et la façon dont nous faisons les choses. Même les outils que nous apportons avec nous reflètent un bagage culturel. Prenez l’engagement d’apprendre la langue et de travailler à travers la culture locale, en découvrant avec les gens locaux comment apporter cette lumière du royaume qui nous rend tous plus comme Jésus.

5. Soyez patient. Les leaders de mouvements ont relaté comment ceux qui viennent de l’extérieur arrivent souvent avec leurs outils et méthodes et disent: «Je sais que ça va marcher ici parce que ça a marché ailleurs.» Une approche relationnelle patiente permet une période d’installation durant laquelle les étrangers et les gens de la culture locale apprennent les uns des autres sous la direction du Saint-Esprit. Ainsi, la confiance peut s’épanouir. La patience de celui qui vient de l’extérieur démontre l’humilité et la reconnaissance que, celui qui connaît le milieu culturel, a beaucoup à contribuer pour aider à rendre culturellement opérationnelles les principes derrière des outils fructueux.

6. Soyez un leader dans la prière. Ceux venus de l’extérieur doivent mener la prière bien qu’ils puissent constater que les gens locaux le font souvent mieux qu’eux. Toutefois, les membres externes ont la capacité de catalyser des réseaux de prière externes d’une manière stratégique qui peut changer les réalités sur le terrain. Connecter les croyants locaux à ces réseaux de prière leur permet d’accéder à une ressource qui peut leur être difficile de trouver sans le contact par quelqu’un venu de l’extérieur.

7. Soyez une personne qui impulse une vision et qui catalyse ceux qui connaissent bien le milieu. Les leaders de mouvements racontent comment des gens venus de l’extérieur leur ont inspiré une vision personnelle d’être les «ouvriers de la moisson» et ont imaginé avec eux ce qui était possible. Ces gens peuvent créer une large base faite de relations personnelles et aider divers réseaux à s’unifier. Nous avons également entendu des leaders de mouvements partager comment leur contact étroit avec des membres externes les a ouverts à une nouvelle vision pour atteindre des groupes de personnes non atteints de même qu’à se connecter à la vision 24:14 pour leur région. Aider ceux ‘de l’intérieur’ à se connecter à des réseaux extérieurs appropriés peut également inspirer une vision et catalyser de nouveaux travailleurs.

8. Soyez un mentor et un formateur. Les membres externes peuvent jouer un rôle important en tant que mentors pour impacter les vies. Mais les leaders de mouvements préviennent que les stratégies de coaching fondé sur le transactionnel tombent à plat dans les cultures où les relations personnelles sont importantes. Ce dont les leaders locaux ont soif et ce qu’ils attendent de leurs partenaires externes, c’est du temps passé ensemble à explorer les problèmes, avec des questions et un respect pour leur culture.

9. Dépendez de la Parole. Les membres externes qui ont une longue expérience intime de Dieu peuvent aider à fournir des cadres théologiques et à enseigner comment dépendre de la façon dont Dieu guide à travers sa Parole. Un engagement à rechercher ensemble la direction que Dieu et sa Parole donnent de même qu’à obéir à ce que sa parole dit, quoi qu’il arrive, va modeler une vie reproductible en Dieu.

10. Soyez une personne qui connecte. Une personne venue de l’extérieur jouira naturellement plus de la confiance des gens de l’extérieur qui ont des ressources. Un catalyseur externe qui a développé des relations avec des leaders de la culture locale peut être une passerelle, reliant ces leaders à des Bibles, des outils ou une aide avec des formations qui peuvent aider à démarrer de nouvelles œuvres. Des catalyseurs externes peuvent aider à la collecte de données et à la communication d’informations qui aident le mouvement à se relier à d’autres mouvements et réseaux.

Alors que les catalyseurs externes cherchent à impulser des mouvements parmi les peuples non atteints, nous pouvons apprendre de beaucoup de ceux qui nous ont devancé. Nous pouvons ainsi apprendre les attitudes les plus efficaces et celles qui honorent Dieu que des catalyseurs devraient avoir. Puissent les organismes qui envoient des travailleurs envoyer le genre de personnes humbles qui honorent les gens et que Dieu peut utiliser pour faire progresser son Royaume parmi toute langue, toute tribu et toute nation.

 

Adapté d’un article de Chris McBride paru dans le numéro de septembre / octobre 2020 de Mission Frontiers www.missionfrontiers.org.